Andante

Definition française : Adv. Selon un tempo modéré
Définition espagnole : Adj. Errant

jeudi 2 juin 2011

Bilan Chili

Virginie a aimé

-Retrouver Sandrine et Mathieu pour le 31 décembre à San Pedro de Atacama
-Les empanadas aux fruits de mers à Punta de Choros, et de manière générale les plats à base de poissons et fruits de mer
-L'accueil vraiment chaleureux des Chilotes : le camping à la ferme et la chambre d'hôtes prennent tous leurs sens sur Chiloé!
-Le début d'une aventure en stop qui nous réservera de bien bonnes surprises, et notamment notre séjour chez Alberto, à Osorno!
-Porvenir et la gentillesse de ses habitants. Dommage qu'on n'ai pas eu plus de temps à consacrer à ce petit village de pêcheurs.
-Se faire accompagner par des dauphins dans le port de Porvenir.
-La vue imprenable sur le Glacier Grey, dans le Parc de Torres del Paine.
-La croisière au milieu des fjords patagons, de Queillon à Puerto Chacabuco.

Gut a aimé

-Les 40km de descente juste après la frontière!
-le premier Nandou!
-Flotter comme Obléix dans la mer Morte, dans une lagune sursalée.
-La mixité ethnique.
-L'aventure en stop.
-L'ambiance "vacance" à Punta de Choros.
-Les arbres du Parc de la Laguna Laja, les Araucarias de Huerquehue, et de manière générale les forêts chiliennes préservées!
-Les 3 journées passées en compagnie d'Alberto, inoubliables.
-La réserve d'Ahuenco, à Chiloé.
-La ville de Dalcahue et Mechuque.
-La "croisière" au sud de Chiloé : premiers albatros, des îles vierges...
-Les grafitis de Santiagos
-L'esthétique de Valparaiso.
-La variété des paysage à Torres del Paine.
-La première vision du Détroit de Magellan
-Porvenir et sa casuela de Marisco...
-Les lumières de la Terre de feu après l'orage...

Virginie n'a pas aimé

-La descente de la mort vers San Pedro de Atacama (+de 2000m de descente sur 30 km, chargés comme des mules, le Ventoux à coté c'est de la rigolade!)
-Se séparer de nos vélo !
-Les milliers de taons autour du volcan Antuco...et les gros taons noirs à Chiloé!
-Perdre ou se faire voler le petit porte-monnaie à La Serena.
-Les trombes d'eau au Parc Huerquehue.
-Ne pas avoir fait l'ascension d'un volcan! On y retournera à la bonne saison et avec un budget un peu plus approprié!
-Le compléto italiano (les trois sauces mayo, ketchup, avocat avec son pain à hot-dog...boaf!)
-Attendre 3 heures, une voiture à la frontière avec l'Argentine !

Gut n'a pas aimé

-Le prix des transports et la baisse vertigineuse de notre pouvoir d'achat!
-Le mauvais temps vers Osorno.
-La malbouffe très populaire...le fameux compléto italiano.
-L'impression de revenir en Europe.
-Le vent et les taons à la Laguna Laja.
-Perdre mon chapeau...
-Passer une soirée sous la pluie à cuire des pattes au réchaud à bois!
-Ne pas avoir vu le puma...
-L’échec du stop à Porvenir (d'autant qu'on apprendra plus tard que ça nous aurait permis de voir une petite colonie de manchots royaux!)

Bilan Bolivie

Virginie a aimé

-L'accueil et la gentillesse des gens autour du Lac Titicaca.
-Visiter les villages peu touristiques et l'intérêt des gens pour notre visite, parmi les meilleurs échanges de notre voyage!
-La descente pour les quartiers bas de La Paz par la voie rapide, avec une vue incroyable sur la ville.
-Retrouver Sandrine et Mathieu à La Paz et se faire tous les meilleurs restaurants de la capitale (dont une fondue savoyarde délicieuse!).
-Après avoir fait le tour des magasins de La Paz, trouver un petit monsieur qui nous confectionnera nos sacoches de vélo sur mesure!
-Nos premiers coups de pédale sur le Salar d'Uyuni, et nos premiers pas sur un volcan : le Tunupa.
-Les avantages du "perdage" : se retrouver au milieux de nul part avec des paysages de volcans et dans une chambre de sel, trop la classe!
-Passer la veille de Noël sur l'île Incahuasi, au milieu du Salar...
-Arriver la semaine de la compétition sportive de la région du salar, et se faire héberger par une petite dame à défaut de place dans les hôtels.
-Jouer aux dés pendant des heures avec les gamins du village.
-Le bon fromage de la "fromagerie suisse" ...eh oui, ici, en Bolivie!

Gut a aimé

-La descente sur La Paz bas par la voie rapide.
-Les restos avec Sandrine et Mathieu.
-Mon chapeau fait sur mesure.
-Le marché de Noël que pour les enfants à Oruro.
-La vision fugitive (depuis le bus) d'un cratère de météorite.
-Les vigognes de l'Altiplano
-Les couleurs du Tunupa.
-Rouler sur nos reflets sur le Salar.
-Me trouver face à mon premier cactus géant.
-L'arrivée à notre village sauveur après s'être perdu dans le Salar.
-Les curieuses formations de la Cuevas des galaxias.
-La découverte de ma première flèche taillée.
-Les lagunes du Lipez
-Faire un affût au chat des Andes près de la Laguna Colorada , dans le vent et la froidure (et qu'importe si j'ai rien vu!)
-Justifier l'achat de VTT par la belle descente juste après la frontière!

Virginie n'a pas aimé

-La descente infernale en VTT vers San Pedro de Atacama, chargée comme une mule!
-Les "c'est tout proche" et "c'est tout plat" des villageois autour du Titicaca!
-Se faire courser par des chiens en vélo, alors qu'on entame une montée de 3 heures et que la route est caffi de chiens attendant un peu de distraction!
-Me faire éclater la pédale par un garagiste, et qui me demandera une somme gastronomique pour la soit-disante réparation !
-Arriver les premiers jours de la saison des pluies sur le Salar (décidément on doit le faire exprès!)
-Se perdre sur le Salar...En tout cas le sel et la boue ça décape, mon sac à dos s'en souvient encore!
- Passer noël éloigné de la famille !
-Bloquer mon guidon de vélo sur les routes boliviennes.
-Les vagues de terre sur les pistes boliviennes : la Bolivie à vélo, c'est un challenge!
-Trouver portes closes dans les restos et les auberges en raison de la compétition sportive...et manger des crackers et du thon pendant 2 jours...

Gut n'a pas aimé

-L'ambiance morne de nombreux villages boliviens
-L'absence de l'ambiance de "Noël"
-Crever dans le Salar après avoir pousser le vélo pendant 2 heures sur des croutes de sel grosses comme des trottoirs...
-Les routes bosselées et sableuses...cauchemar du cylciste!
-Devoir passer par une agence pour faire le Lipez (et la complexe organisation que ça engendre).
-La crise du gasoil (à un jour près, on payait 20% moins cher!)
-Ne pas pouvoir faire le Licancabur.
-Voir la Laguna Verde disparaître...Y'en n'a plus que pour quelques années

Bilan Pérou

Virginie a aimé
-La découverte des civilisations Chachapoyas dans la forêt et les lucioles la nuit
-Regarder de bons vieux clips des années 80 pendant plusieurs heures en attendant que le gérant de l'hôtel finisse de faire la fête au village.
-Rencontrer par hasard à Cajamarca et pour la deuxième fois, Sandrine, Mathieu et Fabrice, qui deviendront nos potes de voyage!
-Passer notre premier col à 5000m sans difficulté et respirer l'air frais de la Cordillera Blanca!
-Organiser un trek de 10 jours pour 5 personnes avec mules et muletier dans la Cordillera blanca ! Quelle aventure !
-Réussir le défi solo du trek Choquequirao-Machu Pichu
-Passer une semaine intense mais riche d'enseignement et de rencontre avec les enfants de l'association Aldea Yanapai
-Après une remontée fulgurante sur le sentier qui mène au Machu Pichu, arriver les premiers sur le site et découvrir le site peu à peu, sous la brume qui se dissipe...
-Nos premiers coups de pédales sur les rives du Lac Titicaca : la vraie aventure commence!
-Les délicieux poissons et soupes de crabe de Paracas, ses délicieuses dunes de sable survolées de milliers d'oiseaux marins : l'un des plus beaux spectacles animalier du voyage, après le jaguar bien-sure !
- la dernière soirée péruvienne, à boire des coups et à refaire le monde avec les instituteurs du village !

