Oulala, on est en retard! Tachons de nous souvenir de touuut ce qu'on a fait depuis quasi un mois...
Apres avoir fete le passage vers la nouvelle annee avec nos amis francais et suisse, nous avon passe le premier de l'an au bord d'une petite lagune sur-salee...du genre comme Obelix dans la mer Morte : on flottait comme les filles de la natation synchronisee, sans efforts, trop facile!
C'etait notre derniere sortie en velo, le lendemain on se separait avec tristesse de nos deux bolides qui nous auront accompagnes a travers tout l'altiplano. Simple pietons, nous devons reprendre le bus pour traverser le Chili.
Premiere etape, La Serena. Belle ville agreable, avec de jolies places ombragees ; et surtout le point de depart pour la visite de deux endroits. D'abord une soiree dediee a l'observation des etoiles dans un observatoire. On a appris a reconnaitres plein de constellation, etoiles et nebuleuses propre a cet hemisphere, et surtout a admirer au telescope des etoiles doubles, des amas, des nebuleuses...bref une super soiree!
Le lendemain matin, apres 5 heures de sommeil, nous nous sommes rendu a Punta de Chorro, petit village de bord de côte, pratiquement pas touristique. Sur la route on a pu admirer nos premiers Guanacos...un peu comme des vigognes mais en plus baleze. Camping au bord de la plage, loutres de mer, manchots dans l'eau, plein de piafs, balade au bord de l'eau...week end plutôt agreable!
Deuxieme etape : Valparaiso. Cette ville est a Marseille ce que Santiago est a Paris, en tout cas c'est ce qui se dit. Mais ca ne restera qu'une visite eclair. En effet nous sommes arrives au petit matin apres une nuit de bus, on a cherche pendant deux heures une petite pension pas chere...mais ca n'existe pas ici! Lasses, et puis finalement on a fait le tour du centre de la ville, on decide de continuer jusqu'a Santiago. Dommage, la ville avait l'air sympa..pour une fois que Guillaume trouvait une ville jolie...Tant pis!
Deuxieme etape (bis) : Santiago du Chili! Deux jours de balade citadine, decouverte de musees, quartier bohême, places, magasins (Virginie n'y trouvera pas de petite jupe). On a bien apprecie (Même si Guillaume etait plus epuise a la fin d'une journee en ville qu'apres une rando de 10 jours dans la cordillere...).
Andante
Definition française : Adv. Selon un tempo modéré
Définition espagnole : Adj. Errant
Définition espagnole : Adj. Errant
lundi 24 janvier 2011
vendredi 7 janvier 2011
...et l'aventure sud Lipezienne
C'est parti sur les routes a fonds les ballons avec notre super 4x4! On traverse le salar de Chinguna (un truc comme ca) et on arrive rapidement en vue du volcan Ollague. 5960m sur la balance et une jolie fumerolle qui montre que ca bouillonne la-dessous! Tres joli mirador pour contempler tout ca...on en profite parce que tres rapidement le coin est envahi par plein d'autres vilains touristes..comme nous (argh, nous ne sommes que de vulgaires touristes! Fini l'epoque des cyclistes aventuriers!) Guillaume s'extasie devant un coussin de Llarettas (attendez les photos!). On reprend la piste en direction de 4 lagunes, toutes plus belles les unes que les autres, avec des couleurs differentes...et plein de piafs, dont des flamants dans tous les sens. Trois especes differentes et c'est pas les mémes qu'en Camargue! On ne se lasse pas un instant de ces paysages de cartes postales : volcans, deserts divers et varies, lagunes, flamants, vigognes, renards...magique! On passe par l'incontournable "arbre de pierre", une formation geologique (resurgence de lave erodee bizarrement). On traverse egalement le desert de Siloli, oú on se dit que ca aurait vraiment ete difficile avec nos velos ! Sable, montees lonnnngues, pierres, routes bosselees et ventee. Pire que le col des Tempete au Ventoux! On termine en beaute avec la Laguna Colorada, rouge et blanche, pleine de flamants (encore?!)...Paysages incroyables. Mais tout ca n'est finalement qu'une sortie d'agence de tourisme classique, dommage qu'il n'y ait pas la magie de la decouverte...en velo! Le soir Guillaume tente un affut pour observer le chat des Andes, un felin mythique (l'un des plus rare du moonnnnde!)...mais non...Tant pis! Faut rentrer, il fait nuit et tres tres froid (on est quand meme a plus de 4500m!).
