Andante

Definition française : Adv. Selon un tempo modéré
Définition espagnole : Adj. Errant

jeudi 25 novembre 2010

Dernieres nouvelles avant longue rando!

Comme vous avez pu le constater, on a écrit pas mal de messages ces derniers jours (quelle chance petits veinards : plein de lecture pour vos froides nuits pré-hivernales). Faut dire qu'une petite pharyngite s'est attaquée a Virginie et qu'on a retardé notre rando de quelques jours. Pas tres grave, Cusco n'est pas le pire endroit où s'attarder. Aujourd'hui ca va mieux et on a l'aval du medecin : nous partons donc pour le grand trek du Choquequirao-Machu Pichu, en solo (sans guide ni muletier) et pour 9 jours. Pas d'inquietude les mamans, on a eu tout le temps de preparer tout ca et on croisera ravitaillement et routes carrossables assez rapidement.

A bientôt!

mercredi 24 novembre 2010

Le Ceviche de Camarón (crevettes)

L’incontournable soupe froide que l’on déguste dans tous les restaurants équatoriens. Vous pouvez faire la même chose avec d’autres crustacés et coquillages !

On l'a testé et c'etait presque aussi bon qu'au restaurant ! Merci a Carlos, le chef cuisto de Bellavista, pour la recette.

Pour 2 personnes :
· 1 oignon moyen (de préférence rouge)
· 1 tomate moyenne
· Le jus d’une orange
· Le jus de deux citrons verts
· 200 gr de grosses crevettes roses crues décortiquées
· Un petit bouquet de coriandre fraîche
· Une petite cuillère de moutarde
· Sel et poivre

Préparation :
- Couper en très petits dés l'oignon, râper la tomate et ciseler la coriandre. Mélanger le tout.- et ajouter le jus des citrons et de l’orange.
- Faire cuire les crevettes dans deux verres d’eau (l’eau doit recouvrir les creuvettes). Les Cuire très rapidement dans l'eau bouillante (elles doivent rester tendres).
- Ajouter le jus de cuisson des crevettes et les crevettes au mélange indique ci-dessus (oignon, tomate, coriandre, jus de citron et d’orange)
- Ajouter la cuillère de moutarde, sel et poivre, et un peu d’huile.
- Servir frais.

On vous conseille de manger cette soupe froide avec des bananes vertes frites (plantains) et du riz. Un régal !

Pour les bananes vertes, il suffit de les couper en lamelle de 3-4 cm environs, de les faires frire dans de l’huile, puis de les sortir de la poêle une fois qu’elles sont dorées. Les disposer sur une planche à découper et les aplatir avec le dos d’un verre. Une fois aplaties, les remettre dans la friture deux a trois minutes.

Le Pisco Sour

L’incontournable cocktail péruvien que l’on déguste dans tous les restaurants, bars et cafes.

On l’a déjà dégusté moult fois dans plusieurs bars, resto et café Péruviens… promis des qu’on rentre de notre trek on se le fait à l’hôtel !

Pour 6 personnes :
· 30 cl de Pisco (marc péruvien à base de moût de raisin) à défaut du marc de bourgogne jeune
· 10 cl de jus de citrons verts
· 10 cl de sirop de sucre de canne
· 1 blanc d’oeuf
· 1 cuillère à café de sucre cristal
· 4 à 6 glaçons
· Canelle en poudre

Préparation :
- Dans un mixer, monter le blanc en neige avec le sucre cristal.
- Ajouter le jus des citrons, le sirop de sucre, l'alcool, les glaçons. Mixer le temps de fondre les glaçons.
- Verser dans des verres individuels. Décorer d'une pincée de cannelle poudre sur le "blanc" de chaque verre.