Gut a aimé

-Se retrouver à 7 adultes dans le taxi (+ 1 bébé + 1 enfant et 1 poule dans le coffre)
-Les liqueurs artisanales de Chachapoya
-Notre première rencontre avec Sandrine et Mathieu...le début d'une longue série!
-Les sites Chachapoyas visités lors de notre excursion de 4 jours.
-La forte impression devant les premières momies qu'on a pu voir (musée de Leymebamba)
-Le trajet en bus spectaculaire de Leymebamba à Cajamarca.
-Les milliers d'oiseaux aux îles Ballestas.
-Le tableau vivant de Paracas (pêcherie, lumières, faune...)
-Marcher en altitude et tenir cet essouflement...
-Découvrir les écosystèmes variés de la Cordillère Blanche
-Voir une vache au sommet du Mt Blanc...
-Voir l'altimètre indiquer "5000m".
-La vallée d'Eden, et en règle générale, les immenses vallées de cette Cordillère Blanche
-Le vol du condor...
-Admirer Ilicéo (notre muletier) marcher avec ses sandales (dans les pierriers, les torrents, la neige, etc.)
-La parfaite architecture Inca, son esthétique et les questions que ça suscite
-Les pierres de Saqusahuaman
-Nos premiers pas sur le Choquequirao.
-Les buissons de sensitives!
-Le foisonnement d'orchidée dans le trek Choquequirao à Machu-Pichu.
-La magie du Machu Pichu (qu'on ne pensait pas trouver mais que les circonstances ont fait qu'elle était bien là)
-Le maté de coca.
-La montée sur l'Altiplano depuis Cusco vers Puno.
-L'idée complètement folle de continuer le voyage en vélo!
-Manger dans les marchés populaires ou lors de fêtes : Pisac, Aguas Caliente, Cusco, Puno
-Je suis TONTON!!!
-La route fraîchement asphaltée sur la rive nord du Titicaca.
-Le voyage "à vélo".
-Notre dernière soirée péruvienne, pleine de bière et d'enseignant affables...jusqu'à 3 heures du mat'!
-Le passage de frontière "cool" entre le Préou et la Bolivie.

Virginie n'a pas aimé

-Avoir des ampoules aux fesses après plus de 24 h de transports chaotiques entre les deux frontières Equateur/Pérou.
-4 heures de mules têtues sur des chemins escarpés de montagne (surtout voir les bêtes épuisées).
-Se faire avoir comme des bleus par l'agence de voyage à Chachapoya : toujours faire figurer sur le contrat le moindre détail, même les accords verbaux!
-Arriver à Huaraz au début de la saison des pluies : les premières trombes d'eau nous souhaitent la bienvenue!
-Terminer le trek Choquequirao-Machu Pichu en traînant la patte et bourrée d'anti-inflammatoires : les sentiers étaient faits pour des mules et et pas pour mes petits genoux!
- Recevoir en cadeau de bienvenu, dans le bus entre Leymebamba-Cajamarca, un sac à vomir ! Finalement tout c'est bien passé, malgré les nombreux précipices et virages sinueux.
- Perdre la pédale de mon vélo, après 24 heures d'utilisation : le début d'une longue série !
- Le poids du sac à dos sur le dos et les fesses en vélo; en contre partie c'est utile en cas de problèmes intestinaux !

Gut n'a pas aimé

-La 1ère journée (épuisante) de transport au Pérou
-La visite organisée et groupée à Cumbe Mayo
-Les Banos de l'Inca
-Les eucalyptus et les pins omniprésents (c'est pas naturel!)
-Le retour du grand trek dans la Cordillère Blanche : perte des bâtons de marche, attendre 1 heure et demi par fierté pour ne pas payer trop cher...dur retour à la civilisation
-L'abondance de touristes à Cusco, et l'ambiance qui en découle
-Sur le moment : presque toutes les montées du Trek "Choquequirao-Machu Pichu"!
-Etre dépourvu face aux gamins de l'association Aldea Yanapai.
-La sensation d'être une vache à lait à chaque fois qu'on était dans un lieux touristique.
-Le "maloku" du vélo!
-Les chiens qui essaient de manger les mollets des cylcistes!
-Les montées interminables en vélo!

mercredi 18 mai 2011

Iquitos puis Lima

On ne restera pas très longtemps dans cette grande ville amazonienne. On retrouve vite l'ambiance péruvienne avec le bruit des klaxonnes.
On visite les divers marchés artisanaux (Virginie fera le plein de cadeaux), on fait la visite d'un centre de réhabilitation du manati, le lamantin de l'Amazone et on se balade dans le centre ville.

Le lendemain de notre arrivée à Iquitos, on prend l'avion pour la capitale péruvienne...en disant adieu à la belle Amazone.

Lima nous surprend agréablement : le centre ville est très joli, surtout la Plaza de Armas. On fait encore une fois le tour des marchés artisanaux, on s'est privé pendant des mois alors là on fait le plein de cadeaux et de souvenirs!

Le dernier jour, on se fait un dernier bon resto, Ceviche et Chupe de pescado...délicieux!
Et puis bon, c'est l'heure de repartir sur un autre continent, plus vieux, lointain mais familier ; ça fait tout chose lors du décollage.

On quitte l'Amérique...C'est la fin de notre aventure...Et le début d'une nouvelle page !

Remontée de l'Amazone (3)

Nous voici de nouveau sur le fleuve, en route pour notre dernière étape : Iquitos.
Comme nous sommes désormais au Pérou, les bateaux sont différents, un peu plus rustiques, plus lents, mais guère moins commodes. Cette fois, nous avons plus de place pour nous étaler dans nos hamacs. On se rend compte petit à petit qu'il y a pas mal de touristes à bord (3 anglaises, 3 américains et 1 autre français). Probablement parce que ça fait une semaine qu'aucun bateau n'était parti de la triple frontière.

L'ambiance est encore une fois différente et encore une fois sympathique. On a passé pas mal de temps sur ces 3 jours à parler avec nos voisins de hamacs.

Ici le fleuve est presque occupé en permanence par de petites fermes et des petits villages, du coup il n'y a pas énormément de berges vraiment sauvages. Mais l'observation des multiples activités qui se déploient dès qu'on arrive à un port est toujours un vrai spectacle : chargement et déchargement de produits divers et variés, descente et remontées de nouveaux passagers, vendeurs en tout genres, etc.
Du coup on s'est retrouvé avec une dizaine de cochons et deux vaches sur le pont avant, je vous explique pas l'odeur au 3ème jour!

En tous cas tous s'est une nouvelle fois bien déroulé et nous sommes arrivés à Iquitos en temps et en heure prévue.

vendredi 6 mai 2011

Petite excursion en Amazonie

Quand nous sommes arrivés à Tabatinga, nous avons appris que le prochain bateau ne partait que trois jours plus tard. Pour tuer le temps et parce que ce serait notre seule opportunité de voir la forêt de plus près, nous nous sommes embarqués dans une petite "excursion" d'une journée et demi.

Nous voila donc partis avec notre guide en direction d'une petit complexe touristique où nous observons les Victoria Regia, fameux nénuphars amazoniens qui peuvent faire plus d'1 mètre de diamètre. Mais nous, on s’émerveille plus devant une petite rainette mimétique et un phasme volant, à la grande surprise de notre guide! Le proprio est très fier de nous montrer ses aras domestiques qui, il faut bien le dire, sont magnifiques. Mais là encore, on les trouvait infiniment plus beaux dans le ciel que perchés sur une épaule...

