Andante
Définition espagnole : Adj. Errant
vendredi 6 mai 2011
Remontée de l'Amazone (1)
mardi 3 mai 2011
Belem
Merci encore à eux pour leur accueil et à Etienne d'avoir financé notre séjour à Belem (la facture ne devrait pas tarder !).
dimanche 1 mai 2011
Iguazu
Au lieu de commencer par les cascades comme des gens normaux, on commence par un sentier de quelques km pour faire monter la pression et pour faire connaissance avec la forêt tropicale humide locale que nous retrouvons enfin (on l'avait quittée au Pérou il y a de cela fort longtemps!). On se fait plaisir en observant toucans, trogon, coucous, pics et une troupe de singes qui se pavanent juste devant nous pour notre plus grand plaisirs. On se régale à les voir évoluer dans les arbres avec leur 5 membres (la queue est préhensile!).

Et puis ça y est, c'est l'heure d'aller voir ces fameuses chutes d'eau. Et effectivement c'est un spectacle époustouflant. Ça ne sert pas à grand chose de décrire de l'eau qui tombe...les photos pourront éventuellement vous évoquer un peu de la magie du site mais c'est du "son et lumière" interactif (on est complètement trempé quand on passe à certains belvédères, ce qui est agréable vu la chaleur tropicale qui règne ici). Bref on balade parmi les passerelles, aménagement plutôt bien réussi et intégré. Toutes les perspectives sont belles et on ne se lasse pas une seule seconde de déambuler face à ces cascades. En plus de ça, l'ambiance est magnifique, avec une multitude de papillons (Guillaume n'en a sans doute jamais vu autant de différents sur un même site, c'est dire!), un gros serpent, plein d'oiseaux, une végétation luxuriante...bref un magnifique endroit.
Évidemment dans ce genre de lieu magnifique et facilement accessible, les touristes se pressent en masse, ce qui peut éventuellement gâcher le plaisir. Mais finalement on arrivera à faire abstraction...sauf quand 3 groupes d'environ 40 personnes chacun décident de se faire prendre en photo devant les chutes juste devant le banc où on venait de s'arrêter pour casser la graine. Et aux abords des restos, les coatis pullulent : ils préfèrent le chocolat et les galettes, aux larves de coléos.Mais c'est pas tout ça et il va falloir rentrer quand même. Pas d'bol on loupe le petit train qui nous ramène au centre et le prochain part dans une demi heure. Pas grave, on va faire la marche le long de la voie ferrée, on est plus a ça près.
A peu près à la moitié du chemin, Virginie interrompt brusquement Guillaume :"-Regarde !"
En même temps qu'elle dit ça elle réalise que la grosse bestiole qu'elle vient de voir à 40mètres devant nous n'est pas un mouton comme son cerveau a bien essayé de lui faire croire, mais un jaguar. Guillaume, lui, réalise immédiatement que c'est un jaguar qui vient de passer sur la voie ferrée et disparaître dans la forêt. Ça n'a duré que 2 secondes mais le rêve de Guillaume vient de se réaliser, voir un félin sauvage dans son milieu. Il est un peu tout fou et embrasse Virginie qui, un peu plus prudente, commence déjà à sortir le petit feuillet qu'on nous a donné à l'entrée du Parc "Que faire si vous rencontrez un jaguar?". Manifestement faut pas lui tourner le dos, faut le regarder dans les yeux et faire des grands gestes et du bruit.
Juste après avoir vu l'animal, un train est passé dans le sens inverse. Il a dû s'éloigner maintenant. Virginie propose de rebrouser chemin, l'idée de passer sur les traces du jaguar ne l'enchante pas. Mais Guillaume est assez serein et rassure Virginie, ça fait 30 ans qu'on lui dit que les animaux ont peur de l'Homme, ça doit être vrai et il doit être loin maintenant!...Mais il sort quand même machinalement son appareil photo "au cas où" et Virginie continue de lire le feuillet pour se rassurer !