Volontariat à Aldea Yanapaï, à Cusco

A Chachapoya on avait récupéré un petit flyer parlant d’une asso à Cusco qui acceptait les volontaires pour s’occuper d’enfants. Un mois plus tard nous voila à Cusco et après avoir pris les renseignements adéquats, nous avons décidé de passer une semaine de bénévolat dans cette association qui s’occupe de niños l’après-midi. Il faut savoir qu’au Pérou, il n’y a pas école l’après-midi. Du coup, pour les enfants, les alternatives sont la rue ou la télé (qui possède des programmes laaargement aussi affligeants que les nôtres et pas du tout adaptés à des gamins). Bref l’alternative que propose Yanapaï et de s’occuper des enfants, de 15h a 18h30.
L’après-midi est divisée en trois parties : de 15h a 17h, les enfants sont répartis dans différents ateliers comme l’aide au devoir, le tutorat, les jeux éducatifs et la classe d’art. Ensuite tout le monde se regroupe autour de Yuri, l’initiateur du projet, qui lance une discussion où tout le monde peut participer. Ca peut durer une petite demi -heure, puis à partir de 17h30 des classes se forment, par âge, et chacune va rejoindre ses professeurs pour discuter et réaliser une « œuvre » (théâtre, danse, dessins, …) autour d’un thème qui change chaque semaine. Cette semaine c’était « les dieux incas ». Le vendredi, chaque classe présente son œuvre, c’est le spectacle de fin de semaine.

Voila pour l’intro, maintenant on va vous parler de ce qu’on a fait plus précisément et de nos impressions :

Gut : le lundi matin on apprend que je suis en classe d’aide aux devoirs et Virginie en classe d’art. On demande gentiment à échanger nos postes respectifs vu que je ne sais pas écrire ni vraiment parler en espagnol et que Virginie ne sait pas dessiner. Moi en art et Vivi en aide aux devoirs, ok, c’est mieux. Par contre celle qui devait m’aider pour cette classe d’art est malade…et je ne me sens pas trop de gérer des p’tits de 5 à 8 ans tout seul… Heureusement que Hana, une belge qui parle bien espagnole vient d’arriver et peut m’aider. On a décidé de faire une œuvre différente chaque jour mais toujours selon le même principe. Ce seront des animaux en cartons, dont chaque enfant découpera puis colorera une partie du corps, en s’aidant mutuellement. Ca c’est le projet ; Parce que dans la réalité sur 6 ou 7 gamins, y’en a deux qui sont à fond (mais seulement pendant 10 minutes), deux qui discutent entre eux, deux qui font complètement autre chose, et une vingtaine qui courent dans tous les sens (en tout cas c’est l’impression que ca donnait !). En plus dans une petite pièce remplie de cartons, de papiers colorés, de feutres, crayons, peinture…je vous laisse imaginer la rigolade en fin de séance quand il faut tout ranger, ensembles, dans la joie et la bonne humeur ! Mais en fait c’était très sympa, on a effectivement fait ce qu’on voulait faire : un rugissant jaguar (lundi), un terrible dragon (mardi), un immense serpent (mercredi) et un splendide condor (jeudi). Et le vendredi Virginie a utilisé les trois animaux sacrés des Incas que sont le condor, le jaguar et le serpent pour décorer son théâtre. Eh oui parce qu’en plus d’être une classe d’art c’est une classe éducative en lien avec le thème de la semaine ! La partie sur le thème des dieux incas est un peu plus mitigée dans mon cas. En effet je me suis retrouve dans la classe des dinosaurios…les plus grands, les plus terribles…les pré-ados ! Ils ne sont que 7 ou 8 (selon les jours) et nous sommes 3 volontaires…Mais comment font les profs pour gérer des classes de 30 gamins ?!! On n’a quasiment rien réussi à faire en 4 séances ! La grosse difficulté est qu’on est là pour leur donner de l’amour, chose qu’ils n’ont pas forcement au quotidien chez eux ou a l’école, loin de là. Et c’est difficile d’y penser quand ils te poussent à bout, juste pour voir comment tu va réagir ! Mais j’ai une absence totale d’expérience avec les enfants, surtout de cet âge, et mon autorité sur eux est proche de la nullité…Pas facile d’être lâché comme ca ! Comme d’habitude je grossis un peu les traits. La première séance on a réussit à les intéresser une petite demi heure. La deuxième séance y’a eu un vrai travail sur une éventuelle histoire pour une éventuelle pièce de théâtre, mais de la part de deux élèves et seulement pendant un quart d’heure. La troisième séance Hana a du partir tôt et Juan Pablo, qui est le seul a avoir de l’autorité sur eux n’est pas venu…j’étais pas loin de la décomposition vers la fin… La quatrième séance trois masques ont été réalisés. Le vendredi, il nous restait une heure pour finir les costumes et créer une histoire avant le spectacle. On s’était dit que ca allait les stresser…penses-tu ! Ils sont quand même appris vite fait quels dieux ils allaient représenter. Et finalement le spectacle s’est très bien passe. Moralité, faut pas se stresser, ces minots sont bien plus dégourdis qu’ils ne veulent le laisser croire. Ca, c’était les impressions que je pouvais avoir à chaud en sortant de la classe, mais à chaque fois, en y réfléchissant le soir ou en discutant avec Vivi, je me rendais compte que c’était génial comme expérience, vraiment enrichissante. Et puis y’a tous ces petits moments, qui seuls resteront, où Franck a fait patiemment son masque, où Luis s’est lancé dans le débat avec Diana pour écrire une histoire en tenant compte de la mythologie Inca, où Lucas me dit bonjour, où ils ont tous su leur texte quand il fallait…Merci à eux pour ce qu’ils m’ont apporté !