Le lendemain, 31 janvier, on se leve a 4h30 du mat'...dur! Apres une petite heure de 4x4, on se retrouve devant des geysers. La premiere fois qu'on voit ca, c'est tres impressionnant : la Terre est vivante! On se balade autour de fumerolles, de trous qui bloblottent et qui sentent l'oeuf pourri, trop genial! Avec le leve de soleil on a l'impression d'assister au premier matin du monde, magique! Mais malgre les fumees chaudes qui s'en degagent, on est a 4900m et il fait tres tres froid et la voiture vient nous recuperer pour nous amener a...des sources thermales! Apres un bon p'tit dej, on se risque a se depoiler (non, on a garde les sous-vetements!) et a s'immerger dans cette piscine naturelle d'eau chaude. 2°C dehors et 40°C dedans...Trop bon! On regarde notre peau se fletrir pendant plus d'une demi heure! Mais faut bien en ressortir, c'est qu'on n'est pas d'ici nous! La suite du periple nous fait traverser le desert de Dali (desert de sable multicolore avec des blocs rocheux disposes au hasard) pour arriver finalement a la Laguna Verde dominee par le volcan Licancabur (On aurait bien aime le gravir pour le premier de l'an, mais non...). Paysage magnifique pour une enieme fois, encore une carte postale! Mais elle se reduit cette jolie lagune et Sandro, notre chauffeur, pense qu'elle n'en a plus que pour quelques annees avant de s'assecher completement...putain de rechauffement climatique!
Nous disons adieux a nos compagnons de route et a Sandro qui nous depose a la frontiere Chilienne. Nous redisons bonjour a nos velos et passons la frontiere sans problemes. Une montee de 7 km nous attend avant de profiter d'une descente de 40km sur une jolie route aspahaltee!!!
Apres une 15aines de bornes de descente Virginie freine brusquement : "t'as vu y'a un Tinamou (grosse poule locale) qui a traverse la route?! Si le truc qui ressemble a une autruche!". Guillaume saute de son velo et part a la chasse de la grosse bete. Bon sang, c'est un nandou! C'est pratiquement comme une autruche, a peine plus petit. Vraiment impressionnante la bestiole...est vachement plus rapide que Guillaume! Pas grave, on peut le contempler d'assez pres...genial!
Allez on repart pour les derniers kilometres en direction de San Pedro de Atacama, premiere ville chilienne. A la douane on se renseigne pour vendre nos velos : c'est le douanier qui nous propose de les acheter! Trop facile! On lui revendra la moitie du prix d'achat...et vu comme il est content, on s'est fait avoir!
Le soir on retrouve Mathieu et Sandrine, nos deux amis voyageurs, ainsi qu'Eric, un cycliste suisse, avec qui on partagera un repas simple au resto, ainsi que deux petites bouteilles de vin chilien pas mauvaises et une glace! Petite sortie dans la ville a minuit pour decouvrir comment on fete la nouvelle annee au Chili : ils brulent un mannequin de paille, font peter des petards, dansent et boivent dans les rues, bonne ambiance! On se couchera a 2 heures du mat', creves par le reveil matinal!
Bonne annee!
Le lendemain, 31 janvier, on se leve a 4h30 du mat'...dur! Apres une petite heure de 4x4, on se retrouve devant des geysers. La premiere fois qu'on voit ca, c'est tres impressionnant : la Terre est vivante! On se balade autour de fumerolles, de trous qui bloblottent et qui sentent l'oeuf pourri, trop genial! Avec le leve de soleil on a l'impression d'assister au premier matin du monde, magique! Mais malgre les fumees chaudes qui s'en degagent, on est a 4900m et il fait tres tres froid et la voiture vient nous recuperer pour nous amener a...des sources thermales! Apres un bon p'tit dej, on se risque a se depoiler (non, on a garde les sous-vetements!) et a s'immerger dans cette piscine naturelle d'eau chaude. 2°C dehors et 40°C dedans...Trop bon! On regarde notre peau se fletrir pendant plus d'une demi heure! Mais faut bien en ressortir, c'est qu'on n'est pas d'ici nous! La suite du periple nous fait traverser le desert de Dali (desert de sable multicolore avec des blocs rocheux disposes au hasard) pour arriver finalement a la Laguna Verde dominee par le volcan Licancabur (On aurait bien aime le gravir pour le premier de l'an, mais non...). Paysage magnifique pour une enieme fois, encore une carte postale! Mais elle se reduit cette jolie lagune et Sandro, notre chauffeur, pense qu'elle n'en a plus que pour quelques annees avant de s'assecher completement...putain de rechauffement climatique!
