Andante
Définition espagnole : Adj. Errant
jeudi 2 juin 2011
Bilan Chili
-Retrouver Sandrine et Mathieu pour le 31 décembre à San Pedro de Atacama
-Les empanadas aux fruits de mers à Punta de Choros, et de manière générale les plats à base de poissons et fruits de mer
-L'accueil vraiment chaleureux des Chilotes : le camping à la ferme et la chambre d'hôtes prennent tous leurs sens sur Chiloé!
-Le début d'une aventure en stop qui nous réservera de bien bonnes surprises, et notamment notre séjour chez Alberto, à Osorno!
-Porvenir et la gentillesse de ses habitants. Dommage qu'on n'ai pas eu plus de temps à consacrer à ce petit village de pêcheurs.
-Se faire accompagner par des dauphins dans le port de Porvenir.
-La vue imprenable sur le Glacier Grey, dans le Parc de Torres del Paine.
-La croisière au milieu des fjords patagons, de Queillon à Puerto Chacabuco.
Gut a aimé
-Les 40km de descente juste après la frontière!
-le premier Nandou!
-Flotter comme Obléix dans la mer Morte, dans une lagune sursalée.
-La mixité ethnique.
-L'aventure en stop.
-L'ambiance "vacance" à Punta de Choros.
-Les arbres du Parc de la Laguna Laja, les Araucarias de Huerquehue, et de manière générale les forêts chiliennes préservées!
-Les 3 journées passées en compagnie d'Alberto, inoubliables.
-La réserve d'Ahuenco, à Chiloé.
-La ville de Dalcahue et Mechuque.
-La "croisière" au sud de Chiloé : premiers albatros, des îles vierges...
-Les grafitis de Santiagos
-L'esthétique de Valparaiso.
-La variété des paysage à Torres del Paine.
-La première vision du Détroit de Magellan
-Porvenir et sa casuela de Marisco...
-Les lumières de la Terre de feu après l'orage...
Virginie n'a pas aimé
-La descente de la mort vers San Pedro de Atacama (+de 2000m de descente sur 30 km, chargés comme des mules, le Ventoux à coté c'est de la rigolade!)
-Se séparer de nos vélo !
-Les milliers de taons autour du volcan Antuco...et les gros taons noirs à Chiloé!
-Perdre ou se faire voler le petit porte-monnaie à La Serena.
-Les trombes d'eau au Parc Huerquehue.
-Ne pas avoir fait l'ascension d'un volcan! On y retournera à la bonne saison et avec un budget un peu plus approprié!
-Le compléto italiano (les trois sauces mayo, ketchup, avocat avec son pain à hot-dog...boaf!)
-Attendre 3 heures, une voiture à la frontière avec l'Argentine !
Gut n'a pas aimé
-Le prix des transports et la baisse vertigineuse de notre pouvoir d'achat!
-Le mauvais temps vers Osorno.
-La malbouffe très populaire...le fameux compléto italiano.
-L'impression de revenir en Europe.
-Le vent et les taons à la Laguna Laja.
-Perdre mon chapeau...
-Passer une soirée sous la pluie à cuire des pattes au réchaud à bois!
-Ne pas avoir vu le puma...
-L’échec du stop à Porvenir (d'autant qu'on apprendra plus tard que ça nous aurait permis de voir une petite colonie de manchots royaux!)
Bilan Bolivie
-L'accueil et la gentillesse des gens autour du Lac Titicaca.
-Visiter les villages peu touristiques et l'intérêt des gens pour notre visite, parmi les meilleurs échanges de notre voyage!
-La descente pour les quartiers bas de La Paz par la voie rapide, avec une vue incroyable sur la ville.
-Retrouver Sandrine et Mathieu à La Paz et se faire tous les meilleurs restaurants de la capitale (dont une fondue savoyarde délicieuse!).
-Après avoir fait le tour des magasins de La Paz, trouver un petit monsieur qui nous confectionnera nos sacoches de vélo sur mesure!
-Nos premiers coups de pédale sur le Salar d'Uyuni, et nos premiers pas sur un volcan : le Tunupa.
-Les avantages du "perdage" : se retrouver au milieux de nul part avec des paysages de volcans et dans une chambre de sel, trop la classe!
-Passer la veille de Noël sur l'île Incahuasi, au milieu du Salar...
-Arriver la semaine de la compétition sportive de la région du salar, et se faire héberger par une petite dame à défaut de place dans les hôtels.
-Jouer aux dés pendant des heures avec les gamins du village.
-Le bon fromage de la "fromagerie suisse" ...eh oui, ici, en Bolivie!
Gut a aimé
-La descente sur La Paz bas par la voie rapide.
-Les restos avec Sandrine et Mathieu.
-Mon chapeau fait sur mesure.
-Le marché de Noël que pour les enfants à Oruro.
-La vision fugitive (depuis le bus) d'un cratère de météorite.
-Les vigognes de l'Altiplano
-Les couleurs du Tunupa.
-Rouler sur nos reflets sur le Salar.