Vivi : Comme l’a déjà introduit Gut, je me retrouve dans l’atelier d’aide aux devoirs. Cela ne m’a pas fait trop peur, dans la mesure où j’avais déjà eu une expérience similaire en France, dans une association à Gap. De plus l’aide aux devoirs concernait des enfants âgés de 6 à 9 ans (on a quasi le même niveau !)… globalement cette première partie s’est plutôt bien passée. Les enfants viennent de leur propre chef avec leurs devoirs, du coup ils sont motivés pour travailler ! Je ne dis pas qu’à la fin de la séance, ils n’y en avaient pas qui pensaient à une seule chose : rejoindre leur camarade pour jouer. En bref, la classe était calme et maîtrisable sans grosses difficultés. Il est important de préciser que si les enfants sont dans cette association, c’est avec l’accord de leurs parents qui attendent des résultats positifs. En gros si un gamin ne fait pas ses devoirs correctement et si à l’école on lui fait des remarques négatives sur ses devoirs, les parents ne le laisseront plus revenir à Yanapay, et les enfants en ont bien conscience !

La partie sur le thème des dieux Incas était un gros bide la première journée, mais elle a pris meilleure tournure les jours d’après. Se retrouver devant une classe de 6 gamins (on était deux nouveaux volontaires à gérer la classe) alors qu’on n’avait aucune expérience de l’enseignement et bien ca fait fichtrement bizarre ! On essaie tant bien que mal à les intéresser sur le thème des dieux Incas, mais ca ne durera que 15 minutes, sur une heure de temps. Très rapidement, on sent que les enfants s’ennuient à mourir, ils commencent à chahuter, à jouer, à faire du bruit. On arrivera finalement à calmer la classe en leur demandant de dessiner un dieu qu’ils ont choisi au préalable. Mais la encore on n’est pas sur qu’ils aiment dessiner… Heureusement, le lundi soir, il y a une petite réunion avec Yuri, le responsable du projet, et les volontaires pour un faire un bilan sur la première journée de classe. Je ne manque pas de mon moment d’expression pour demander un peu d’aide. J’explique que tenir une classe est un métier à part entière et que n’ayant aucune expérience en la matière, je ne me sens pas capable d’intéresser les enfants comme on le devrait. J’explique que j’ai eu une mauvaise impression de la première journée de classe et précise que je n’ai pas senti les enfants heureux et intéressés. Yuri me dit que les enfants de cette classe aiment beaucoup danser et propose de passer dans notre classe le lendemain pour apporter un peu d’aide. Le lendemain, Yuri donne quelques conseils avant la classe à l’ensemble des volontaires (qui ne seront pas de trop !). Il précise qu’il faut diviser les enfants (on dispose de deux tables dans chaque classe) et de mettre un volontaire par table et un autre au tableau. Il donne quelques conseils pour la gestion des enfants : en aucun cas, on