Nous disons adieux a nos compagnons de route et a Sandro qui nous depose a la frontiere Chilienne. Nous redisons bonjour a nos velos et passons la frontiere sans problemes. Une montee de 7 km nous attend avant de profiter d'une descente de 40km sur une jolie route aspahaltee!!!
Apres une 15aines de bornes de descente Virginie freine brusquement : "t'as vu y'a un Tinamou (grosse poule locale) qui a traverse la route?! Si le truc qui ressemble a une autruche!". Guillaume saute de son velo et part a la chasse de la grosse bete. Bon sang, c'est un nandou! C'est pratiquement comme une autruche, a peine plus petit. Vraiment impressionnante la bestiole...est vachement plus rapide que Guillaume! Pas grave, on peut le contempler d'assez pres...genial!
Allez on repart pour les derniers kilometres en direction de San Pedro de Atacama, premiere ville chilienne. A la douane on se renseigne pour vendre nos velos : c'est le douanier qui nous propose de les acheter! Trop facile! On lui revendra la moitie du prix d'achat...et vu comme il est content, on s'est fait avoir!
Le soir on retrouve Mathieu et Sandrine, nos deux amis voyageurs, ainsi qu'Eric, un cycliste suisse, avec qui on partagera un repas simple au resto, ainsi que deux petites bouteilles de vin chilien pas mauvaises et une glace! Petite sortie dans la ville a minuit pour decouvrir comment on fete la nouvelle annee au Chili : ils brulent un mannequin de paille, font peter des petards, dansent et boivent dans les rues, bonne ambiance! On se couchera a 2 heures du mat', creves par le reveil matinal!
Bonne annee!
dimanche 2 janvier 2011
L'aventure Salarienne...
De La Paz, jour de depart pour l'aventure salarienne, on recupere nos sacoches pour velo faites mains, merci a Padro (calle Sagarnaga N.391) un genie qui vous fabrique tout type de sac.
Depart en bus pour Salinas de Garci Mendoza, avec une etape a Orruro (marche de noel, immense avec que des jouets pour les gamins). Info voyageurs, le bus pour Salinas demander la compagnie de bus CABRERA. Depart a 8h30 ou 19h30, selon les jours (mieux vaut y venir tôt le matin pour être sûr d'avoir de la place !). Reprenons, nous arrivons a Salinas en fin de journee, apres avoir vu nos premieres vigognes et un cratere de meteorite impresionnant. On passe la nuit a Salinas et on demarre le lendemain matin avec nos jolies sacoches remplies a ras-bord de bazard : mais comment avions nous fait autour du Lac Titicaca ???
Le chemin commence avec un festival de vigognes et de chemins boueux, mais quasi plat. Nous passerons la journee a contourner le volcan Tunupa (5 430 m). On arrivera a Coquesa en milieu d'aprem, premiere etape avant la traversee du Salar. Sur le chemin on rencontrera un site pre-inca a peine fouille, avec plein de tessons de ceramique au sol.
Le village de Coquesa nous parait totalement vide de sa population ; la seule activite se concentre autour du petit hotel touristique, situe a l'entree du salar. Impatient, on s'essaye sur le Salar et disons bonjour a nos premiers flamants. Depuis deux jours, les orages nocturnes humidifient de plus en plus le salar et nous inquietent.
Le lendemain, on se prend une journee pour balader sur le volcan, jusqu'a son mirador. Nous voila arrive a 4 800 m d'altitude. La vue sur le cratere du volcan est splendide avec ses couleurs surprenantes (du jaune au rouge en passant par pleins de variantes), et celle sur le salar nous impressionne par son immensite. La vue nous confirme que la presence de grandes flaques d'eau risque de nous posser quelque petits problemes. Mais ce n'est pas ca qui nous arretera et le lendemain nous enfourchons nos bolides en direction de Isla IncaHuasi. Aujourd'hui c'est le 24 decembre 2010 et nous comptons reveillonner sur cette petite île au milieu du Salar.