Le deuxième arrêt se fait dans un petit village où tous les gamins et quelques adultes se pressent vers nous avec un animal sauvage de compagnie dans les mains. Alors voila ils sont là, et nous, notre but est de s'écrier "O mon Dieu que c'est magnifique ce petit perroquet, et qu'il est terrible cet anaconda"...Bref c'est pas du tout notre truc et on a qu'une hâte, c'est de repartir sur le canoë (même si Guillaume craque devant le jeune ocelot tenu en laisse). Le pire c'est que cette petite communauté n'est même pas payée par l'agence qui nous organise le tour. Ça veut dire qu'il faut leur offrir des bonbons et une "petite pièce". On ne manquera pas dans toucher deux mots à notre guide...On part écoeurés, l'un des moments les plus désagréables du voyage. Décidément ce genre de tourisme ne nous convient pas du tout.
Il nous faudra un joli toucan et plusieurs paresseux pour que notre humeur s'améliore.

Heureusement à partir de là, cette excursion devient beaucoup plus sympa. On entre vraiment dans la forêt inondée et on s'éloigne enfin des plantations de bananes et de manioc qui parsèment les rives. Le soir on installera nos hamacs dans une petite communauté qui vit de la pêche et du tourisme. On part voir les dauphins (roses et gris) au soleil couchant, puis après le repas on va chercher les caïmans à la lampe. Notre guide attrape deux petits individus qu'on peut admirer de près, sympa.

La nuit Guillaume s'extasie devant une rainette plus grosse que nos grenouilles vertes et devant une tarentule qui se balade sur les murs de notre cabane. Le lendemain matin on réveille notre guide à 5 heure et demi comme prévu, mais il nous fait gentiment remarquer qu'il est une heure de moins avec le décalage horaire entre le Brésil et le Pérou (effectivement on est du coté péruvien de l'Amazone...). On retourne se coucher pour une heure de sommeil en plus.
Au petit matin, à l'heure prévue, on va pêcher le piranha. C'est une pêche légèrement moins subtile que la pêche à la mouche : une grosse branche avec un gros fil et un gros hameçon, du poisson frais pour appâter et plein de bruits dans l'eau avec la "canne" pour attirer le poisson. Virginie en sort un, Guillaume fait bredouille. Du coup au petit déj' on se fait une friture de piranhas!
L'activité suivante sera une balade en barque, sans moteur. On peut enfin profiter de l'ambiance de la forêt...la meilleur partie de cette excursion!
Enfin on revient vers la ville, notre guide en profite pour élaguer un peu le chemin. Pas de chance pour nous, il tape dans un nid de guêpes et voila les occupantes bien nerveuses prêtes à en découdre avec nous. On s'en sortira sans piqûres, mais on s'est bien fait peur (d'autant que notre guide avait bien pris soin de nous dire qu'avec deux piqûres on a de la fièvre!)...

Et nous revoilà à Tabatinga, prêts a reprendre le bateau pour notre dernière étape : Iquitos!

Remontée de l'Amazone (2)

Deuxième partie : de Manaus à Tabatinga (triple frontière Brésil/Colombie/Pérou)

Avant de repartir sur les méandres de l'Amazone, on passera deux jours à Manaus, une ville de plus d'1,7 millions d'habitants. Le retour à la ville est un peu brutal, après 5 jours sur un bateau ! Mais, on retrouve vite nos petits plaisirs : le coco gelado (eau de coco dans sa noix), les marchés artisanaux pour Virginie et d'autres activités culturelles, tel que le petit musée ethnologique situé derrière l'opéra, le parc municipal du Mindu...

Le jour du départ arrive vite et on est bien heureux de savoir qu'on va enfin pouvoir utiliser nos hamacs achetés à Bélem ! Comme on nous l'a conseillé, on arrivera 5 heures avant le départ de notre bateau pour s'assurer les meilleurs places en hamac (éviter d'être proche des toilettes, de la sono ou encore des zones de circulation). Effectivement, on a l’embarra du choix. Par contre, notre emplacement stratégique et le fait que l'on soit les premiers sur le bateau, n'empêchera pas les gens de s’empiler les uns sur les autres. Guillaume passera la première nuit avec mes pieds dans sa figure et le cul d'un mec au-dessus de ses pieds : autrement dire on est serré comme des sardines ! Peu importe, on s'adapte bien à nos hamacs et nos nuits relativement courtes sont très vites récupérées avec les siestes de l'après-midi.

Sur ce deuxième parcours, on se retrouve les seuls touristes à bord du bateau et l'ambiance est très différente. Tout d'abord, on découvre que l'alcool est interdit à bord...on trouve aussi que les gens sont beaucoup plus discrets, mais pas la musique par contre ! Le choc de culture : un mélange de Péruviens, Colombiens et Brésiliens composent le bateau. En plus, de la barrière de la langue, les comportements sont vraiment différents. Les péruviens nous on paru beaucoup plus discrets que les Brésiliens! Bref, on confirme que l'ambiance sur le bateau est le fait des personnes qui le composent...et peut être aussi un peu de l'alcool !

Toutefois, l'ambiance Amazonienne nous encore passionnée durant ces 6 journées passées à bord du bateau, Guillaume a profité d'un peu plus de tranquillité pour remplir son carnet de dessins et le terme de "voyage andante" a pris toute sa signification pour Virginie !

Remontée de l'Amazone (1)

Première partie : de Bélem à Manaus

le trajet durera 5 jours. On tenait à faire ce trajet en hamac, mais à force de nous faire peur (vol de bagages, agressions, etc...) notre amie Daniela, qui connaît son pays mieux que nous, nous a convaincu de prendre une cabine. Ça nous revient 2 fois plus cher mais comme on n'a quasiment rien dépensé pendant notre semaine en ville, on peut se le permettre.

Bref nous embarquons sur notre fier navire (après s'être fait escroqué de 20 réals a l'embarquement, parce qu'on nous a fait payer une taxe qui n'existait pas...les salopards). A peine mis un pied sur le bateau, on commence à se faire accoster par les autres passagers : hola, tudo bem ? De que pais ? etc... ! bref, on s'installe dans notre cabine et on monte sur le pont supérieur pour faire connaissance. L'ambiance est déjà bien engagée : les baffles à fond les ballons nous font fibrer sur un rythme de samba, les bières sont déjà bien entamées et nous voila adoptés ! Cette première soirée sera une mise en bouche pour les 5 journées qui suivront ! On est très vite séduit par l'accueil des Brésiliens et leur coté festif, mais peut être un peu trop aussi, quand au bout de 4-5 jours on se rendra compte que pour avoir un peu de tranquillité, il faut s'enfermer dans notre cabine (ce qui n’empêchera pas certains de frapper a notre porte !). Bref, notre espoir de lier contact avec les locaux a été comblé, les crayons de couleurs de Guillaume s'en souviennent encore ( les gamins ont adorés colorier les dessins de Guillaume !). Le défi d'apprendre la langue Brésilienne en 5 jours aussi ! On plaisante un peu, mais pour le coup, on a eu droit a un cours intensif : nos "profs" bourrés du matin au soir été très insistants et nous faisaient répéter sans cesse la même chose ! En plus des locaux, nous avons rencontrés un couple d'instit' retraité français, un italien et un sénégalais ! Eux moins effrayés que nous par les risques de vol étaient en hamac. On s'est bien vite rendu compte que la suite de notre voyage sur le fleuve se poursuivrait en hamac et non pas en cabine !

Mis à part l'ambiance sur le bateau, il y a celle du fleuve Amazone, de sa faune, de sa flore et de ses habitants.

On a passer 5 jours à contempler les berges, a se rendre compte qu'il peut aussi il y avoir du relief dans cette étendue, que la forêt est sans cesse changeante et que l'on peut y apercevoir une multitude d'oiseaux et même des singes !