ne peut laisser partir un enfant sans l’autorisation de la direction (la veille nous avions eu le cas d’un enfant qui disait devoir partir plus tôt…), que si un enfant parait étrange ou perturbateur il faut l’accompagner à la direction, que si un enfant veut aller aux toilettes on peut lui donner l’autorisation de sortir mais toujours en le surveillant… Des conseils qui paraissent ridicules, mais pourtant bien utiles. Nous voila partis dans notre classe pour la deuxième journée, et là on s’aperçoit qu’on a deux nouveaux et deux absents. Peut importe, il va falloir s’y habituer parce que ce sera comme ca jusqu'à la dernière journée. On reprend les présentations, on divise les enfants en deux groupes (en séparant les deux seuls garçons de la classe). Yuri arrivera très rapidement, et en deux trois mouvement il nous motive les gamins pour un spectacle de marionnette sur les dieux Incas. Il nous reste plus qu’à les aider à concevoir les marionnettes, à choisir le dieu qu’ils représenteront et à trouver un petit scénario pour la mise en scène de nos dieux Incas. Les jours avancent et les gamins changent tous les jours. Un jour on a notre dieu de la lune et l’autre on ne l’a plus. Vendredi, une heure avant la représentation, on est quasi au complet, dont un nouveau qui va remplacer un absent et moi qui remplacerait l’autre gamin absent… En cinq minutes le nouveau apprend son texte, heureusement qu’il est de bonne composition et très sage ! On terminera le spectacle un peu fatigués, mais fiers du résultat et des gamins ! En bref, la première journée était un peu chaotique, mais avec un petit coup de pouce et surtout un peu d’expérience, la fin de semaine était un plaisir.

BONNE EXPERIENCE !

Un mois et demi passé en Equateur… et alors ? L’heure du bilan !

Virginie a aimé :
- Le sens de la fête et les bons danseurs équatoriens !
- La gentillesse des équatoriens, principalement les gens qui nous ont reçu durant nos séjours de volontariat (Carlos d’El Pital, Julio d’Ilsa Corazon, Johnny de Bellavista et sans oublier Francisco Tovalo qui nous à hébergé dans son hacienda à Nono).
- Ecouter le son des baleines au fond de l’Océan aux abords des côtes d’Isla de la Plata.
- L’apparition des lucioles, à la tombée de la nuit, dans la forêt tropicale humide de San Sebastian.
- Les ceviches de camarones (soupe froide de crevettes), les jus aux fruits tropicaux et la multitude de soupes toutes aussi bonnes les unes que les autres.
- Le centre historique de la ville de Cuenca, surtout le dimanche lorsqu’il n’y a presque pas de voitures dans les rues.
- Regarder les colibris s’abreuvant de leur eau sucrée à Bellavista et tenter de les caresser.
- Notre première balade à cheval et nos premiers galops dans le Parc National de Sangay.
- La beauté des paysages Andins depuis la lagune de Quilotoa.
- Partager ces moments avec Guillaume.

