Andante

Definition française : Adv. Selon un tempo modéré
Définition espagnole : Adj. Errant

vendredi 6 mai 2011

Remontée de l'Amazone (1)

Première partie : de Bélem à Manaus

le trajet durera 5 jours. On tenait à faire ce trajet en hamac, mais à force de nous faire peur (vol de bagages, agressions, etc...) notre amie Daniela, qui connaît son pays mieux que nous, nous a convaincu de prendre une cabine. Ça nous revient 2 fois plus cher mais comme on n'a quasiment rien dépensé pendant notre semaine en ville, on peut se le permettre.

Bref nous embarquons sur notre fier navire (après s'être fait escroqué de 20 réals a l'embarquement, parce qu'on nous a fait payer une taxe qui n'existait pas...les salopards). A peine mis un pied sur le bateau, on commence à se faire accoster par les autres passagers : hola, tudo bem ? De que pais ? etc... ! bref, on s'installe dans notre cabine et on monte sur le pont supérieur pour faire connaissance. L'ambiance est déjà bien engagée : les baffles à fond les ballons nous font fibrer sur un rythme de samba, les bières sont déjà bien entamées et nous voila adoptés ! Cette première soirée sera une mise en bouche pour les 5 journées qui suivront ! On est très vite séduit par l'accueil des Brésiliens et leur coté festif, mais peut être un peu trop aussi, quand au bout de 4-5 jours on se rendra compte que pour avoir un peu de tranquillité, il faut s'enfermer dans notre cabine (ce qui n’empêchera pas certains de frapper a notre porte !). Bref, notre espoir de lier contact avec les locaux a été comblé, les crayons de couleurs de Guillaume s'en souviennent encore ( les gamins ont adorés colorier les dessins de Guillaume !). Le défi d'apprendre la langue Brésilienne en 5 jours aussi ! On plaisante un peu, mais pour le coup, on a eu droit a un cours intensif : nos "profs" bourrés du matin au soir été très insistants et nous faisaient répéter sans cesse la même chose ! En plus des locaux, nous avons rencontrés un couple d'instit' retraité français, un italien et un sénégalais ! Eux moins effrayés que nous par les risques de vol étaient en hamac. On s'est bien vite rendu compte que la suite de notre voyage sur le fleuve se poursuivrait en hamac et non pas en cabine !

Mis à part l'ambiance sur le bateau, il y a celle du fleuve Amazone, de sa faune, de sa flore et de ses habitants.

On a passer 5 jours à contempler les berges, a se rendre compte qu'il peut aussi il y avoir du relief dans cette étendue, que la forêt est sans cesse changeante et que l'on peut y apercevoir une multitude d'oiseaux et même des singes !

L'activité du fleuve a aussi son charme : sa couleur café au lait et ses changements de couleur ( confluence avec d'autres cours d'eau de couleur plus sombre), observation de dauphins endémiques d'Amazonie (l'étrange dauphin rose et le dauphin gris). D'ailleurs l'Amazone ce n'est pas un simple fleuve, c'est une multitude de ramifications, tantôt étroite comme la Durance et tantôt large comme une "mer".

L'Amazone, c'est aussi un fleuve habité ! Les nombreuses maisons et petites communautés que nous avons longés et les villes où nous avons accostés, nous ont permis de nous rendre compte que ce n'est pas si vierge que ça ! Plus qu'habité, la présence humaine apporte de vraies scènes de vie : à bord de leurs canoës, les enfants abordent notre bateau en marche (en une manœuvre technique et dangereuse très impressionnante, pour nous autres touristes) pour vendre leurs produits, d'autres nous abordent et utilisent le bateau pour se déplacer de ville en ville et les enfants depuis les berges jouent dans les vagues d'étrave.