L'activité du fleuve a aussi son charme : sa couleur café au lait et ses changements de couleur ( confluence avec d'autres cours d'eau de couleur plus sombre), observation de dauphins endémiques d'Amazonie (l'étrange dauphin rose et le dauphin gris). D'ailleurs l'Amazone ce n'est pas un simple fleuve, c'est une multitude de ramifications, tantôt étroite comme la Durance et tantôt large comme une "mer".

L'Amazone, c'est aussi un fleuve habité ! Les nombreuses maisons et petites communautés que nous avons longés et les villes où nous avons accostés, nous ont permis de nous rendre compte que ce n'est pas si vierge que ça ! Plus qu'habité, la présence humaine apporte de vraies scènes de vie : à bord de leurs canoës, les enfants abordent notre bateau en marche (en une manœuvre technique et dangereuse très impressionnante, pour nous autres touristes) pour vendre leurs produits, d'autres nous abordent et utilisent le bateau pour se déplacer de ville en ville et les enfants depuis les berges jouent dans les vagues d'étrave.

Bref, on a passé 5 jours sans trouver la moindre minute pour s'ennuyer (peut être que l'avis n'a pas été suivi par tous les autres touristes) et c'est décidé, on continue l'aventure jusqu'à Tabatinga en bateau lent et en hamac ! et malgré ce qu'on a pu lire dans d'autre blog, la bouffe effectivement peu variée ne nous a pas trop gêné (faut juste s'adapter aux horaires !).




mardi 3 mai 2011

Belem

Après avoir pris l'avion a Iguazu, nous nous rendons a Belem pour la dernière étape de notre voyage : l'Amazonie ! On est reçu chez une amie. Lorsque nous entrons dans son appartement, il est difficile de croire que la veille nous avons dormi sous les bancs de l'aéroport : elle vit dans un 700m² "de marbre et de dorures", au dernier étage d'un des plus hauts immeubles de la ville, terrasse avec piscine. Ce voyage nous réserve des contrastes étonnants, et c'est ça qui est bon! Nous passerons donc une semaine en la compagnie de Daniela et Marcello qui nous auront chouchoutés comme on ne l'avait pas encore été au cours de ce voyage : découverte de l'île de Mosqueiro et ses plages amazoniennes, degustation de tous les mets locaux et tous les fruits possibles et imaginables, les musées de la ville, la cave à vin de Marcello... Bref une semaine reposante et bien agréable, loin de tout ce que nous avion vécu jusqu'à présent ! Virginie profite des nombreux marchés artisanaux pour commencer à remplir nos sacs de souvenirs !
Merci encore à eux pour leur accueil et à Etienne d'avoir financé notre séjour à Belem (la facture ne devrait pas tarder !).

dimanche 1 mai 2011

Iguazu

Iguazu est un site internationalement connu pour ses fabuleuses chutes d'eau. Situé entre l'Argentine et le Brésil, Virginie qui y était déjà allé a convaincu Guillaume : on va y jeter un coup d’œil!
Au lieu de commencer par les cascades comme des gens normaux, on commence par un sentier de quelques km pour faire monter la pression et pour faire connaissance avec la forêt tropicale humide locale que nous retrouvons enfin (on l'avait quittée au Pérou il y a de cela fort longtemps!). On se fait plaisir en observant toucans, trogon, coucous, pics et une troupe de singes qui se pavanent juste devant nous pour notre plus grand plaisirs. On se régale à les voir évoluer dans les arbres avec leur 5 membres (la queue est préhensile!).


On observe nos premiers coatis, animal étrange, très curieux et opportuniste : dès qu'on froisse un bout de plastique ils arrivent tous à nos pieds. Les touristes les ont bien dressés à leur donner des chips et autres dégueulasseries humaines et ils ont parfaitement associé ce bruit à de la nourriture facile...un peu navrant. D'autant plus que les ptits ont le même reflexe...a croire que leur mère les nourissent au lait en poudre de chez Nestlé !

Et puis ça y est, c'est l'heure d'aller voir ces fameuses chutes d'eau. Et effectivement c'est un spectacle époustouflant. Ça ne sert pas à grand chose de décrire de l'eau qui tombe...les photos pourront éventuellement vous évoquer un peu de la magie du site mais c'est du "son et lumière" interactif (on est complètement trempé quand on passe à certains belvédères, ce qui est agréable vu la chaleur tropicale qui règne ici). Bref on balade parmi les passerelles, aménagement plutôt bien réussi et intégré. Toutes les perspectives sont belles et on ne se lasse pas une seule seconde de déambuler face à ces cascades. En plus de ça, l'ambiance est magnifique, avec une multitude de papillons (Guillaume n'en a sans doute jamais vu autant de différents sur un même site, c'est dire!), un gros serpent, plein d'oiseaux, une végétation luxuriante...bref un magnifique endroit.

Évidemment dans ce genre de lieu magnifique et facilement accessible, les touristes se pressent en masse, ce qui peut éventuellement gâcher le plaisir. Mais finalement on arrivera à faire abstraction...sauf quand 3 groupes d'environ 40 personnes chacun décident de se faire prendre en photo devant les chutes juste devant le banc où on venait de s'arrêter pour casser la graine. Et aux abords des restos, les coatis pullulent : ils préfèrent le chocolat et les galettes, aux larves de coléos.
La journée passe et on veut la finir en beauté par la Garganta Del Diablo, c'est un peu comme une chasse d'eau mais en plus gros. pour s'y rendre on prend le petit train touristique sur 2 ou 3 km. Le spectacle de cette Gorge du Diable est pour nous le plus impressionnant car on est vraiment a coté de cet énorme chiotte (on a les images qu'on peut!). Du coup, on se prend des embruns qui nous trempent jusqu'aux os en deux secondes et le Dolby Digital Surround Strereo est vachement au point.

Mais c'est pas tout ça et il va falloir rentrer quand même. Pas d'bol on loupe le petit train qui nous ramène au centre et le prochain part dans une demi heure. Pas grave, on va faire la marche le long de la voie ferrée, on est plus a ça près.



A peu près à la moitié du chemin, Virginie interrompt brusquement Guillaume :"-Regarde !"
En même temps qu'elle dit ça elle réalise que la grosse bestiole qu'elle vient de voir à 40mètres devant nous n'est pas un mouton comme son cerveau a bien essayé de lui faire croire, mais un jaguar. Guillaume, lui, réalise immédiatement que c'est un jaguar qui vient de passer sur la voie ferrée et disparaître dans la forêt. Ça n'a duré que 2 secondes mais le rêve de Guillaume vient de se réaliser, voir un félin sauvage dans son milieu. Il est un peu tout fou et embrasse Virginie qui, un peu plus prudente, commence déjà à sortir le petit feuillet qu'on nous a donné à l'entrée du Parc "Que faire si vous rencontrez un jaguar?". Manifestement faut pas lui tourner le dos, faut le regarder dans les yeux et faire des grands gestes et du bruit.
Juste après avoir vu l'animal, un train est passé dans le sens inverse. Il a dû s'éloigner maintenant. Virginie propose de rebrouser chemin, l'idée de passer sur les traces du jaguar ne l'enchante pas. Mais Guillaume est assez serein et rassure Virginie, ça fait 30 ans qu'on lui dit que les animaux ont peur de l'Homme, ça doit être vrai et il doit être loin maintenant!...Mais il sort quand même machinalement son appareil photo "au cas où" et Virginie continue de lire le feuillet pour se rassurer !
Bien sûr, on n'a pas marché 30 mètres qu'on entend du bruit dans les fourrés, vraiment pas loin de nous...un peu comme si un jaguar se baladait dans les taillis...
Et évidemment la (très) grosse bête ressort à peu près là où on était y'a 30 secondes, s'immobilise a coté de la voie ferrée et nous regarde. Tout en reculant doucement, Guillaume prend le temps de faire 2 photos à la volée et de remarquer qu'il a un collier émetteur . L'information n'intéresse pas du tout Virginie qui s'est déjà bien éloignée en faisant des grands gestes et en faisant du bruits du genre "Guillaume dépêche toi, je crois qu'il a bougé!". A ce moment là, Guillaume n'est plus du tout serein et se presse de rejoindre Virginie sans jamais tourner le dos à l'animal. On s'éloigne tout en continuant a faire des grands gestes mais on a vraiment l'impression de lui faire "Coucou, on est là!"...En tout cas, lui, donne l'impression d'être intrigué par ces deux zigotos gesticulant. On finit par disparaître de son champ de vision, et donc lui du notre ; ce qui fait du bien car c'est pas évident de soutenir le regard d'un jaguar, croyez-nous! Lui n'aura finalement pas bougé.
A ce moment là on accélère le pas tout en regardant régulièrement derrière nous. Virginie peut enfin laisser les émotions sortir. Après avoir parcouru une bonne distance, Guillaume regarde les photos : y'en a une qui est toute floue, mais l'autre...ce sera sans doute l'une des meilleurs photos de toute sa vie!
Arrivés enfin à la petite gare, on informe immédiatement les gens du Parc. Ils semblent prendre la chose avec une relative légèreté. Mais la photo semble faire son petit effet et ils passent quelques coups de talkie-walkie : on est expressément invités à aller voir les gardes-parcs. Il faut donc continuer à marcher sur cette voie ferrée. Malgré l'affluence de touristes qui nous entourent désormais, on a du mal à ne pas regarder tout autour de nous au moindre bruit.
Finalement les gardes-parcs nous apprendront que c'est exceptionnel de voir un tel animal, qui plus est à cette heure de la journée et dans un site aussi fréquenté. L'an dernier ils ont marqué 5 individus dont le notre (de nuit et avec des chasseurs professionnels !), ce qui explique la présence du collier. On a demandé s'ils pouvaient nous donner quelques information sur cet individus...on attend encore.