Gut a aime :
-La gentillesse des gens rencontrés.
-Partager les innombrables découvertes avec mon amoureuse.
-Découvrir la diversité des écosystèmes rencontrés.
-Frissonner en découvrant les premiers volcans sur le trajet en bus pour aller à la Laguna Quilotoa.
-Les Ceviches…et toute la bouffe en générale (mmmh le bon cuy de Loja !).
-Ne pas attraper de vraie maladie méchante.
-Savoir que je vais être tonton (oui, ca a été écrit y a plus d’un mois et demi…).
-Partager le voyage grâce au blog.
-Regarder les Simpsons sur la tv câblée…(désolé).
-Les journées Isla de la Plata (baleines, oiseaux marins, tortues et récifs coralliens…)(le son des baleines sous l’eau…).
-Marcher sur les traces du jaguar dans la forêt tropicale humide de San Sebastian.
-Les oiseaux colorés, partout !
-Les orchidées le long des falaises.
-Réussir de jolies photos.
-Sentir le cœur qui bat la chamade en altitude.
-Les paysages défiler pendant les voyages en bus.
-Jean-Claude Van damne (et toute sa filmographie dans les longs trajets en bus).
-Contempler des plantes qui sont invasives chez nous, dans leurs milieux naturels (herbe de la pampa, Lantana camara).
-A peu près tout ce que Virginie a aime et que j’a oublié de mettre…

Virginie n’a pas aimé :
- L’odeur des pots d’échappement dans les villes, a croire qu’ils ne sont réglés comme chez nous !
- Le manque de politesse à la descente des bus…il faut à tout prix être le premier dehors !
- Se faire doubler par trois femmes aux toilettes publiques sans aucuns scrupules.
- La descente en bus depuis Quito vers Puerto Lopez…je ne comprends toujours pas comment Guillaume a pu dormir aussi sereinement !
- Les déchets au bord de la rivière du village de Zumbuaha et le long des grandes routes en général !
- Les perros (chiens) méchants et les propriétaires peu vigilants.
- Les pauses incessantes des chauffeurs de bus, sans vrais motifs, et l’agacement des gens.
- La perte de notre appareil photo dans un hôtel, ou malgré nos appels téléphoniques on n’a pas réussi à le récupérer.

Gut n’a pas aimé :
-Les plantations d’eucalyptus et de pins (pas autochtones !).
- Les après-midis trop courtes et souvent pluvieuses.
-Les sacs à dos trop lourds…
-Les chiens méchants qui mordent les chevilles des touristes.
-Les bonbons au chocolat à 2,5 dollars…et qui sont même pas bons !
-Les boutons d’herpes.
-Le manque d’aventures (c’est ça de suivre le Lonely Planet !).