-Me trouver face à mon premier cactus géant.
-L'arrivée à notre village sauveur après s'être perdu dans le Salar.
-Les curieuses formations de la Cuevas des galaxias.
-La découverte de ma première flèche taillée.
-Les lagunes du Lipez
-Faire un affût au chat des Andes près de la Laguna Colorada , dans le vent et la froidure (et qu'importe si j'ai rien vu!)
-Justifier l'achat de VTT par la belle descente juste après la frontière!
Virginie n'a pas aimé
-La descente infernale en VTT vers San Pedro de Atacama, chargée comme une mule!
-Les "c'est tout proche" et "c'est tout plat" des villageois autour du Titicaca!
-Se faire courser par des chiens en vélo, alors qu'on entame une montée de 3 heures et que la route est caffi de chiens attendant un peu de distraction!
-Me faire éclater la pédale par un garagiste, et qui me demandera une somme gastronomique pour la soit-disante réparation !
-Arriver les premiers jours de la saison des pluies sur le Salar (décidément on doit le faire exprès!)
-Se perdre sur le Salar...En tout cas le sel et la boue ça décape, mon sac à dos s'en souvient encore!
- Passer noël éloigné de la famille !
-Bloquer mon guidon de vélo sur les routes boliviennes.
-Les vagues de terre sur les pistes boliviennes : la Bolivie à vélo, c'est un challenge!
-Trouver portes closes dans les restos et les auberges en raison de la compétition sportive...et manger des crackers et du thon pendant 2 jours...
Gut n'a pas aimé
-L'ambiance morne de nombreux villages boliviens
-L'absence de l'ambiance de "Noël"
-Crever dans le Salar après avoir pousser le vélo pendant 2 heures sur des croutes de sel grosses comme des trottoirs...
-Les routes bosselées et sableuses...cauchemar du cylciste!
-Devoir passer par une agence pour faire le Lipez (et la complexe organisation que ça engendre).
-La crise du gasoil (à un jour près, on payait 20% moins cher!)
-Ne pas pouvoir faire le Licancabur.
-Voir la Laguna Verde disparaître...Y'en n'a plus que pour quelques années
Bilan Pérou
-La découverte des civilisations Chachapoyas dans la forêt et les lucioles la nuit
-Regarder de bons vieux clips des années 80 pendant plusieurs heures en attendant que le gérant de l'hôtel finisse de faire la fête au village.
-Rencontrer par hasard à Cajamarca et pour la deuxième fois, Sandrine, Mathieu et Fabrice, qui deviendront nos potes de voyage!
-Passer notre premier col à 5000m sans difficulté et respirer l'air frais de la Cordillera Blanca!
-Organiser un trek de 10 jours pour 5 personnes avec mules et muletier dans la Cordillera blanca ! Quelle aventure !
-Réussir le défi solo du trek Choquequirao-Machu Pichu
-Passer une semaine intense mais riche d'enseignement et de rencontre avec les enfants de l'association Aldea Yanapai
-Après une remontée fulgurante sur le sentier qui mène au Machu Pichu, arriver les premiers sur le site et découvrir le site peu à peu, sous la brume qui se dissipe...
-Nos premiers coups de pédales sur les rives du Lac Titicaca : la vraie aventure commence!
-Les délicieux poissons et soupes de crabe de Paracas, ses délicieuses dunes de sable survolées de milliers d'oiseaux marins : l'un des plus beaux spectacles animalier du voyage, après le jaguar bien-sure !
- la dernière soirée péruvienne, à boire des coups et à refaire le monde avec les instituteurs du village !
Gut a aimé
-Se retrouver à 7 adultes dans le taxi (+ 1 bébé + 1 enfant et 1 poule dans le coffre)
-Les liqueurs artisanales de Chachapoya
-Notre première rencontre avec Sandrine et Mathieu...le début d'une longue série!
-Les sites Chachapoyas visités lors de notre excursion de 4 jours.
-La forte impression devant les premières momies qu'on a pu voir (musée de Leymebamba)
-Le trajet en bus spectaculaire de Leymebamba à Cajamarca.
-Les milliers d'oiseaux aux îles Ballestas.
-Le tableau vivant de Paracas (pêcherie, lumières, faune...)
-Marcher en altitude et tenir cet essouflement...
-Découvrir les écosystèmes variés de la Cordillère Blanche
-Voir une vache au sommet du Mt Blanc...
-Voir l'altimètre indiquer "5000m".
-La vallée d'Eden, et en règle générale, les immenses vallées de cette Cordillère Blanche
-Le vol du condor...
-Admirer Ilicéo (notre muletier) marcher avec ses sandales (dans les pierriers, les torrents, la neige, etc.)
-La parfaite architecture Inca, son esthétique et les questions que ça suscite
-Les pierres de Saqusahuaman
-Nos premiers pas sur le Choquequirao.
-Les buissons de sensitives!
-Le foisonnement d'orchidée dans le trek Choquequirao à Machu-Pichu.