Bref, on a passé 5 jours sans trouver la moindre minute pour s'ennuyer (peut être que l'avis n'a pas été suivi par tous les autres touristes) et c'est décidé, on continue l'aventure jusqu'à Tabatinga en bateau lent et en hamac ! et malgré ce qu'on a pu lire dans d'autre blog, la bouffe effectivement peu variée ne nous a pas trop gêné (faut juste s'adapter aux horaires !).




mardi 3 mai 2011

Belem

Après avoir pris l'avion a Iguazu, nous nous rendons a Belem pour la dernière étape de notre voyage : l'Amazonie ! On est reçu chez une amie. Lorsque nous entrons dans son appartement, il est difficile de croire que la veille nous avons dormi sous les bancs de l'aéroport : elle vit dans un 700m² "de marbre et de dorures", au dernier étage d'un des plus hauts immeubles de la ville, terrasse avec piscine. Ce voyage nous réserve des contrastes étonnants, et c'est ça qui est bon! Nous passerons donc une semaine en la compagnie de Daniela et Marcello qui nous auront chouchoutés comme on ne l'avait pas encore été au cours de ce voyage : découverte de l'île de Mosqueiro et ses plages amazoniennes, degustation de tous les mets locaux et tous les fruits possibles et imaginables, les musées de la ville, la cave à vin de Marcello... Bref une semaine reposante et bien agréable, loin de tout ce que nous avion vécu jusqu'à présent ! Virginie profite des nombreux marchés artisanaux pour commencer à remplir nos sacs de souvenirs !
Merci encore à eux pour leur accueil et à Etienne d'avoir financé notre séjour à Belem (la facture ne devrait pas tarder !).

dimanche 1 mai 2011

Iguazu

Iguazu est un site internationalement connu pour ses fabuleuses chutes d'eau. Situé entre l'Argentine et le Brésil, Virginie qui y était déjà allé a convaincu Guillaume : on va y jeter un coup d’œil!
Au lieu de commencer par les cascades comme des gens normaux, on commence par un sentier de quelques km pour faire monter la pression et pour faire connaissance avec la forêt tropicale humide locale que nous retrouvons enfin (on l'avait quittée au Pérou il y a de cela fort longtemps!). On se fait plaisir en observant toucans, trogon, coucous, pics et une troupe de singes qui se pavanent juste devant nous pour notre plus grand plaisirs. On se régale à les voir évoluer dans les arbres avec leur 5 membres (la queue est préhensile!).


On observe nos premiers coatis, animal étrange, très curieux et opportuniste : dès qu'on froisse un bout de plastique ils arrivent tous à nos pieds. Les touristes les ont bien dressés à leur donner des chips et autres dégueulasseries humaines et ils ont parfaitement associé ce bruit à de la nourriture facile...un peu navrant. D'autant plus que les ptits ont le même reflexe...a croire que leur mère les nourissent au lait en poudre de chez Nestlé !

Et puis ça y est, c'est l'heure d'aller voir ces fameuses chutes d'eau. Et effectivement c'est un spectacle époustouflant. Ça ne sert pas à grand chose de décrire de l'eau qui tombe...les photos pourront éventuellement vous évoquer un peu de la magie du site mais c'est du "son et lumière" interactif (on est complètement trempé quand on passe à certains belvédères, ce qui est agréable vu la chaleur tropicale qui règne ici). Bref on balade parmi les passerelles, aménagement plutôt bien réussi et intégré. Toutes les perspectives sont belles et on ne se lasse pas une seule seconde de déambuler face à ces cascades. En plus de ça, l'ambiance est magnifique, avec une multitude de papillons (Guillaume n'en a sans doute jamais vu autant de différents sur un même site, c'est dire!), un gros serpent, plein d'oiseaux, une végétation luxuriante...bref un magnifique endroit.

Évidemment dans ce genre de lieu magnifique et facilement accessible, les touristes se pressent en masse, ce qui peut éventuellement gâcher le plaisir. Mais finalement on arrivera à faire abstraction...sauf quand 3 groupes d'environ 40 personnes chacun décident de se faire prendre en photo devant les chutes juste devant le banc où on venait de s'arrêter pour casser la graine. Et aux abords des restos, les coatis pullulent : ils préfèrent le chocolat et les galettes, aux larves de coléos.
La journée passe et on veut la finir en beauté par la Garganta Del Diablo, c'est un peu comme une chasse d'eau mais en plus gros. pour s'y rendre on prend le petit train touristique sur 2 ou 3 km. Le spectacle de cette Gorge du Diable est pour nous le plus impressionnant car on est vraiment a coté de cet énorme chiotte (on a les images qu'on peut!). Du coup, on se prend des embruns qui nous trempent jusqu'aux os en deux secondes et le Dolby Digital Surround Strereo est vachement au point.