mardi 23 novembre 2010

Les sites de la vallée sacrée

Deux expéditions

- La première journée nous sommes partis en compagnie de Sandrine et Mathieu (rappelez-vous les premiers jours du trek de l'Alpamayo!) pour découvrir les terrasses de Moray. On arrive en collectivo au croisement de Maras, de là nous prenons un petit taxi pas cher jusqu'au village. Ensuite nous commençons la balade à pieds. Mais au bout de 200 mètres un bus touristique s'arrête et nous propose de nous emmener jusqu'au site...et pour pas un rond! Notre côté fainéant prend le dessus et on fait les 8 kilomètres en bus...Cela-dit, on a bien fait parce qu'on avait loupé l'embranchement qui nous permettait de passer par un petit chemin, alors qu'on partait sur la route! Une fois arrivés, nous découvrons un site spectaculaire et intéressant, d'autant plus qu'on n'est pas certain de la fonction de ces terrasses circulaires, uniques constructions connues de ce genre.
La restauration de la principale cuvette est superbe et nous nous promenons un bon moment parmi les terrasses. Nous retournons au village, à pieds cette fois-ci, puis continuons jusqu'aux salines de Maras. C'est un site exploité depuis les temps incas. A partir d'une source d'eau chaude sur-salée, les habitants ont bâtis des dizaines de petits bassins salants. La balade est agréable, toute en descente. Quand enfin nous débouchons sur les fameuses salines, les bras nous en tombent. Il y a un côté incroyable, et même franchement magique à voir ces petits rectangles de toutes les teintes, du blanc pur au marron, recouvrir tout un pan de montagne. La réalité nous rattrape vite en observant les gens (dont des jeunes ados) qui y travaillent, les pieds nus dans le sel, à ramasser le précieux cristal et le remonter par sacs de plusieurs dizaines de kilos...Mais ils n'ont pas l'air malheureux et le tourisme a dû bien aider ces dernières années. Du coup on paye bien volontiers le droit d'accès de 5 S/pers. Nous goûtons l'eau à la source : c'est effectivement très très salé...et chaud! Y'a plein de petites formations de sel au bord du ruisseau et des bassins salants. On s'extasie également sur l'ingénierie hydraulique qui permet d'alimenter cette multitude de bassins. Un site vraiment spectaculaire! Virginie a beaucoup apprécié ce site pour sa dimension réelle : pour une fois on ne se contente pas d'interpreter des ruines. Il ya de l'activite ici et cela depuis des centaines d'années ; on peut penser, au regard de la morphologie du site, que le mode d'exploitation n'est pas prêt de changer (avec peu être quelques touristes en plus!). Pour rentrer on se perd un peu mais ca nous permet d'avoir des vues originales sur les salines. On retrouve enfin la route d'Urubamba. On s'était tâté pour aller jusqu'aux ruine d'Ollantaytambo mais la nuit arrive vite, ce sera l'un des seuls sites majeurs que nous n'aurons pas la chance de découvrir. Une bonne journée en tout cas!

- Deuxième journée, cette fois que tous les deux. On part pour Pisac et ses ruines! Comme on est dimanche c'est jour de marche! Pas que des locaux mais tout de même la partie nourriture n'interesse pas beaucoup les blancs qui se concentrent devant les étales de bibelots véritables. On monte aux ruines en taxi-collectivo (parfois la frontière est floue entre les deux). Cernes de toute part par des hordes de touristes, nos deux héros tentent vainement de trouver les secteurs peu fréquentés. Ils se baladent dans la partie haute de la forteresse. Certains murs en adobe ont étés un peu épargnés par l'erosion. On se rend compte que les Incas ne faisaient pas que des constructions parfaites en pierres sans mortier. Ils regardent sur la falaise qui fait face au site les centaines de petites niches : c'est le plus grand cimetière incas connus. Intégralement pille avant la moindre étude scientifique...Impressionnant. Nous contournons la montagne pour redescendre sur le cœur du site où se trouvent le Temple du Soleil (Intiwatana), celui de la Lune et des fontaines rituelles. Changement d'importance, changement de style : on retrouve les pierres taillées de façon parfaites, impeccables. On a appris, dans un des musées de Cusco, que les meilleurs tailleurs de pierres venaient de la region du Titicaca et étaient emmenés de force pour réaliser ces oeuvres. En tout cas fallait du génie pour concevoir des fontaines et des rigoles en pierres assemblées sans mortier! Depuis le mirador on peut contempler l'Intiwatana ainsi que la vallée sacrée. Impossible de surprendre les sentinelles : La vue est parfaite! A se demander pourquoi l'Inca ne s'est pas refugie ici pendant la conquête de la région par Pizarro...encore un mystère! Nous redescendons par les grandes terrasses agricoles, qui permettaient l'autosuffisance en cas de siège. Le chemin est raide, les agriculteurs devaient avoir la patate! Nous redescendons a la ville de Pisac et nous flânons dans le marche. Nous y prenons un délicieux repas loin de toute norme hygiénique, a 2,5s/. ca défie toute concurrence!