-La magie du Machu Pichu (qu'on ne pensait pas trouver mais que les circonstances ont fait qu'elle était bien là)
-Le maté de coca.
-La montée sur l'Altiplano depuis Cusco vers Puno.
-L'idée complètement folle de continuer le voyage en vélo!
-Manger dans les marchés populaires ou lors de fêtes : Pisac, Aguas Caliente, Cusco, Puno
-Je suis TONTON!!!
-La route fraîchement asphaltée sur la rive nord du Titicaca.
-Le voyage "à vélo".
-Notre dernière soirée péruvienne, pleine de bière et d'enseignant affables...jusqu'à 3 heures du mat'!
-Le passage de frontière "cool" entre le Préou et la Bolivie.
Virginie n'a pas aimé
-Avoir des ampoules aux fesses après plus de 24 h de transports chaotiques entre les deux frontières Equateur/Pérou.
-4 heures de mules têtues sur des chemins escarpés de montagne (surtout voir les bêtes épuisées).
-Se faire avoir comme des bleus par l'agence de voyage à Chachapoya : toujours faire figurer sur le contrat le moindre détail, même les accords verbaux!
-Arriver à Huaraz au début de la saison des pluies : les premières trombes d'eau nous souhaitent la bienvenue!
-Terminer le trek Choquequirao-Machu Pichu en traînant la patte et bourrée d'anti-inflammatoires : les sentiers étaient faits pour des mules et et pas pour mes petits genoux!
- Recevoir en cadeau de bienvenu, dans le bus entre Leymebamba-Cajamarca, un sac à vomir ! Finalement tout c'est bien passé, malgré les nombreux précipices et virages sinueux.
- Perdre la pédale de mon vélo, après 24 heures d'utilisation : le début d'une longue série !
- Le poids du sac à dos sur le dos et les fesses en vélo; en contre partie c'est utile en cas de problèmes intestinaux !
Gut n'a pas aimé
-La 1ère journée (épuisante) de transport au Pérou
-La visite organisée et groupée à Cumbe Mayo
-Les Banos de l'Inca
-Les eucalyptus et les pins omniprésents (c'est pas naturel!)
-Le retour du grand trek dans la Cordillère Blanche : perte des bâtons de marche, attendre 1 heure et demi par fierté pour ne pas payer trop cher...dur retour à la civilisation
-L'abondance de touristes à Cusco, et l'ambiance qui en découle
-Sur le moment : presque toutes les montées du Trek "Choquequirao-Machu Pichu"!
-Etre dépourvu face aux gamins de l'association Aldea Yanapai.
-La sensation d'être une vache à lait à chaque fois qu'on était dans un lieux touristique.
-Le "maloku" du vélo!
-Les chiens qui essaient de manger les mollets des cylcistes!
-Les montées interminables en vélo!
mercredi 18 mai 2011
Iquitos puis Lima
On visite les divers marchés artisanaux (Virginie fera le plein de cadeaux), on fait la visite d'un centre de réhabilitation du manati, le lamantin de l'Amazone et on se balade dans le centre ville.
Le lendemain de notre arrivée à Iquitos, on prend l'avion pour la capitale péruvienne...en disant adieu à la belle Amazone.
Lima nous surprend agréablement : le centre ville est très joli, surtout la Plaza de Armas. On fait encore une fois le tour des marchés artisanaux, on s'est privé pendant des mois alors là on fait le plein de cadeaux et de souvenirs!
Le dernier jour, on se fait un dernier bon resto, Ceviche et Chupe de pescado...délicieux!
Et puis bon, c'est l'heure de repartir sur un autre continent, plus vieux, lointain mais familier ; ça fait tout chose lors du décollage.
On quitte l'Amérique...C'est la fin de notre aventure...Et le début d'une nouvelle page !
Remontée de l'Amazone (3)
Comme nous sommes désormais au Pérou, les bateaux sont différents, un peu plus rustiques, plus lents, mais guère moins commodes. Cette fois, nous avons plus de place pour nous étaler dans nos hamacs. On se rend compte petit à petit qu'il y a pas mal de touristes à bord (3 anglaises, 3 américains et 1 autre français). Probablement parce que ça fait une semaine qu'aucun bateau n'était parti de la triple frontière.
L'ambiance est encore une fois différente et encore une fois sympathique. On a passé pas mal de temps sur ces 3 jours à parler avec nos voisins de hamacs.
Ici le fleuve est presque occupé en permanence par de petites fermes et des petits villages, du coup il n'y a pas énormément de berges vraiment sauvages. Mais l'observation des multiples activités qui se déploient dès qu'on arrive à un port est toujours un vrai spectacle : chargement et déchargement de produits divers et variés, descente et remontées de nouveaux passagers, vendeurs en tout genres, etc.
Du coup on s'est retrouvé avec une dizaine de cochons et deux vaches sur le pont avant, je vous explique pas l'odeur au 3ème jour!