Mais c'est pas tout ça et il va falloir rentrer quand même. Pas d'bol on loupe le petit train qui nous ramène au centre et le prochain part dans une demi heure. Pas grave, on va faire la marche le long de la voie ferrée, on est plus a ça près.



A peu près à la moitié du chemin, Virginie interrompt brusquement Guillaume :"-Regarde !"
En même temps qu'elle dit ça elle réalise que la grosse bestiole qu'elle vient de voir à 40mètres devant nous n'est pas un mouton comme son cerveau a bien essayé de lui faire croire, mais un jaguar. Guillaume, lui, réalise immédiatement que c'est un jaguar qui vient de passer sur la voie ferrée et disparaître dans la forêt. Ça n'a duré que 2 secondes mais le rêve de Guillaume vient de se réaliser, voir un félin sauvage dans son milieu. Il est un peu tout fou et embrasse Virginie qui, un peu plus prudente, commence déjà à sortir le petit feuillet qu'on nous a donné à l'entrée du Parc "Que faire si vous rencontrez un jaguar?". Manifestement faut pas lui tourner le dos, faut le regarder dans les yeux et faire des grands gestes et du bruit.
Juste après avoir vu l'animal, un train est passé dans le sens inverse. Il a dû s'éloigner maintenant. Virginie propose de rebrouser chemin, l'idée de passer sur les traces du jaguar ne l'enchante pas. Mais Guillaume est assez serein et rassure Virginie, ça fait 30 ans qu'on lui dit que les animaux ont peur de l'Homme, ça doit être vrai et il doit être loin maintenant!...Mais il sort quand même machinalement son appareil photo "au cas où" et Virginie continue de lire le feuillet pour se rassurer !
Bien sûr, on n'a pas marché 30 mètres qu'on entend du bruit dans les fourrés, vraiment pas loin de nous...un peu comme si un jaguar se baladait dans les taillis...
Et évidemment la (très) grosse bête ressort à peu près là où on était y'a 30 secondes, s'immobilise a coté de la voie ferrée et nous regarde. Tout en reculant doucement, Guillaume prend le temps de faire 2 photos à la volée et de remarquer qu'il a un collier émetteur . L'information n'intéresse pas du tout Virginie qui s'est déjà bien éloignée en faisant des grands gestes et en faisant du bruits du genre "Guillaume dépêche toi, je crois qu'il a bougé!". A ce moment là, Guillaume n'est plus du tout serein et se presse de rejoindre Virginie sans jamais tourner le dos à l'animal. On s'éloigne tout en continuant a faire des grands gestes mais on a vraiment l'impression de lui faire "Coucou, on est là!"...En tout cas, lui, donne l'impression d'être intrigué par ces deux zigotos gesticulant. On finit par disparaître de son champ de vision, et donc lui du notre ; ce qui fait du bien car c'est pas évident de soutenir le regard d'un jaguar, croyez-nous! Lui n'aura finalement pas bougé.
A ce moment là on accélère le pas tout en regardant régulièrement derrière nous. Virginie peut enfin laisser les émotions sortir. Après avoir parcouru une bonne distance, Guillaume regarde les photos : y'en a une qui est toute floue, mais l'autre...ce sera sans doute l'une des meilleurs photos de toute sa vie!
Arrivés enfin à la petite gare, on informe immédiatement les gens du Parc. Ils semblent prendre la chose avec une relative légèreté. Mais la photo semble faire son petit effet et ils passent quelques coups de talkie-walkie : on est expressément invités à aller voir les gardes-parcs. Il faut donc continuer à marcher sur cette voie ferrée. Malgré l'affluence de touristes qui nous entourent désormais, on a du mal à ne pas regarder tout autour de nous au moindre bruit.
Finalement les gardes-parcs nous apprendront que c'est exceptionnel de voir un tel animal, qui plus est à cette heure de la journée et dans un site aussi fréquenté. L'an dernier ils ont marqué 5 individus dont le notre (de nuit et avec des chasseurs professionnels !), ce qui explique la présence du collier. On a demandé s'ils pouvaient nous donner quelques information sur cet individus...on attend encore.