Comme il est encore tôt et que nous sommes motives pour changer des circuits classiques, nous tentons de rallier deux autres sites archéologiques. Évidemment c'est pas facile vu que les touristes ne font pas ce circuit. Il faut donc trois changements de collectivos avant d'arriver aux pieds des ruines de Pikillacta. Cette forteresse est d'origine Wari, bien antérieure aux incas. En arrivant au pied de cette immense muraille on n'a quasiment aucune information sur le site si ce n'est que c'est là qu'ont été trouvées les jolies petites figurines en turquoises vue dans le Musee Inca de Cusco. On longe la muraille en montant des grands escaliers et on débouche sur un immense complexe de bâtiments. On n'a pas le temps de s'y balader, le soleil commence a baisser. Dommage, mais on profite de la belle lumière du soir. Grosse impression!
On ne pourra pas faire le dernier site, celui de Tipòn, mais ce n'est pas grave : on s'en est encore mis plein les yeux aujourd'hui!

Cusco, capitale des incas, et sites archeologiques proches


Nous voila arrivés dans la grande et belle ville de Cusco, capitale historique du Pérou.
-Premières impressions de Gut : C'est plus grands que ce que je croyais, deuxième impression en arrivant sur la Plaza des Armas : C'est une belle ville, certes, mais la présence incroyable des touristes me la rend rapidement insupportable : on ne fait pas trois mètres sans se faire arrêter pour un restaurant, un massage, un tour au Machu Pichu ou une babiole artisanale. Heureusement, des qu'on sort des principales rues le calme revient et l'ambiance magique de la ville des incas reprend le dessus.
-Premières impressions de Virginie : on se croirait dans une ville européenne et pour la première fois, les toitures des maisons sont terminées ! La ville est magnifique, des places verdoyantes font partie du paysage, les ruelles sont très agréables à parcourir à pieds et les magasins de luxe sont plus intéressants que les petits marchés artisanaux...J'ai d'ailleurs vu un petit manteau en Alpaga...splendide !

Sortie aux quatre sites importants à proximité de Cusco

On a fait la sortie seuls, en prenant un collectivo a 1S/pers. (n'écoutez pas les taxis!) qui nous a conduit au premier site : Tambomachay. Nous voyons pour la première fois un vrai site inca hors de la ville.
La première chose qui frappe, hormis les nombreux marchands à touristes qui sont déjà prêt à nous accueillir, c'est l'incroyable qualité des pierres taillées. Quelle perfection dans l'ajustement de ces blocs! Et ca n'a pas bougé en plus de 600ans. Ce site est constitué d'une partie basse avec une première fontaine et d'une partie haute avec une très belle fontaine et quelques bâtiments dont un mirador qui permet d'admirer la simplicité des structures qui en font toute la beauté. Le site est petit, mais la qualité est là! Faut dire que ces fontaines rituelles servaient à l'accomplissement de rites de première importance puisque l'Inca en personne y venait.

On se rend ensuite au site presque contigu de Puka Pukara. Une série de bâtiments compose le site. Comme on n'a pas pris de guide, on ne comprend pas tout des différentes structures mais on s'amuse à émettre des hypothèses, et surtout on a tout le loisir de se balader dans les ruines et de flâner en s'imprégnant de l'ambiance. Ce n'est pas certain que les groupes de 30 personnes qui font le tour des ruines en 10 minutes derrière le guide peuvent en dire autant!

Ensuite on prend un collectivo pour descendre au site de Q'enqo, ca nous évite de marcher 3 bornes sur la route et de se faire enfumer par les bus. En sortant du bus on se trompe de chemin et on monte un peu trop haut. Quand on demande où sont les ruines on nous répond que pour Q'enqo on est trop loin, mais devant nous il y a le temple de la lune. Ah bon?...bah on a qu’à y aller! Et on se retrouve devant un site déserté par les agences...donc par les touristes, et pourtant aussi intéressant que les autres. Comme il est en restauration on ne peut pas visiter la partie basse et notamment la grotte où semble-t-il se trouve une grande pierre circulaire qui servait de site rituel pour la Mama Killia (la déesse de la Lune).