En tous cas tous s'est une nouvelle fois bien déroulé et nous sommes arrivés à Iquitos en temps et en heure prévue.
vendredi 6 mai 2011
Petite excursion en Amazonie
Remontée de l'Amazone (2)
Remontée de l'Amazone (1)
mardi 3 mai 2011
Belem
Merci encore à eux pour leur accueil et à Etienne d'avoir financé notre séjour à Belem (la facture ne devrait pas tarder !).
dimanche 1 mai 2011
Iguazu
Au lieu de commencer par les cascades comme des gens normaux, on commence par un sentier de quelques km pour faire monter la pression et pour faire connaissance avec la forêt tropicale humide locale que nous retrouvons enfin (on l'avait quittée au Pérou il y a de cela fort longtemps!). On se fait plaisir en observant toucans, trogon, coucous, pics et une troupe de singes qui se pavanent juste devant nous pour notre plus grand plaisirs. On se régale à les voir évoluer dans les arbres avec leur 5 membres (la queue est préhensile!).

Et puis ça y est, c'est l'heure d'aller voir ces fameuses chutes d'eau. Et effectivement c'est un spectacle époustouflant. Ça ne sert pas à grand chose de décrire de l'eau qui tombe...les photos pourront éventuellement vous évoquer un peu de la magie du site mais c'est du "son et lumière" interactif (on est complètement trempé quand on passe à certains belvédères, ce qui est agréable vu la chaleur tropicale qui règne ici). Bref on balade parmi les passerelles, aménagement plutôt bien réussi et intégré. Toutes les perspectives sont belles et on ne se lasse pas une seule seconde de déambuler face à ces cascades. En plus de ça, l'ambiance est magnifique, avec une multitude de papillons (Guillaume n'en a sans doute jamais vu autant de différents sur un même site, c'est dire!), un gros serpent, plein d'oiseaux, une végétation luxuriante...bref un magnifique endroit.
Évidemment dans ce genre de lieu magnifique et facilement accessible, les touristes se pressent en masse, ce qui peut éventuellement gâcher le plaisir. Mais finalement on arrivera à faire abstraction...sauf quand 3 groupes d'environ 40 personnes chacun décident de se faire prendre en photo devant les chutes juste devant le banc où on venait de s'arrêter pour casser la graine. Et aux abords des restos, les coatis pullulent : ils préfèrent le chocolat et les galettes, aux larves de coléos.Mais c'est pas tout ça et il va falloir rentrer quand même. Pas d'bol on loupe le petit train qui nous ramène au centre et le prochain part dans une demi heure. Pas grave, on va faire la marche le long de la voie ferrée, on est plus a ça près.
A peu près à la moitié du chemin, Virginie interrompt brusquement Guillaume :"-Regarde !"
En même temps qu'elle dit ça elle réalise que la grosse bestiole qu'elle vient de voir à 40mètres devant nous n'est pas un mouton comme son cerveau a bien essayé de lui faire croire, mais un jaguar. Guillaume, lui, réalise immédiatement que c'est un jaguar qui vient de passer sur la voie ferrée et disparaître dans la forêt. Ça n'a duré que 2 secondes mais le rêve de Guillaume vient de se réaliser, voir un félin sauvage dans son milieu. Il est un peu tout fou et embrasse Virginie qui, un peu plus prudente, commence déjà à sortir le petit feuillet qu'on nous a donné à l'entrée du Parc "Que faire si vous rencontrez un jaguar?". Manifestement faut pas lui tourner le dos, faut le regarder dans les yeux et faire des grands gestes et du bruit.
Juste après avoir vu l'animal, un train est passé dans le sens inverse. Il a dû s'éloigner maintenant. Virginie propose de rebrouser chemin, l'idée de passer sur les traces du jaguar ne l'enchante pas. Mais Guillaume est assez serein et rassure Virginie, ça fait 30 ans qu'on lui dit que les animaux ont peur de l'Homme, ça doit être vrai et il doit être loin maintenant!...Mais il sort quand même machinalement son appareil photo "au cas où" et Virginie continue de lire le feuillet pour se rassurer !
Bien sûr, on n'a pas marché 30 mètres qu'on entend du bruit dans les fourrés, vraiment pas loin de nous...un peu comme si un jaguar se baladait dans les taillis...
Et évidemment la (très) grosse bête ressort à peu près là où on était y'a 30 secondes, s'immobilise a coté de la voie ferrée et nous regarde. Tout en reculant doucement, Guillaume prend le temps de faire 2 photos à la volée et de remarquer qu'il a un collier émetteur . L'information n'intéresse pas du tout Virginie qui s'est déjà bien éloignée en faisant des grands gestes et en faisant du bruits du genre "Guillaume dépêche toi, je crois qu'il a bougé!". A ce moment là, Guillaume n'est plus du tout serein et se presse de rejoindre Virginie sans jamais tourner le dos à l'animal. On s'éloigne tout en continuant a faire des grands gestes mais on a vraiment l'impression de lui faire "Coucou, on est là!"...En tout cas, lui, donne l'impression d'être intrigué par ces deux zigotos gesticulant. On finit par disparaître de son champ de vision, et donc lui du notre ; ce qui fait du bien car c'est pas évident de soutenir le regard d'un jaguar, croyez-nous! Lui n'aura finalement pas bougé.