(photo brute au 300mm, non recadrée)


Vous l'aurez compris, cette rencontre a été le moment le plus intense de notre voyage. Ca restera notre seul sujet de conversation pour les jours suivants. Pour Virginie, il aura fallu un peu de temps pour que ce moment très spécial se convertisse en un bon souvenir. Pour Guillaume, vous connaissez le bonhomme...

vendredi 8 avril 2011

Esteros del Ibera

Nous revoila en Argentine après avoir traversé l'Uruguay. Pas facile de se rendre dans cette réserve mais on a la chance de rencontrer deux allemandes qui ont le même projet, du coup on peut se permettre de louer un 4x4 pour pas trop cher et éviter d'attendre une journée entière dans un bled pas forcément intéressant. Bref nous voila en voiture , et on s'approche de Pellegrini, un petit village perdu au milieu d'une region humide incroyablement grande. Première bestiole bizarre : un Capibara qui traverse la route. Cet animal est le plus gros rongeur au monde...un rat de 80 cm au garot! Mais trop mignon...L'emblème des zones humides d'Amérique du Sud. Un peu plus loin c'est une grosse araignée, genre tarentule de bonne taille que nous eclairons dans les phares. Enfin en arrivant aux quartier des Gardes-Parcs, on apercoit un chat de Geoffroy. Il est tranquille, une femelle semi-domestique d'après notre chauffeur, et d'une beauté prodigieuse. On espère pouvoir le revoir le lendemain, de jour.
On arrive vers 23h dans une petite "Posada" pas chère et on s'endort bien vite après un plat de pâtes bien mérité...

Le lendemain matin Guillaume se lève aux aurores pour profiter le plus possible des richesses des environs. C'est qu'en deux petites heures de balade il aura vu un nombre incroyable d'oiseaux, des Capibaras, des cerfs des marais, pleins de papillons et des nuées de libellules. Cerise sur le gateau : des caimans pointent le bout de leurs longs museaux plein de dents dans le moindre marais... On refait la balade tous ensemble et on rajoute des singes hurleurs, une autre espèce de cerf, d'autres espèces d'oiseaux, un serpent, de très jolies araignées, des papillons morphos...le paradis quoi! En plus on revoit notre chat de Geoffroy...et ses deux petits! Aussi familiers que des chats domestiques mais avec ce petit air de panthère qui les rendent extraordinaires. L'une des plus belles choses au monde pour Guillaume...

On enchaîne directement par une sortie en barque. Au programe : un anaconda (seulement 1m50 mais déjà bien musculeux!) des bébés anacondas qui font peur a Virginie, plein de caimans (des bébés de 15cm a des gros individus de près de 2 m) que l'on peut approcher de près, des Jacanas (sorte de poules d'eau qui possède d'immenses orteils lui permettant de marcher sur la végétation aquatique flottante)...et une ambiance incroyable. Les scènes de vie sauvage, entre les familles de Capibaras, les cerfs qui paissent et les caimans qui se dorent au soleil, sont magnifiques.

Pas de temps à perdre puisque demain on repart : dès la nuit tombée on part en excursion pour observer la faune nocturne. On devait le faire en barque puis a pieds mais finalement on se contentera d'une excursion en camion...Il n'empêche qu'on voit deux espèces de tatous, des viscaches de plaine et quelques oiseaux nocturnes. On rentre tard après s'en être vraiment mis plein la vue en une seule journée!

Le deuxième jour Guillaume refait la même balade que la veille et redécouvre sensiblement les mêmes beautés...sans s'en lasser! Finalement on part avec un autre 4x4 pour Posada d'oú on attrappe un bus qui nous conduit a Puerto Iguazu.

On ne savait pas trop á quoi s'attendre au cours de ce petit arrêt dans cette réserve, et on n'a vraiment pas été décus! Pas excessivement touristique (surtout en cette saison) et une nature exhubérante, un très joli coin à recommander!