Mais on peut grimper sur la colline qui sert de base à l'ensemble du site et qui domine les environs. Des formes taillées nous interpellent mais l'érosion rend leur interprétation difficile. Coup de chance, un jeune péruvien qui semble également intéressé, puisqu'il prend des photos des mêmes sculptures, nous explique que nous regardons deux lamas et que le petit trou sert pour les offrandes qui continuent a se pratiquer par les locaux...et par les touristes qui veulent s'attirer les bonnes grâces de la Pacha Mama ou des Apus (on voit des feuilles de coca). Il y a également une forme semi-circulaire : la lune bien sûr!
Mais on n’a que la matinée alors on s'en retourne pour chercher et trouver le site de Q'enqo. Comme la matinée est bien avancée, les bus ont déversé leur cargaison de touristes qui se font prendre un par un avec le faux-inca. Pathétique...c'est le terme le plus approprie...mais ce n'est qu'un point de vue. Les mêmes touristes doivent bien rigoler en nous regardant chercher les figures de jaguar, condor et serpent qui sont censées être visibles sur le site...et que leur guide a dû leur montrer. En tout cas on ne les a pas trouvées, peut-être sur la partie supérieure où on n'a pas le droit d'aller. Peu importe, on s'est bien amusé à faire nos Indiana Jones en parcourant tout le site au moins trois fois!

Et puis enfin nous nous rendons au dernier site, le plus célèbre, de Saqsaywaman. C'est un nom que Guillaume a déjà entendu de nombreuses fois puisque ses parents se sont rendus ici même peu avant sa naissance. Ce mot, "Sexe a woman" l'avait interrogé et un peu perturbé dans sa jeunesse...Aujourd'hui il s'extasie devant ce site extraordinaire. Et qu’importent les centaines de gens qui s'y pressent. Ici la magie opère lorsqu'on se retrouve au pied de cette muraille cyclopéenne (un mot qui prend tout son sens ici), dont les blocs de plusieurs dizaines de tonnes sont ajustés au poil. Même ces messieurs conquistadors n'ont pas pu détruire cette œuvre gigantesque. Perfection et démesure...De quoi frissonner. On se balade un bon moment sur le site. Celui-ci n'est d'ailleurs pas constitué que de cette muraille et de nombreux endroits sont quasi déserts...et pourtant si impressionnants! On rentre dans la ville à pied via un petit chemin qui nous permet de contempler la majestueuse Cusco.

Les musées

Comme les "boletos turisticos" nous ont coûté bonbons et qu’on est pour une semaine à Cusco, autant en profiter pour visiter les différents musées auxquels nous avons droit! En fait on retrouve souvent les mêmes informations générales sur les musées archéologiques, mais le Musée Inca est le plus complet (evidemment, il ne fait pas parti du boletos touriticos). Hormis les collections de céramiques, de Quipus et d'outils divers et variés, Gut s'est extasié sur la série de petites figurines en turquoises retrouvées sur le site de Pikillaqta (culture Wari, pré-incas). Superbes! Virginie s'est extasiée a son tour devant les maquettes du Machu Pichu et Choquequirao ; vivement qu'on y soit! On s'est également amusés a redessiner quelques motifs des céramiques dans le musée historique regional...dès fois qu'on s'amuse a faire de la poterie en rentrant...Les momies sont toujours impressionnantes mais un peu redondantes. Elles vont de paires avec les expositions de crânes trépanés mais guéris et des crânes déformés (z'etaient fous ces Nazcas et autres Incas!)...
Le musée d'art contemporain est intéressant, mais chacun se fera son avis là-dessus. Le musée d'art populaire ne casse pas des briques mais certaines figurines sont saisissantes, surtout le sculpteur (dont on a oublié le nom) qui grossit les traits et les membres. Pour le Qorikancha, le musée n'est pas bien grand mais vaut pour la maquette qui reconstitue le fameux temple du Soleil, qui devait être le summum de l'art inca et qui a été démolis par les espagnols...