(photo brute au 300mm, non recadrée)


Vous l'aurez compris, cette rencontre a été le moment le plus intense de notre voyage. Ca restera notre seul sujet de conversation pour les jours suivants. Pour Virginie, il aura fallu un peu de temps pour que ce moment très spécial se convertisse en un bon souvenir. Pour Guillaume, vous connaissez le bonhomme...

vendredi 8 avril 2011

Esteros del Ibera

Nous revoila en Argentine après avoir traversé l'Uruguay. Pas facile de se rendre dans cette réserve mais on a la chance de rencontrer deux allemandes qui ont le même projet, du coup on peut se permettre de louer un 4x4 pour pas trop cher et éviter d'attendre une journée entière dans un bled pas forcément intéressant. Bref nous voila en voiture , et on s'approche de Pellegrini, un petit village perdu au milieu d'une region humide incroyablement grande. Première bestiole bizarre : un Capibara qui traverse la route. Cet animal est le plus gros rongeur au monde...un rat de 80 cm au garot! Mais trop mignon...L'emblème des zones humides d'Amérique du Sud. Un peu plus loin c'est une grosse araignée, genre tarentule de bonne taille que nous eclairons dans les phares. Enfin en arrivant aux quartier des Gardes-Parcs, on apercoit un chat de Geoffroy. Il est tranquille, une femelle semi-domestique d'après notre chauffeur, et d'une beauté prodigieuse. On espère pouvoir le revoir le lendemain, de jour.
On arrive vers 23h dans une petite "Posada" pas chère et on s'endort bien vite après un plat de pâtes bien mérité...

Le lendemain matin Guillaume se lève aux aurores pour profiter le plus possible des richesses des environs. C'est qu'en deux petites heures de balade il aura vu un nombre incroyable d'oiseaux, des Capibaras, des cerfs des marais, pleins de papillons et des nuées de libellules. Cerise sur le gateau : des caimans pointent le bout de leurs longs museaux plein de dents dans le moindre marais... On refait la balade tous ensemble et on rajoute des singes hurleurs, une autre espèce de cerf, d'autres espèces d'oiseaux, un serpent, de très jolies araignées, des papillons morphos...le paradis quoi! En plus on revoit notre chat de Geoffroy...et ses deux petits! Aussi familiers que des chats domestiques mais avec ce petit air de panthère qui les rendent extraordinaires. L'une des plus belles choses au monde pour Guillaume...

On enchaîne directement par une sortie en barque. Au programe : un anaconda (seulement 1m50 mais déjà bien musculeux!) des bébés anacondas qui font peur a Virginie, plein de caimans (des bébés de 15cm a des gros individus de près de 2 m) que l'on peut approcher de près, des Jacanas (sorte de poules d'eau qui possède d'immenses orteils lui permettant de marcher sur la végétation aquatique flottante)...et une ambiance incroyable. Les scènes de vie sauvage, entre les familles de Capibaras, les cerfs qui paissent et les caimans qui se dorent au soleil, sont magnifiques.

Pas de temps à perdre puisque demain on repart : dès la nuit tombée on part en excursion pour observer la faune nocturne. On devait le faire en barque puis a pieds mais finalement on se contentera d'une excursion en camion...Il n'empêche qu'on voit deux espèces de tatous, des viscaches de plaine et quelques oiseaux nocturnes. On rentre tard après s'en être vraiment mis plein la vue en une seule journée!

Le deuxième jour Guillaume refait la même balade que la veille et redécouvre sensiblement les mêmes beautés...sans s'en lasser! Finalement on part avec un autre 4x4 pour Posada d'oú on attrappe un bus qui nous conduit a Puerto Iguazu.

On ne savait pas trop á quoi s'attendre au cours de ce petit arrêt dans cette réserve, et on n'a vraiment pas été décus! Pas excessivement touristique (surtout en cette saison) et une nature exhubérante, un très joli coin à recommander!

Karumbe

Apres une journee de transport (bateau et bus), nous voila a la coronilla a 20 km de la frontiere bresilienne. C'est un petit village d´Uruguay de bord de mer, ou l'association Karumbe a pris ses quartiers.

Karumbe c'est quoi ?
C'est une association qui protege la biodiversité des cotes uruguayennes via la protection des tortues marines. Sur ces cotes on y trouve principalement des jeunes tortues vertes qui viennent s'alimenter. Le problème est que les pauvres bêtes avalent autant de déchêts que d'algues. Du coup l'asso recupère régulièrement des tortues echouées sur la plage en vue de les soigner et, avec un peu de chance, de les relacher dans leur milieu. En plus de cela, un post-doctorant fait une étude sur les populations de tortues en Uruguay.

Ce que l'on y a fait :
Les benevoles touchent a pleins d'activité différentes, et c'est une démarche qui nous a beaucoup plus :

-Rehabilitation des tortues blessées = On se prend pour des infirmiers en les transfusant, les nourrissant par l'anus (!), en changeant l'eau de leurs piscines...On en prend bien soin en espérant que les saloperies qu'elles ont ingurgitées se resorberont.

-Necropsie = Malheureusement malgré tous nos efforts, plus de 90% des tortues ne reverront jamais leur océan...Histoire de ne pas être mortes pour rien, on leur ouvre la bidoche pour connaitre la raison de leur mort...en tripatouillant leurs intestins on se rend compte que c'est une poubelle a part entiere ! Ca nous permet d'ouvrir les yeux et on ne regardera plus les plastiques qui trainent au sol de la même manière.

- Observation et comptage de tortue : ca consiste a dire "tortuga" chaque fois qu'on voit une tête sortir de l'eau, depuis notre mirador d'observation, et de faire une estimation du nombre de tortues vues sur une periode de 3 heures. Ces données seront traitées statistiquement pour optenir une estimation du nombre de tortues qui viennent s'alimenter sur les sites d'observation.

- Capture et bagage : on capture des tortues directement dans l'eau a l'aide d'un fillet. On les mesure, les identifie, leur preleve un echantillon d'ADN et on les bague...le meilleur c'est a la fin : chaqu'un a sa tortue et une course s'organise. La première et la dernière a disparaitre dans l'eau paient leur coup a boire !