Bien sûr, on n'a pas marché 30 mètres qu'on entend du bruit dans les fourrés, vraiment pas loin de nous...un peu comme si un jaguar se baladait dans les taillis...
Et évidemment la (très) grosse bête ressort à peu près là où on était y'a 30 secondes, s'immobilise a coté de la voie ferrée et nous regarde. Tout en reculant doucement, Guillaume prend le temps de faire 2 photos à la volée et de remarquer qu'il a un collier émetteur . L'information n'intéresse pas du tout Virginie qui s'est déjà bien éloignée en faisant des grands gestes et en faisant du bruits du genre "Guillaume dépêche toi, je crois qu'il a bougé!". A ce moment là, Guillaume n'est plus du tout serein et se presse de rejoindre Virginie sans jamais tourner le dos à l'animal. On s'éloigne tout en continuant a faire des grands gestes mais on a vraiment l'impression de lui faire "Coucou, on est là!"...En tout cas, lui, donne l'impression d'être intrigué par ces deux zigotos gesticulant. On finit par disparaître de son champ de vision, et donc lui du notre ; ce qui fait du bien car c'est pas évident de soutenir le regard d'un jaguar, croyez-nous! Lui n'aura finalement pas bougé.
A ce moment là on accélère le pas tout en regardant régulièrement derrière nous. Virginie peut enfin laisser les émotions sortir. Après avoir parcouru une bonne distance, Guillaume regarde les photos : y'en a une qui est toute floue, mais l'autre...ce sera sans doute l'une des meilleurs photos de toute sa vie!
Arrivés enfin à la petite gare, on informe immédiatement les gens du Parc. Ils semblent prendre la chose avec une relative légèreté. Mais la photo semble faire son petit effet et ils passent quelques coups de talkie-walkie : on est expressément invités à aller voir les gardes-parcs. Il faut donc continuer à marcher sur cette voie ferrée. Malgré l'affluence de touristes qui nous entourent désormais, on a du mal à ne pas regarder tout autour de nous au moindre bruit.
Finalement les gardes-parcs nous apprendront que c'est exceptionnel de voir un tel animal, qui plus est à cette heure de la journée et dans un site aussi fréquenté. L'an dernier ils ont marqué 5 individus dont le notre (de nuit et avec des chasseurs professionnels !), ce qui explique la présence du collier. On a demandé s'ils pouvaient nous donner quelques information sur cet individus...on attend encore.
(photo brute au 300mm, non recadrée)
Vous l'aurez compris, cette rencontre a été le moment le plus intense de notre voyage. Ca restera notre seul sujet de conversation pour les jours suivants. Pour Virginie, il aura fallu un peu de temps pour que ce moment très spécial se convertisse en un bon souvenir. Pour Guillaume, vous connaissez le bonhomme...
vendredi 8 avril 2011
Esteros del Ibera
Karumbe
Karumbe c'est quoi ?
C'est une association qui protege la biodiversité des cotes uruguayennes via la protection des tortues marines. Sur ces cotes on y trouve principalement des jeunes tortues vertes qui viennent s'alimenter. Le problème est que les pauvres bêtes avalent autant de déchêts que d'algues. Du coup l'asso recupère régulièrement des tortues echouées sur la plage en vue de les soigner et, avec un peu de chance, de les relacher dans leur milieu. En plus de cela, un post-doctorant fait une étude sur les populations de tortues en Uruguay.
Ce que l'on y a fait :
Buenos Aires
La chaleur et l´humidité nous scotchera litteralement au sol et on ne s´attardera pas trop pour trouver un hotel. Mais quel hotel !!! Mi-hotel de passe, mi-habitat precaire, on y trouvera une petite chambre très economique non loin des toilettes, ou Virginie demandera a Guillaume de l´accompagner a chaque fois qu´elle en aura besoin. Les regards un peu suspects des hommes ne la rassurent qu´a moitié !