Karumbe

Apres une journee de transport (bateau et bus), nous voila a la coronilla a 20 km de la frontiere bresilienne. C'est un petit village d´Uruguay de bord de mer, ou l'association Karumbe a pris ses quartiers.

Karumbe c'est quoi ?
C'est une association qui protege la biodiversité des cotes uruguayennes via la protection des tortues marines. Sur ces cotes on y trouve principalement des jeunes tortues vertes qui viennent s'alimenter. Le problème est que les pauvres bêtes avalent autant de déchêts que d'algues. Du coup l'asso recupère régulièrement des tortues echouées sur la plage en vue de les soigner et, avec un peu de chance, de les relacher dans leur milieu. En plus de cela, un post-doctorant fait une étude sur les populations de tortues en Uruguay.

Ce que l'on y a fait :
Les benevoles touchent a pleins d'activité différentes, et c'est une démarche qui nous a beaucoup plus :

-Rehabilitation des tortues blessées = On se prend pour des infirmiers en les transfusant, les nourrissant par l'anus (!), en changeant l'eau de leurs piscines...On en prend bien soin en espérant que les saloperies qu'elles ont ingurgitées se resorberont.

-Necropsie = Malheureusement malgré tous nos efforts, plus de 90% des tortues ne reverront jamais leur océan...Histoire de ne pas être mortes pour rien, on leur ouvre la bidoche pour connaitre la raison de leur mort...en tripatouillant leurs intestins on se rend compte que c'est une poubelle a part entiere ! Ca nous permet d'ouvrir les yeux et on ne regardera plus les plastiques qui trainent au sol de la même manière.

- Observation et comptage de tortue : ca consiste a dire "tortuga" chaque fois qu'on voit une tête sortir de l'eau, depuis notre mirador d'observation, et de faire une estimation du nombre de tortues vues sur une periode de 3 heures. Ces données seront traitées statistiquement pour optenir une estimation du nombre de tortues qui viennent s'alimenter sur les sites d'observation.

- Capture et bagage : on capture des tortues directement dans l'eau a l'aide d'un fillet. On les mesure, les identifie, leur preleve un echantillon d'ADN et on les bague...le meilleur c'est a la fin : chaqu'un a sa tortue et une course s'organise. La première et la dernière a disparaitre dans l'eau paient leur coup a boire !

- Il y a aussi des sessions de surveillance sur la plage (de 5km a 20km de balade sur la plage). Les animaux echoués sont identifiés et localisés...si des tortues sont encore vivantes, elles sont ramenées au centre. Cette année plus de 80 tortues ont été soignées au centre, c'est beaucoup plus que les autres années : ça n'augure rien de bon !

- Dernière activité, l'éducation a l'environnement. Un festival est organisé avec les écoles des villages alentours et des visites du centre aussi.


La vie en communauté a Karumbe

Nous étions une grosse vingtaine de personnes, bénévoles de tous pays et permanents. Le quotidien été agréable avec des echanges fructueux, des fiestas regulières (pour ceux qui connaissent : le festival des cerises 2 a rattrapé Virginie lors d'une soirée d'anniversaire !). Merci a Nico, Molly et Mik, les trois français et demi avec lesquels on a passé le plus de temps...et avec lesquels on a preparé des crêpes pour vingt personnes.


Après dix jours passés au centre de Karumbe, nous reprenons notre sac a dos en direction de l'Argentine pour la reserve de l'Esteros del Ibera.


Buenos Aires

Nous voila dans l'immense capitale Argentine. Dans ce pays, 1 habitant sur 3 habite ici. Et nous, on se retrouve au milieu de tout ce monde. Guillaume abandonne vite la gestion du séjour a Virginie qui est toute contente de retrouver cette ville oú elle y a déjà passée 5 mois...il y a 5 ans de cela.

La chaleur et l´humidité nous scotchera litteralement au sol et on ne s´attardera pas trop pour trouver un hotel. Mais quel hotel !!! Mi-hotel de passe, mi-habitat precaire, on y trouvera une petite chambre très economique non loin des toilettes, ou Virginie demandera a Guillaume de l´accompagner a chaque fois qu´elle en aura besoin. Les regards un peu suspects des hommes ne la rassurent qu´a moitié !