- Il y a aussi des sessions de surveillance sur la plage (de 5km a 20km de balade sur la plage). Les animaux echoués sont identifiés et localisés...si des tortues sont encore vivantes, elles sont ramenées au centre. Cette année plus de 80 tortues ont été soignées au centre, c'est beaucoup plus que les autres années : ça n'augure rien de bon !

- Dernière activité, l'éducation a l'environnement. Un festival est organisé avec les écoles des villages alentours et des visites du centre aussi.


La vie en communauté a Karumbe

Nous étions une grosse vingtaine de personnes, bénévoles de tous pays et permanents. Le quotidien été agréable avec des echanges fructueux, des fiestas regulières (pour ceux qui connaissent : le festival des cerises 2 a rattrapé Virginie lors d'une soirée d'anniversaire !). Merci a Nico, Molly et Mik, les trois français et demi avec lesquels on a passé le plus de temps...et avec lesquels on a preparé des crêpes pour vingt personnes.


Après dix jours passés au centre de Karumbe, nous reprenons notre sac a dos en direction de l'Argentine pour la reserve de l'Esteros del Ibera.


Buenos Aires

Nous voila dans l'immense capitale Argentine. Dans ce pays, 1 habitant sur 3 habite ici. Et nous, on se retrouve au milieu de tout ce monde. Guillaume abandonne vite la gestion du séjour a Virginie qui est toute contente de retrouver cette ville oú elle y a déjà passée 5 mois...il y a 5 ans de cela.

La chaleur et l´humidité nous scotchera litteralement au sol et on ne s´attardera pas trop pour trouver un hotel. Mais quel hotel !!! Mi-hotel de passe, mi-habitat precaire, on y trouvera une petite chambre très economique non loin des toilettes, ou Virginie demandera a Guillaume de l´accompagner a chaque fois qu´elle en aura besoin. Les regards un peu suspects des hommes ne la rassurent qu´a moitié !

Pour ne pas trop effrayer Guillaume, Virginie lui propose de commancer par la visite de la reserve naturelle de Puerto Madero, ou les oiseaux en abondance le tranquiliseront pour trois prochains jours.

Le lendemain, nous changerons de quartier pour partager la chambre de Guillermo (rencontre sur coushsurfing) avec 3 autres personnes (deux colombiennes et un americain)...le tout dans la grande maison de ses parents qui n´ont l´air d´être qu'a moitie au courant de ce qu'il se passe dans la chambre de leur fils ! L'ambiance y est agreable, bonne premiere experience de coushsufing.

Nous visitons la gande ville de Buenos Aires et ses musees, et avec un brin de nostalgie Virginie emmene Guillaume dans tous les recoins de la ville : "tu vois c'est dans ce resto que je mangeais souvent, c'est ici qu'on y boit la meilleure bière, dans ce jardin j'y allais pour mon jogging, ce marché artisanal je l'ai pillé de nombreuses fois et ce musee je l'adore on y trouve les peintures de Berni...".

Bref, Guillaume dit avoir usé ses semelles jusqu'au sang et Virginie est contente de revivre un bref instant son experience a la capitale. Notre sejour prend fin un peu plus tôt que prévu, on doit rejoindre la Coronilla en Uruguay pour demarrer un volontariat d'une dizaine de jours avec l'association Karumbe.

On retrouvera avec plaisir Mathieu et Sandrine, de retour de leur periple en stop depuis Ushuaia, avant notre départ imminent pour l'Uruguay.

jeudi 7 avril 2011

La remontée fantastique a Bueno Aires

Resumé de l'episode précdent : On a mis presque toute une journée pour faire environ 300km, d'Ushuaia à la frontière argentine, toujours en Terre de Feu.

On se donne encore 10 minutes avant d'abandonner et se préparer a manger.
Le premier coup de chance arrive : un voiture peut prendre notre allemande jusqu'à Porvenir...et dans le même temps, nous donne les trois sandwichs qu'ils ont et qui ne pourront pas passer a la frontière. Et voila notre repas du soir qui nous tombe tout cuit dans les mains! A peine a-t-on finit de manger qu'une camion amenagé avec un jeune couple au volant s'arrête. Francesca, notre italienne toujours positive dit a Virginie, allez on essaie avec eux! Et c'est lá que le miracle s'accomplit : "ok, pas de problème, on allait vous le proposer!"

C'est le début d'un super road movie qui commence. On entre dans leur petit camion, on peut s'asseoir sur le lit et les petites chaises pliantes : le grand luxe ! Nous voila trois a l´arriere du camion en direction de Rio Gallegos, notre premiere etape.
Apres le passage des frontieres, on embarque deux nouveaux compatriotes : un jeune couple de français en sac a dos (Coralie et Nicolas).

On sympatise tres rapidement tous les sept et notre chauffeur nous propose de continuer le voyage avec eux jusqu´a Puerto Madryn (quelque 2000km plus au nord). La destination convient a tout le monde, même si on a encore du mal a y croire. cette longue journee se terminera a 3 heures du mat´ autour d´un barbeuc.

Les 3 jours qui se succederont nous ameneront jusqu´a Viedma, ou nous prendrons un bus pour achever les 1000 petits kilometres qui nous separent encore de Buenos Aires.

3 journees un peu folles en tres bonne compagnie : style voyage organisé, improvisé et privé (arrêts aux plages, camping nature, arrêts photos animalieres, jeux de dés a l´arriere du camion et barbeuc´ tous les soirs !). On remercie encore Adrian et Melina pour cette virée incroyable sur la ruta 3.


Apres une nuit et une demi-journee de bus, on arrivera a Buenos Aires, ou l´ambiance chaude et humide nous clouera au sol en revenant d´Ushuaia.


P.S : on se rendra compte de l´incroyable chance qu´on a eu en confrontant le parcours en stop sur le meme trajet de Sandrine et Mathieu (http://unpetittourenameriques.en-escale.com/argentine_p8152.html)

Tierra del Fuego

Apres quasi 8 jours aux Torres del Paine, nous voila de retour a la civilisation de Puerto Natales...ses chambres au sec et sa laverie (nos vêtements en avaient vraiment besoin!). Maintenant qu'on est tout beau tout propre, on peut continuer vers le sud : Voyage en stop rapide et efficace jusqu'a Punta Arenas ou nous trouvons un petit hotel sympa et pas cher (Le Blue Hotel). On fait un petit tour dans le centre ville, ce qui nous mène jusqu'au bord du détroit de Magellan...derrière c'est la Terre de Feu qui nous appelle.

Le lendemain on part avant l'aube pour gagner l'embarcadère qui va nous conduire a Porvenir, petite ville peu touristique située en Terre de Feu et rapidement accessible depuis Punta Arenas. La traversée dure 1 grosse heure et demie. La traversée du Détroit de Magellan nous fait vibrer, surtout vers la fin : des dauphins austraux viennent jouer avec le bateau jusque dans le port. On peut dire qu'ils savent accueillir dans ce pays!
Nous voila donc dans la petite ville de Porvenir, point de départ pour découvrir la Tierra del Fuego. Avant toute chose : manger! On trouve un petit resto qui nous propose une soupe de fruit de mers (Casuela de Mariscos) delicieuse, avec plein de coquillages qu'on avait pas encore eu l'occasion de gouter...un régal! On est dorénavant prêt à affronter le stop a la sortie de la ville. On a decide de visiter l'île par ce moyen de locomotion, pour se laisser porter un peu par l'imprévu. Et pour ca on a été gâté! On commence à tendre le pouce vers midi. Deux autres "mochileros" finlandais nous ont précédé...il faudra attendre que quelqu'un les prennent d'abord! On s'installe donc sur la route et on attend...
5 heures plus tard, alors qu'on n'a pas vu passer une voiture susceptible de nous prendre, Virginie a la bonne idée de se renseigner a l'office de tourisme : y'a un bus qui part dans 15 minutes! On l'attrappe de justesse en compagnie de nos deux finlandais et on part pour une petite ville à deux heures de route au nord de l'île. Les paysages de pampas défilent devant nous jusqu'au petit village de Sombrero et on en profite pour discuter avec les locaux : on a du mal a se comprendre mais on rigole bien ! On trouve une petite pension pour tous les deux et on s'ecroule devant le premier film débile venu (La télé a ses avantages!).