A ce moment là on accélère le pas tout en regardant régulièrement derrière nous. Virginie peut enfin laisser les émotions sortir. Après avoir parcouru une bonne distance, Guillaume regarde les photos : y'en a une qui est toute floue, mais l'autre...ce sera sans doute l'une des meilleurs photos de toute sa vie!
Arrivés enfin à la petite gare, on informe immédiatement les gens du Parc. Ils semblent prendre la chose avec une relative légèreté. Mais la photo semble faire son petit effet et ils passent quelques coups de talkie-walkie : on est expressément invités à aller voir les gardes-parcs. Il faut donc continuer à marcher sur cette voie ferrée. Malgré l'affluence de touristes qui nous entourent désormais, on a du mal à ne pas regarder tout autour de nous au moindre bruit.
Finalement les gardes-parcs nous apprendront que c'est exceptionnel de voir un tel animal, qui plus est à cette heure de la journée et dans un site aussi fréquenté. L'an dernier ils ont marqué 5 individus dont le notre (de nuit et avec des chasseurs professionnels !), ce qui explique la présence du collier. On a demandé s'ils pouvaient nous donner quelques information sur cet individus...on attend encore.
(photo brute au 300mm, non recadrée)
Vous l'aurez compris, cette rencontre a été le moment le plus intense de notre voyage. Ca restera notre seul sujet de conversation pour les jours suivants. Pour Virginie, il aura fallu un peu de temps pour que ce moment très spécial se convertisse en un bon souvenir. Pour Guillaume, vous connaissez le bonhomme...
vendredi 8 avril 2011
Esteros del Ibera
Karumbe
Karumbe c'est quoi ?
C'est une association qui protege la biodiversité des cotes uruguayennes via la protection des tortues marines. Sur ces cotes on y trouve principalement des jeunes tortues vertes qui viennent s'alimenter. Le problème est que les pauvres bêtes avalent autant de déchêts que d'algues. Du coup l'asso recupère régulièrement des tortues echouées sur la plage en vue de les soigner et, avec un peu de chance, de les relacher dans leur milieu. En plus de cela, un post-doctorant fait une étude sur les populations de tortues en Uruguay.
Ce que l'on y a fait :
Buenos Aires
La chaleur et l´humidité nous scotchera litteralement au sol et on ne s´attardera pas trop pour trouver un hotel. Mais quel hotel !!! Mi-hotel de passe, mi-habitat precaire, on y trouvera une petite chambre très economique non loin des toilettes, ou Virginie demandera a Guillaume de l´accompagner a chaque fois qu´elle en aura besoin. Les regards un peu suspects des hommes ne la rassurent qu´a moitié !
Pour ne pas trop effrayer Guillaume, Virginie lui propose de commancer par la visite de la reserve naturelle de Puerto Madero, ou les oiseaux en abondance le tranquiliseront pour trois prochains jours.
Le lendemain, nous changerons de quartier pour partager la chambre de Guillermo (rencontre sur coushsurfing) avec 3 autres personnes (deux colombiennes et un americain)...le tout dans la grande maison de ses parents qui n´ont l´air d´être qu'a moitie au courant de ce qu'il se passe dans la chambre de leur fils ! L'ambiance y est agreable, bonne premiere experience de coushsufing.
Nous visitons la gande ville de Buenos Aires et ses musees, et avec un brin de nostalgie Virginie emmene Guillaume dans tous les recoins de la ville : "tu vois c'est dans ce resto que je mangeais souvent, c'est ici qu'on y boit la meilleure bière, dans ce jardin j'y allais pour mon jogging, ce marché artisanal je l'ai pillé de nombreuses fois et ce musee je l'adore on y trouve les peintures de Berni...".
Bref, Guillaume dit avoir usé ses semelles jusqu'au sang et Virginie est contente de revivre un bref instant son experience a la capitale. Notre sejour prend fin un peu plus tôt que prévu, on doit rejoindre la Coronilla en Uruguay pour demarrer un volontariat d'une dizaine de jours avec l'association Karumbe.
On retrouvera avec plaisir Mathieu et Sandrine, de retour de leur periple en stop depuis Ushuaia, avant notre départ imminent pour l'Uruguay.
jeudi 7 avril 2011
La remontée fantastique a Bueno Aires
On se donne encore 10 minutes avant d'abandonner et se préparer a manger.
Le premier coup de chance arrive : un voiture peut prendre notre allemande jusqu'à Porvenir...et dans le même temps, nous donne les trois sandwichs qu'ils ont et qui ne pourront pas passer a la frontière. Et voila notre repas du soir qui nous tombe tout cuit dans les mains! A peine a-t-on finit de manger qu'une camion amenagé avec un jeune couple au volant s'arrête. Francesca, notre italienne toujours positive dit a Virginie, allez on essaie avec eux! Et c'est lá que le miracle s'accomplit : "ok, pas de problème, on allait vous le proposer!"
