- La première journée nous sommes partis en compagnie de Sandrine et Mathieu (rappelez-vous les premiers jours du trek de l'Alpamayo!) pour découvrir les terrasses de Moray. On arrive en collectivo au croisement de Maras, de là nous prenons un petit taxi pas cher jusqu'au village. Ensuite nous commençons la balade à pieds. Mais au bout de 200 mètres un bus touristique s'arrête et nous propose de nous emmener jusqu'au site...et pour pas un rond! Notre côté fainéant prend le dessus et on fait les 8 kilomètres en bus...Cela-dit, on a bien fait parce qu'on avait loupé l'embranchement qui nous permettait de passer par un petit chemin, alors qu'on partait sur la route! Une fois arrivés, nous découvrons un site spectaculaire et intéressant, d'autant plus qu'on n'est pas certain de la fonction de ces terrasses circulaires, uniques constructions connues de ce genre.
- Deuxième journée, cette fois que tous les deux. On part pour Pisac et ses ruines! Comme on est dimanche c'est jour de marche! Pas que des locaux mais tout de même la partie nourriture n'interesse pas beaucoup les blancs qui se concentrent devant les étales de bibelots véritables. On monte aux ruines en taxi-collectivo (parfois la frontière est floue entre les deux). Cernes de toute part par des hordes de touristes, nos deux héros tentent vainement de trouver les secteurs peu fréquentés. Ils se baladent dans la partie haute de la forteresse. Certains murs en adobe ont étés un peu épargnés par l'erosion. On se rend compte que les Incas ne faisaient pas que des constructions parfaites en pierres sans mortier. Ils regardent sur la falaise qui fait face au site les centaines de petites niches : c'est le plus grand cimetière incas connus. Intégralement pille avant la moindre étude scientifique...Impressionnant. Nous contournons la montagne pour redescendre sur le cœur du site où se trouvent le Temple du Soleil (Intiwatana), celui de la Lune et des fontaines rituelles. Changement d'importance, changement de style : on retrouve les pierres taillées de façon parfaites, impeccables. On a appris, dans un des musées de Cusco, que les meilleurs tailleurs de pierres venaient de la region du Titicaca et étaient emmenés de force pour réaliser ces oeuvres. En tout cas fallait du génie pour concevoir des fontaines et des rigoles en pierres assemblées sans mortier!
Comme il est encore tôt et que nous sommes motives pour changer des circuits classiques, nous tentons de rallier deux autres sites archéologiques. Évidemment c'est pas facile vu que les touristes ne font pas ce circuit. Il faut donc trois changements de collectivos avant d'arriver aux pieds des ruines de Pikillacta. Cette forteresse est d'origine Wari, bien antérieure aux incas. En arrivant au pied de cette immense muraille on n'a quasiment aucune information sur le site si ce n'est que c'est là qu'ont été trouvées les jolies petites figurines en turquoises vue dans le Musee Inca de Cusco. On longe la muraille en montant des grands escaliers et on débouche sur un immense complexe de bâtiments. On n'a pas le temps de s'y balader, le soleil commence a baisser.
On ne pourra pas faire le dernier site, celui de Tipòn, mais ce n'est pas grave : on s'en est encore mis plein les yeux aujourd'hui!
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