Le lendemain on a le choix entre repartir sur le continent direction Buenos Aires ou de rejoindre plus au sud Ushaia. On decide de ne pas abandonner la terre de feu si vite et on se remet en stop pour descendre : direction Ushuaia (difficile d´y echapper !). Une petite camionnette de travailleurs nous amènent jusqu'à la frontière chilienne. Puis des camions nous conduisent jusqu'à la frontière argentine (15 km plus loin!). Là, l'attente s'eternise dangereusement jusqu'à ce que un couple très affable nous amène à Rio Grande. Ville pas très attirante, on se remet en route ! Un gars et son fils nous emmènent à la petite ville de Tolhuin qui a l'air sympa. Le paysage change : on quitte la pampa pour des forêts de Nirre (hêtre austral) et des lacs. On hésite à s'arrêter là mais on est plus si loin d'Ushuaia, et apres tout on n'est que des touristes : on décide de continuer! On a de la chance car c'est un jeune homme adorable qui nous prend avec lui, nous parle de la région, s'arrête a un joli point de vue et nous conduit jusque dans le centre de la celebrissime Ushuaia.

Les jours qui suivent alterneront entre repos (Virginie se refait une bonne pharyngite), visite du centre touristique, grosses bouffes qui font plaisirs avec Mathieu et Sandrine qui nous ont rejoint et Claire et Pilou qui arrivent d'Asie. Une petite balade quand même le long de la côte et du canal de Beagle pour avoir une vue sur la ville et les montagnes enneigées qui ont les pieds dans l'eau. La région est vraiment jolie et on comprend pourquoi une celèbre émission de télé et une marque de shampoing aient choisi Ushuaia comme nom...(On ne peut pas toujours avoir des pensées belles et profondes en tête!)


Mais la farniente n'a qu'un temps et les horizons nouveaux nous appellent : On se remet en route et nous voila le pouce tendu a la sortie de la ville pour notre plus gros défi en matière d'auto-stop : remonter le plus loin possible jusqu'à Buenos Aires...

Après une petite heure un gars nous prend en compagnie d'une sympathique allemande jusqu'à Tolhuin. Nous revoila au même endroit que quelques jours auparavant, mais de l'autre coté de la route. On va se mettre un peu plus loin et notre allemande va demander a la station service. une demi heure plus tard, un pick-up s'arrête avec notre amie à l'arrière : "montez!" Et on se retrouve a trois a l'arriere de la bagnole, cheveux aux vents, pendant une grosse heure, jusqu'a Rio Grande. On prend un taxi pour aller a la sortie de la ville et on recommence à arrêter les voitures. Ca dure suffisamment longtemps pour qu'on commence à se poser des questions du genre "Est-ce que je crois vraiment au genre humain?" ou "Est-ce qu'on devient forcément egoiste quand on est au volant d'une voiture?". En plus on est quatre maintenant au bord de la route : une fille genre "bimbo" egarée est arrivée... Coup de chance, un chauffeur de mini-van privé a pitié de nous et nous prend tous les quatre. On se rend compte que la "bimbo" est une italienne qui voyage à la roots depuis 10 mois à travers toute l'Amérique latine...et qui arrive a rester propre sur elle...et maquillée! Notre chauffeur nous dépose tous a 15 km de la frontière. Nous deux on se met en marche en se disant qu'on pourra arriver au poste de frontière vers 22h...Eh oui il est déjà 17h et on n'a fait que 300 bornes. Les 3000km jusqu'à Buenos Aires nous paraissent délicat à atteindre! Mais un autre coup de bol se produit : un camion de travailleurs s'arrête et nous prend successivement, notre allemande, notre italienne et nous. Et nous voila rendu a la frontière. Ce n'est pas énorme mais c'est déjà pas mal et surtout, il y a une petite salle où on peut passer la nuit!
On continue quand même à essayer d'arrêter les voitures sans trop y croire : la nuit va plus trop tarder à tomber et la prochaine ville est a plus de 300km dont 200 sur du gravier...

(La suite dans le prochain episode intitulé "La remontée fantastique jusqu'à Buenos Aires")

mercredi 6 avril 2011

Sylvain en solo

Changeons un peu de protagoniste : maintenant c'est Sylvain qui parle, histoire de donner un autre point de vue. Il nous a quitté El Calafate : lorsque nous sommes parti aux Fitz Roy, il est retourné vers les montagnes du nord au-dessus de Bariloche, pour vivre son voyage á lui...et taquinner quelques truites.


"Après vous avoir quitté et grâce à une organisation aux oignons (je me suis épaté tout seul), je suis arrivé à destination plus tôt que prévu (Youpi !), pour poser mon campement au bord de la Chimehuin (Re Youpi !). Je ne voulais pas prendre de voiture pour que ce soit vraiment l'aventure. Mais ça m'a gavé au bout d'un jour, je suis tombé sur la Sorgue : des baigneurs, des kayaks (bon OK, j’exagère un peu), et pas trop moyen de bouger... J'ai déchanté ! "Enfin quoi ?!??!!! C’est pas ça la Patagonie !"

Donc je suis parti en bus chercher une voiture. Pas trop cher en plus… mais pourrie. Et j'ai découvert des coins reculés que je n’aurais jamais pu voir sans ma petite auto. Mention spéciale à la Boca Del Chimehuin (pour les truites, l’eau incroyablement translucide à dominante turquoise, et parce que… c’est beau), au Rio Malléo dans la zone mapuche (Pour les mapuches et les paysages vraiment grandioses), et « Yellow Bridge » (pour LE souvenir de pêche et les pehuéns)…. Tout ça avec en toile de fond l’imposant volcan Lanin que l’on peut apercevoir de quasi partout. C'était des trucs de fous. Sur la Malléo j'avançais en voiture et je n'arrivais pas à m'arrêter tellement c'était fantastique (pas su le rendre en photo... un peu déçu). Je me disais que même si je n'attrapais aucun poisson, ça m’était égal, car j'étais déja trop bien là-bas sans même avoir mis les pieds dans l'eau. En plus : personnes à part quelques rares pêcheurs... Et encore, pas de partout. Ca donnait vraiment l’impression d’être un explorateur. J’en étais loin bien sûr, mais je n’avais jamais ressenti ça à ce point. En plus, en vadrouillant à 15km/h au max dans des endroits incroyables (je ne pouvais pas aller plus vite avec ma voiture défoncée (qu’elle m’a fait peur !) sur des routes défoncées), c'était encore plus l'aventure et j'étais trop heureux avec ma petite voiture (ca a été une très bonne surprise). Pour couronner le tout j'ai fait des poissons de 50cm en sèche en pleine journée (pas tous les jours quand même) en profitant d’un temps magnifique, d’aigles, de cormorans, de chevaux, de moutons, de chèvres, de martins pêcheurs poulets, et de caracaras pigeons (à ça près qu’un pigeon ça fait moins de bruit, et ça nous laisse dormir le matin)... le top du top. Là j’y étais en Patagonie !

Enfin les Argentins sont tops. Hormis le fait qu’ils font de la viande de rêve dont j’ai profité quasi tous les soirs, ils sont vraiment charmants. Tu ne parles pas espagnole et eux pas anglais, mais c'est pas grave, ils discutent quand même. La 1ère fois c’était vraiment troublant : je me suis demandé si le type était fou. Au final c'était moi le fou, parce que le pire c'est que ça marche : on finit par se comprendre.
Au final j'ai eu 2/3 rencontres sympas avec des gens vraiment attachants. Je pense aux locaux, mais aussi à un groupe d’alpiniste, et surtout à 1 gars qui emmenait sa maman en vacances... des gens gentils, mais gentils... Et j'aime trop les gentils... (Par contre, je ne peux pas m'empêcher de le dire, mais j'ai un petit bémol pour... les français ! Enfin "certains français" parce qu'évidemment tout le monde n'est pas à mettre dans le même panier. Mais les moins sympas et ceux qui manquent le plus d'humilité, c'était toujours nos compatriotes... Et ça m'a fait un peu de la peine).