Pour ne pas trop effrayer Guillaume, Virginie lui propose de commancer par la visite de la reserve naturelle de Puerto Madero, ou les oiseaux en abondance le tranquiliseront pour trois prochains jours.

Le lendemain, nous changerons de quartier pour partager la chambre de Guillermo (rencontre sur coushsurfing) avec 3 autres personnes (deux colombiennes et un americain)...le tout dans la grande maison de ses parents qui n´ont l´air d´être qu'a moitie au courant de ce qu'il se passe dans la chambre de leur fils ! L'ambiance y est agreable, bonne premiere experience de coushsufing.

Nous visitons la gande ville de Buenos Aires et ses musees, et avec un brin de nostalgie Virginie emmene Guillaume dans tous les recoins de la ville : "tu vois c'est dans ce resto que je mangeais souvent, c'est ici qu'on y boit la meilleure bière, dans ce jardin j'y allais pour mon jogging, ce marché artisanal je l'ai pillé de nombreuses fois et ce musee je l'adore on y trouve les peintures de Berni...".

Bref, Guillaume dit avoir usé ses semelles jusqu'au sang et Virginie est contente de revivre un bref instant son experience a la capitale. Notre sejour prend fin un peu plus tôt que prévu, on doit rejoindre la Coronilla en Uruguay pour demarrer un volontariat d'une dizaine de jours avec l'association Karumbe.

On retrouvera avec plaisir Mathieu et Sandrine, de retour de leur periple en stop depuis Ushuaia, avant notre départ imminent pour l'Uruguay.

jeudi 7 avril 2011

La remontée fantastique a Bueno Aires

Resumé de l'episode précdent : On a mis presque toute une journée pour faire environ 300km, d'Ushuaia à la frontière argentine, toujours en Terre de Feu.

On se donne encore 10 minutes avant d'abandonner et se préparer a manger.
Le premier coup de chance arrive : un voiture peut prendre notre allemande jusqu'à Porvenir...et dans le même temps, nous donne les trois sandwichs qu'ils ont et qui ne pourront pas passer a la frontière. Et voila notre repas du soir qui nous tombe tout cuit dans les mains! A peine a-t-on finit de manger qu'une camion amenagé avec un jeune couple au volant s'arrête. Francesca, notre italienne toujours positive dit a Virginie, allez on essaie avec eux! Et c'est lá que le miracle s'accomplit : "ok, pas de problème, on allait vous le proposer!"

C'est le début d'un super road movie qui commence. On entre dans leur petit camion, on peut s'asseoir sur le lit et les petites chaises pliantes : le grand luxe ! Nous voila trois a l´arriere du camion en direction de Rio Gallegos, notre premiere etape.
Apres le passage des frontieres, on embarque deux nouveaux compatriotes : un jeune couple de français en sac a dos (Coralie et Nicolas).

On sympatise tres rapidement tous les sept et notre chauffeur nous propose de continuer le voyage avec eux jusqu´a Puerto Madryn (quelque 2000km plus au nord). La destination convient a tout le monde, même si on a encore du mal a y croire. cette longue journee se terminera a 3 heures du mat´ autour d´un barbeuc.

Les 3 jours qui se succederont nous ameneront jusqu´a Viedma, ou nous prendrons un bus pour achever les 1000 petits kilometres qui nous separent encore de Buenos Aires.

3 journees un peu folles en tres bonne compagnie : style voyage organisé, improvisé et privé (arrêts aux plages, camping nature, arrêts photos animalieres, jeux de dés a l´arriere du camion et barbeuc´ tous les soirs !). On remercie encore Adrian et Melina pour cette virée incroyable sur la ruta 3.


Apres une nuit et une demi-journee de bus, on arrivera a Buenos Aires, ou l´ambiance chaude et humide nous clouera au sol en revenant d´Ushuaia.


P.S : on se rendra compte de l´incroyable chance qu´on a eu en confrontant le parcours en stop sur le meme trajet de Sandrine et Mathieu (http://unpetittourenameriques.en-escale.com/argentine_p8152.html)