C'est le début d'un super road movie qui commence. On entre dans leur petit camion, on peut s'asseoir sur le lit et les petites chaises pliantes : le grand luxe ! Nous voila trois a l´arriere du camion en direction de Rio Gallegos, notre premiere etape.
Apres le passage des frontieres, on embarque deux nouveaux compatriotes : un jeune couple de français en sac a dos (Coralie et Nicolas).
On sympatise tres rapidement tous les sept et notre chauffeur nous propose de continuer le voyage avec eux jusqu´a Puerto Madryn (quelque 2000km plus au nord). La destination convient a tout le monde, même si on a encore du mal a y croire. cette longue journee se terminera a 3 heures du mat´ autour d´un barbeuc.
Les 3 jours qui se succederont nous ameneront jusqu´a Viedma, ou nous prendrons un bus pour achever les 1000 petits kilometres qui nous separent encore de Buenos Aires.
3 journees un peu folles en tres bonne compagnie : style voyage organisé, improvisé et privé (arrêts aux plages, camping nature, arrêts photos animalieres, jeux de dés a l´arriere du camion et barbeuc´ tous les soirs !). On remercie encore Adrian et Melina pour cette virée incroyable sur la ruta 3.
Apres une nuit et une demi-journee de bus, on arrivera a Buenos Aires, ou l´ambiance chaude et humide nous clouera au sol en revenant d´Ushuaia.
P.S : on se rendra compte de l´incroyable chance qu´on a eu en confrontant le parcours en stop sur le meme trajet de Sandrine et Mathieu (http://unpetittourenameriques.en-escale.com/argentine_p8152.html)
Tierra del Fuego
Le lendemain on part avant l'aube pour gagner l'embarcadère qui va nous conduire a Porvenir, petite ville peu touristique située en Terre de Feu et rapidement accessible depuis Punta Arenas. La traversée dure 1 grosse heure et demie. La traversée du Détroit de Magellan nous fait vibrer, surtout vers la fin : des dauphins austraux viennent jouer avec le bateau jusque dans le port. On peut dire qu'ils savent accueillir dans ce pays!
Nous voila donc dans la petite ville de Porvenir, point de départ pour découvrir la Tierra del Fuego. Avant toute chose : manger! On trouve un petit resto qui nous propose une soupe de fruit de mers (Casuela de Mariscos) delicieuse, avec plein de coquillages qu'on avait pas encore eu l'occasion de gouter...un régal! On est dorénavant prêt à affronter le stop a la sortie de la ville. On a decide de visiter l'île par ce moyen de locomotion, pour se laisser porter un peu par l'imprévu. Et pour ca on a été gâté! On commence à tendre le pouce vers midi. Deux autres "mochileros" finlandais nous ont précédé...il faudra attendre que quelqu'un les prennent d'abord! On s'installe donc sur la route et on attend...
5 heures plus tard, alors qu'on n'a pas vu passer une voiture susceptible de nous prendre, Virginie a la bonne idée de se renseigner a l'office de tourisme : y'a un bus qui part dans 15 minutes! On l'attrappe de justesse en compagnie de nos deux finlandais et on part pour une petite ville à deux heures de route au nord de l'île. Les paysages de pampas défilent devant nous jusqu'au petit village de Sombrero et on en profite pour discuter avec les locaux : on a du mal a se comprendre mais on rigole bien ! On trouve une petite pension pour tous les deux et on s'ecroule devant le premier film débile venu (La télé a ses avantages!).
Le lendemain on a le choix entre repartir sur le continent direction Buenos Aires ou de rejoindre plus au sud Ushaia. On decide de ne pas abandonner la terre de feu si vite et on se remet en stop pour descendre : direction Ushuaia (difficile d´y echapper !). Une petite camionnette de travailleurs nous amènent jusqu'à la frontière chilienne. Puis des camions nous conduisent jusqu'à la frontière argentine (15 km plus loin!). Là, l'attente s'eternise dangereusement jusqu'à ce que un couple très affable nous amène à Rio Grande. Ville pas très attirante, on se remet en route ! Un gars et son fils nous emmènent à la petite ville de Tolhuin qui a l'air sympa. Le paysage change : on quitte la pampa pour des forêts de Nirre (hêtre austral) et des lacs. On hésite à s'arrêter là mais on est plus si loin d'Ushuaia, et apres tout on n'est que des touristes : on décide de continuer! On a de la chance car c'est un jeune homme adorable qui nous prend avec lui, nous parle de la région, s'arrête a un joli point de vue et nous conduit jusque dans le centre de la celebrissime Ushuaia.
Les jours qui suivent alterneront entre repos (Virginie se refait une bonne pharyngite), visite du centre touristique, grosses bouffes qui font plaisirs avec Mathieu et Sandrine qui nous ont rejoint et Claire et Pilou qui arrivent d'Asie. Une petite balade quand même le long de la côte et du canal de Beagle pour avoir une vue sur la ville et les montagnes enneigées qui ont les pieds dans l'eau. La région est vraiment jolie et on comprend pourquoi une celèbre émission de télé et une marque de shampoing aient choisi Ushuaia comme nom...(On ne peut pas toujours avoir des pensées belles et profondes en tête!)