Bref, c'était super chouette... J'étais aux anges tous les jours sauf 1 très morose à cogiter sur des conneries (mais c'est aussi ce que j’étais allé chercher là-bas). Je me suis régalé tout seul avec ma petite tente et ma petite voiture. Qu'un regret : Ne plus avoir la force de changer de camping pour aller poser ma tente chez les mapuches... Tout seul j'étais vraiment fatigué sans mes cuisiniers, et le "confort" de Junin était appréciable le soir quand je rentrais tard et que j'avais la fainéantise de préparer à manger...

Enfin, c'est aussi grâce à vous que j'ai vécu cette semaine là, alors je vous remercie encore. Continuez bien votre trip, et continuez à nous faire rêver. Parce que vous faites envie à un paquet de monde, et de mon côté c’est encore pire depuis que je vous ai croisé là-bas… Torres del Paine, Terra Del Fuego, et surtout « le temps ». Le temps d’être là-bas et de le laisser filer pour profiter vraiment des paysages et des rencontres. Vous devez peut-être compter votre argent tous les jours, mais votre luxe c’est ce temps là, la seule chose qui vous permette une vraie immersion dans ces pays. Alors continuez à savourer pour nous. "

vendredi 1 avril 2011

On bouge tout le temps!

Desole de ne pas vous donner de nouvelles plus regulierement, mais trop de choses a vivre et pas assez de temps sur Internet...en même temps c'est plutôt bon signe, c'est qu'on ne s'ennuie pas!

On part pour le Bresil, et demain on sera a Belem a l'embouchure de l'Amazone pour notre derniere et longue etape sur le cours du fleuve.

On tachera de vous decrire nos dernieres peregrinations prochainement.

mercredi 16 mars 2011

Des nouvelles...

Apres quelques peregrinations en Terre de Feu et une remontee en stop digne d'un road-movie, nous sommes arrives a Buenos Aires. Pour les details faudra attendre un peu, parce que ce matin nous partons pour 15 jours de volntariat en Uruguay : on va sauver des tortues en se la coulant douce sur la plage! Pour ceux que ca interesse voila le lien de l'association : http://www.karumbe.org/web/index.htm

Hasta prunto!

samedi 5 mars 2011

Torres del Paine


Le massif que tout touriste patagon se doit d'avoir vu...on ne coupe pas à la règle et on prend le bus depuis Puerto Natales pour commencer une rando d'au moins 8 jours. C'est un peu moins l'aventure que nos autres longues randonnées parce que il y a des campings de partout. Mais on nous promet des vues magnifiques avec plein de pumas partout (on déconne). On va pas faire jour par jour mais plutôt par moment fort :

Les Torres, qui ont données leur nom au massif sont du même genre et de même origine que le Fitz Roy : trois immenses flêches de granit qui pointent vers le ciel. On n'a pas eu trop de chance puisque le matin où on a voulu faire le lever de soleil, il pleuvait... Mais le soir précédent on a eu droit à un beau spectacle avec le condor qui survolait le paysage...merci au syndicat d'initiative qui place toujours les condors aux bons endroits!

Pour ceux qui connaissent, on a fait le O et une partie du W, c'est à dire qu'on a fait le tour du massif en passant par les plus jolies vallées. C'est une rando un peu moins courrue que le fameux W. 8 jours de balades agréables parmis les forêts de Lenga, de steppe buissonnante, et de campings plein de moustiques. Des glaciers qui se jettent dans les lacs, une flore et une faune dont on ne se lasse pas et des tourbières très esthétiques. Bref, on se fait toujours autant plaisir.

Après une belle montée, on débouche sur un col au panorama extraordinaire : chaîne de montagnes enneigées au loin et l'immense glacier Grey que l'on surplombe et qui recouvre toute la vallée.

C'est fou ces fleuves de glace qui semblent couler mais qui sont en même temps immobile. On n'est vraiment pas dans la même echelle de temps. Le plus impressionnant c'est peut être de savoir que ce glacier provient du Campo Hielo Sur, la troisième plus grande masse glacière de la planète après l'Antarctique et le Groënland. D'ici, il est invisible mais quand on voit le gros glacier Grey qui n'en est qu'une infime partie... On se sent tout petit!

Une journée sous la flotte et le vent... la vraie tempête patagone! On est trempé jusqu'aux os, que du bonheur!

Enfin, on decouvre la troisiéme formation naturelle et spectaculaire du massif : les Cuernos. Ces montagnes sont bicolores : beige claire pour le granit et gris foncé pour la roche sédimentaire. C'est complétement fous! Et c'est très beau! On s'enfonce dans la vallée del Francès. On est content de dormir au dernier camping de la vallée : y'a que trois tentes, ca fait du bien! On discute avec deux filles qui voudraient tenter l'ascension d'une jolie face, mais le temps ne le permet pas... Nous on boit le panorama depuis le mirador. On a vraiment de la chance d'avoir une belle eclaircie au bon moment...Un cirque montagneux de toute beauté!

On voulait continuer vers une partie plus sauvage du parc que la plupart des touristes ignorent mais la pluie nous suit depuis la veille et on se démotive. Guillaume cherchera le puma jusqu'au bout mais le coquin reste invisible.

Et c'est en ce huitième jour que nous rentrons pour Puerto Natales. Mine de rien on a eu de la chance avec le temps car la semaine qui a suivie n'a été que pluie et nuages. En résumé : paysages de folie à gogo et bonnes marches, c'était jolie ce Parc! Et ce parc est tellement frequente, que c'est difficile de ne pas faire de rencontres...mais toujours sympathiques. Pour nous ce sera trois autres français, deux hollandais, deux chiliens, une suisse et une mexicaine ! Un parc tres cosmopolite !

A tous les gens qui s'arretent pour prendre les auto-stoppeurs

Merci à Rosemary qui nous a permis de rencontrer Alberto d'Osorno
Merci à ce camioneur qui nous a descendu le long de la Panamericaine
Merci à nos deux francais voyageurs qui nous ont amenes a Villarica
Merci à cette femme entrepreneuse qui nous a pris deux fois a travers Chiloë
Merci a ces deux fonctionnaires qui nous ont avancés jusqu'à la frontière argentine
Merci à toute la grande famille de Conception qui s'est un peu tassée dans le camping car, appitoyée par nos 4 heures d'attente à la frontière et qui a partagée leur repas avec nous
Merci à Victor et sa femme qui nous ont sauvés d'une nuit dans la pampa et nous ont emmenés a El Chalten...et au petit Franciscom leur bebe, qui n'a pas arrêté de nous sourire!
Merci à ce commercial qui nous a ramené a El Calafate
Merci à Carlos Ferreira qui nous a fait partager sa passion pour les bons assados autour d'un feu de camp aprés une journée de pêche avec son fils...les bonheurs simples de la vie, quoi!
Merci à cet ingénieur qui nous a conduit jusqu'à Rio Turbio en nous expliquant la gestion de l'énergie en Argentine
Merci à ces deux travailleurs de la route (bientôt de l'asphalte en Terre de Feu Chilienne!) qui nous ont fait traverser la pampa et dont le chef a dragué Virginie devant Guillaume ! Mais heureusement qu'elle prefere les argentins aux chiliens (et un français accessoirement)!
Merci à ce couple fasciné par notre voyage, qui nous a évité une nuit à la frontière argentine en Terre de Feu
Merci à ce papa et son gamin qui n'ont pourtant presque pas parlé...mais y'a pas toujours besoin de mots pour être généreux!
Merci à ce jeune homme qui nous a fait partager son amour pour sa région, son village et nous a raconté plein de choses jusqu'à Ushuaïa
...le stop n'est pas encore fini pour nous...a suivre !

Merci enfin à tous ceux qu'on oublie mais qui nous ont accompagnés un bout de chemin...à moins que ce ne soit l'inverse?...