Pour ne pas trop effrayer Guillaume, Virginie lui propose de commancer par la visite de la reserve naturelle de Puerto Madero, ou les oiseaux en abondance le tranquiliseront pour trois prochains jours.
Le lendemain, nous changerons de quartier pour partager la chambre de Guillermo (rencontre sur coushsurfing) avec 3 autres personnes (deux colombiennes et un americain)...le tout dans la grande maison de ses parents qui n´ont l´air d´être qu'a moitie au courant de ce qu'il se passe dans la chambre de leur fils ! L'ambiance y est agreable, bonne premiere experience de coushsufing.
Nous visitons la gande ville de Buenos Aires et ses musees, et avec un brin de nostalgie Virginie emmene Guillaume dans tous les recoins de la ville : "tu vois c'est dans ce resto que je mangeais souvent, c'est ici qu'on y boit la meilleure bière, dans ce jardin j'y allais pour mon jogging, ce marché artisanal je l'ai pillé de nombreuses fois et ce musee je l'adore on y trouve les peintures de Berni...".
Bref, Guillaume dit avoir usé ses semelles jusqu'au sang et Virginie est contente de revivre un bref instant son experience a la capitale. Notre sejour prend fin un peu plus tôt que prévu, on doit rejoindre la Coronilla en Uruguay pour demarrer un volontariat d'une dizaine de jours avec l'association Karumbe.
On retrouvera avec plaisir Mathieu et Sandrine, de retour de leur periple en stop depuis Ushuaia, avant notre départ imminent pour l'Uruguay.
jeudi 7 avril 2011
La remontée fantastique a Bueno Aires
On se donne encore 10 minutes avant d'abandonner et se préparer a manger.
Le premier coup de chance arrive : un voiture peut prendre notre allemande jusqu'à Porvenir...et dans le même temps, nous donne les trois sandwichs qu'ils ont et qui ne pourront pas passer a la frontière. Et voila notre repas du soir qui nous tombe tout cuit dans les mains! A peine a-t-on finit de manger qu'une camion amenagé avec un jeune couple au volant s'arrête. Francesca, notre italienne toujours positive dit a Virginie, allez on essaie avec eux! Et c'est lá que le miracle s'accomplit : "ok, pas de problème, on allait vous le proposer!"
C'est le début d'un super road movie qui commence. On entre dans leur petit camion, on peut s'asseoir sur le lit et les petites chaises pliantes : le grand luxe ! Nous voila trois a l´arriere du camion en direction de Rio Gallegos, notre premiere etape.
Apres le passage des frontieres, on embarque deux nouveaux compatriotes : un jeune couple de français en sac a dos (Coralie et Nicolas).
On sympatise tres rapidement tous les sept et notre chauffeur nous propose de continuer le voyage avec eux jusqu´a Puerto Madryn (quelque 2000km plus au nord). La destination convient a tout le monde, même si on a encore du mal a y croire. cette longue journee se terminera a 3 heures du mat´ autour d´un barbeuc.
Les 3 jours qui se succederont nous ameneront jusqu´a Viedma, ou nous prendrons un bus pour achever les 1000 petits kilometres qui nous separent encore de Buenos Aires.
3 journees un peu folles en tres bonne compagnie : style voyage organisé, improvisé et privé (arrêts aux plages, camping nature, arrêts photos animalieres, jeux de dés a l´arriere du camion et barbeuc´ tous les soirs !). On remercie encore Adrian et Melina pour cette virée incroyable sur la ruta 3.
Apres une nuit et une demi-journee de bus, on arrivera a Buenos Aires, ou l´ambiance chaude et humide nous clouera au sol en revenant d´Ushuaia.
P.S : on se rendra compte de l´incroyable chance qu´on a eu en confrontant le parcours en stop sur le meme trajet de Sandrine et Mathieu (http://unpetittourenameriques.en-escale.com/argentine_p8152.html)