Mais la farniente n'a qu'un temps et les horizons nouveaux nous appellent : On se remet en route et nous voila le pouce tendu a la sortie de la ville pour notre plus gros défi en matière d'auto-stop : remonter le plus loin possible jusqu'à Buenos Aires...
Après une petite heure un gars nous prend en compagnie d'une sympathique allemande jusqu'à Tolhuin. Nous revoila au même endroit que quelques jours auparavant, mais de l'autre coté de la route. On va se mettre un peu plus loin et notre allemande va demander a la station service. une demi heure plus tard, un pick-up s'arrête avec notre amie à l'arrière : "montez!" Et on se retrouve a trois a l'arriere de la bagnole, cheveux aux vents, pendant une grosse heure, jusqu'a Rio Grande. On prend un taxi pour aller a la sortie de la ville et on recommence à arrêter les voitures. Ca dure suffisamment longtemps pour qu'on commence à se poser des questions du genre "Est-ce que je crois vraiment au genre humain?" ou "Est-ce qu'on devient forcément egoiste quand on est au volant d'une voiture?". En plus on est quatre maintenant au bord de la route : une fille genre "bimbo" egarée est arrivée... Coup de chance, un chauffeur de mini-van privé a pitié de nous et nous prend tous les quatre. On se rend compte que la "bimbo" est une italienne qui voyage à la roots depuis 10 mois à travers toute l'Amérique latine...et qui arrive a rester propre sur elle...et maquillée! Notre chauffeur nous dépose tous a 15 km de la frontière. Nous deux on se met en marche en se disant qu'on pourra arriver au poste de frontière vers 22h...Eh oui il est déjà 17h et on n'a fait que 300 bornes. Les 3000km jusqu'à Buenos Aires nous paraissent délicat à atteindre! Mais un autre coup de bol se produit : un camion de travailleurs s'arrête et nous prend successivement, notre allemande, notre italienne et nous. Et nous voila rendu a la frontière. Ce n'est pas énorme mais c'est déjà pas mal et surtout, il y a une petite salle où on peut passer la nuit!
On continue quand même à essayer d'arrêter les voitures sans trop y croire : la nuit va plus trop tarder à tomber et la prochaine ville est a plus de 300km dont 200 sur du gravier...
(La suite dans le prochain episode intitulé "La remontée fantastique jusqu'à Buenos Aires")
mercredi 6 avril 2011
Sylvain en solo
"Après vous avoir quitté et grâce à une organisation aux oignons (je me suis épaté tout seul), je suis arrivé à destination plus tôt que prévu (Youpi !), pour poser mon campement au bord de la Chimehuin (Re Youpi !). Je ne voulais pas prendre de voiture pour que ce soit vraiment l'aventure. Mais ça m'a gavé au bout d'un jour, je suis tombé sur la Sorgue : des baigneurs, des kayaks (bon OK, j’exagère un peu), et pas trop moyen de bouger... J'ai déchanté ! "Enfin quoi ?!??!!! C’est pas ça la Patagonie !"
Donc je suis parti en bus chercher une voiture. Pas trop cher en plus… mais pourrie. Et j'ai découvert des coins reculés que je n’aurais jamais pu voir sans ma petite auto. Mention spéciale à la Boca Del Chimehuin (pour les truites, l’eau incroyablement translucide à dominante turquoise, et parce que… c’est beau), au Rio Malléo dans la zone mapuche (Pour les mapuches et les paysages vraiment grandioses), et « Yellow Bridge » (pour LE souvenir de pêche et les pehuéns)…. Tout ça avec en toile de fond l’imposant volcan Lanin que l’on peut apercevoir de quasi partout. C'était des trucs de fous. Sur la Malléo j'avançais en voiture et je n'arrivais pas à m'arrêter tellement c'était fantastique (pas su le rendre en photo... un peu déçu). Je me disais que même si je n'attrapais aucun poisson, ça m’était égal, car j'étais déja trop bien là-bas sans même avoir mis les pieds dans l'eau. En plus : personnes à part quelques rares pêcheurs... Et encore, pas de partout. Ca donnait vraiment l’impression d’être un explorateur. J’en étais loin bien sûr, mais je n’avais jamais ressenti ça à ce point. En plus, en vadrouillant à 15km/h au max dans des endroits incroyables (je ne pouvais pas aller plus vite avec ma voiture défoncée (qu’elle m’a fait peur !) sur des routes défoncées), c'était encore plus l'aventure et j'étais trop heureux avec ma petite voiture (ca a été une très bonne surprise). Pour couronner le tout j'ai fait des poissons de 50cm en sèche en pleine journée (pas tous les jours quand même) en profitant d’un temps magnifique, d’aigles, de cormorans, de chevaux, de moutons, de chèvres, de martins pêcheurs poulets, et de caracaras pigeons (à ça près qu’un pigeon ça fait moins de bruit, et ça nous laisse dormir le matin)... le top du top. Là j’y étais en Patagonie !
Enfin les Argentins sont tops. Hormis le fait qu’ils font de la viande de rêve dont j’ai profité quasi tous les soirs, ils sont vraiment charmants. Tu ne parles pas espagnole et eux pas anglais, mais c'est pas grave, ils discutent quand même. La 1ère fois c’était vraiment troublant : je me suis demandé si le type était fou. Au final c'était moi le fou, parce que le pire c'est que ça marche : on finit par se comprendre.
Au final j'ai eu 2/3 rencontres sympas avec des gens vraiment attachants. Je pense aux locaux, mais aussi à un groupe d’alpiniste, et surtout à 1 gars qui emmenait sa maman en vacances... des gens gentils, mais gentils... Et j'aime trop les gentils... (Par contre, je ne peux pas m'empêcher de le dire, mais j'ai un petit bémol pour... les français ! Enfin "certains français" parce qu'évidemment tout le monde n'est pas à mettre dans le même panier. Mais les moins sympas et ceux qui manquent le plus d'humilité, c'était toujours nos compatriotes... Et ça m'a fait un peu de la peine).
Bref, c'était super chouette... J'étais aux anges tous les jours sauf 1 très morose à cogiter sur des conneries (mais c'est aussi ce que j’étais allé chercher là-bas). Je me suis régalé tout seul avec ma petite tente et ma petite voiture. Qu'un regret : Ne plus avoir la force de changer de camping pour aller poser ma tente chez les mapuches... Tout seul j'étais vraiment fatigué sans mes cuisiniers, et le "confort" de Junin était appréciable le soir quand je rentrais tard et que j'avais la fainéantise de préparer à manger...
Enfin, c'est aussi grâce à vous que j'ai vécu cette semaine là, alors je vous remercie encore. Continuez bien votre trip, et continuez à nous faire rêver. Parce que vous faites envie à un paquet de monde, et de mon côté c’est encore pire depuis que je vous ai croisé là-bas… Torres del Paine, Terra Del Fuego, et surtout « le temps ». Le temps d’être là-bas et de le laisser filer pour profiter vraiment des paysages et des rencontres. Vous devez peut-être compter votre argent tous les jours, mais votre luxe c’est ce temps là, la seule chose qui vous permette une vraie immersion dans ces pays. Alors continuez à savourer pour nous. "
vendredi 1 avril 2011
On bouge tout le temps!
On part pour le Bresil, et demain on sera a Belem a l'embouchure de l'Amazone pour notre derniere et longue etape sur le cours du fleuve.
On tachera de vous decrire nos dernieres peregrinations prochainement.
mercredi 16 mars 2011
Des nouvelles...
Hasta prunto!
samedi 5 mars 2011
Torres del Paine
Les Torres, qui ont données leur nom au massif sont du même genre et de même origine que le Fitz Roy : trois immenses flêches de granit qui pointent vers le ciel. On n'a pas eu trop de chance puisque le matin où on a voulu faire le lever de soleil, il pleuvait... Mais le soir précédent on a eu droit à un beau spectacle avec le condor qui survolait le paysage...merci au syndicat d'initiative qui place toujours les condors aux bons endroits!
Après une belle montée, on débouche sur un col au panorama extraordinaire : chaîne de montagnes enneigées au loin et l'immense glacier Grey que l'on surplombe et qui recouvre toute la vallée.
Une journée sous la flotte et le vent... la vraie tempête patagone! On est trempé jusqu'aux os, que du bonheur!
Enfin, on decouvre la troisiéme formation naturelle et spectaculaire du massif : les Cuernos. Ces montagnes sont bicolores : beige claire pour le granit et gris foncé pour la roche sédimentaire. C'est complétement fous! Et c'est très beau! On s'enfonce dans la vallée del Francès. On est content de dormir au dernier camping de la vallée : y'a que trois tentes, ca fait du bien! On discute avec deux filles qui voudraient tenter l'ascension d'une jolie face, mais le temps ne le permet pas... Nous on boit le panorama depuis le mirador. On a vraiment de la chance d'avoir une belle eclaircie au bon moment...Un cirque montagneux de toute beauté!
On voulait continuer vers une partie plus sauvage du parc que la plupart des touristes ignorent mais la pluie nous suit depuis la veille et on se démotive. Guillaume cherchera le puma jusqu'au bout mais le coquin reste invisible.
Et c'est en ce huitième jour que nous rentrons pour Puerto Natales. Mine de rien on a eu de la chance avec le temps car la semaine qui a suivie n'a été que pluie et nuages. En résumé : paysages de folie à gogo et bonnes marches, c'était jolie ce Parc! Et ce parc est tellement frequente, que c'est difficile de ne pas faire de rencontres...mais toujours sympathiques. Pour nous ce sera trois autres français, deux hollandais, deux chiliens, une suisse et une mexicaine ! Un parc tres cosmopolite !