Le chemin est plat et tres agreable et nous suivons la piste de 4x4 qui l'ont bien damme. La piste ressemble tantot a une allee de marbre et tantot a une patinoire. Le salar est compose de miliers de polygones de sel qui changeront de couleurs au fil de la matinee...c'est magique! On glissera sans trop probleme jusqu'a notre île en 3-4 heures, le temps de faire des miliers de photos. Petite biere et casse-croute et visite de l'ile avec ses cactus geants et ses recifs coraliens fosilises. Vers 17 h on a une pensee un poil nostalgique pour nos familles qui reveillonnent loin de nous et surtout qui vont s'empifrer de pleins de bonnes choses...on en salive a distance ! On se contentera d'un petit repas au petit resto de l'ile (qui fermera ses portes a 20h), d'un coucher de soleil merveilleux sur le salar et d'une nuit tres ventee sous la tente. Quelques parties d'echec et dodo, pour le reveillon le plus sage de notre vie, mais de loin le plus original et passionnant !
Quatrieme jour, le temps de se renseigner sur la direction a prendre, aupres des nombreux 4x4 arrives tres tôt sur l'île, et nous voila partis pour la deuxieme et derniere journee a travaers le salar. Evidemment on a choisi le chemin peu touristique, de fait apres une bonne vingtaine de kilometres nous perdons la piste noyee sous l'eau. Et oui !!! On decide de couper a travers le salar en direction de la "côte"...mais que c'est loin, salete de mirage ! La route est de pire en pire et nous pousserons les velos a travers des croutes de sel de plus en plus hautes. Guillaume ne trouvera rien de mieux que de crever ! Quelle bonne idee : perdu au milieu du salar, sous le soleil de 12h, monsieur decide de crever ! Apres reparation du velo, nous decidons de rebrousser chemin en direction de l'île, puis nous retombons sur une route...un peu fous nous decidons de poursuivre (on n'aime pas revenir en arriere !)...et d'assumer nos choix ! Le salar est sous l'eau. Cela ne nous empeche pas de rouler, mais ca nous recouvre de sel, nous et nos velo (mais que c'est beau !)! A la sortie du salar, vingt kilometres plus tard, le chemin se transforme en un melange de boue et de sel qui finissent de nous pourrir ! Arrives sur la terre ferme, un peu content malgres tout, nous decouvrons notre premier panneau "museo" et "Aguaquiza", qu'est-ce que ce patelin qui ne figure pas sur nos cartes ? ou sommes-nous ? Pas d'indication de kilometres, on continue sur un chemin catastrophique : plein de bosses et de sable...et la pedale de Virginie qui tente de se faire la malle pour la enieme fois !. Toutes ces aventures inspirent Guillaume qui commencera a composer une chanson sur l'air de "Bob Morane" d'Indochine (si vous arrivez a lire l'integralite de ce post, vous aurez la chanson a la fin !). On arrivera finalement epuises a Aguaquiza. Premieres impressions : encore un village desertique esperons qu'il y ait au moins a petit commerce ou se ravitailler. Le premier villageois rencontre nous indiquera un hôtel. Et quelle bonne surprise : les gens sont adorables ici et le gerant de l'hôtel egalement. Ayant pitie de nous, il nous offre son tuyau d'arrosage pour laver nos velos et nous apportera une bassine pour rincer nos vêtements.
Le cinquieme jour, on decide de se reposer une journee dans ce charmant village, attires par les attractions locales. On visitera une grotte incroyable : des drapperies de calcaires, loin de toutes les stalactites connues, avec sa voute en corail on a l'impression que ce sont des algues qui se sont fossilises. D'ailleurs aucunes etudes serieuses n'ont ete realisees pour en connaitre l'origine! En tout cas c'est ce que nous a dit le decouvreur de cette grotte (en 2003 !). On continuera la visite par une grotte rituelle et cimetiere pillee de ses momies depuis que le tourisme est arrive dans la region. Nous finirons par la visite du musee du village rempli de fleches taillees et de poteries, une vraie richesse pour ce petit village. En fin d'aprem, alors que Virginie farniente et se renseigne sur le Chili, Guillaume va observer les vigognes et trouve ses premiers fragments de fleches taillees : Wouhou !
Le sixieme jour, il faut remonter sur la selle des velos parce qu'on est perdu et qu'on n'est pas d'ici (on arrete pas de la dire en ce moment!). Il faudra contourner le volcan qui nous fait barriere, longer le salar sur sa partie sud et atteindre le village de "Colcha K". La route est sympa et les vigognes l'egaient bien, mais la route est merdique et les bosses et le sable l'empirent bien. D'ailleurs, Virginie finira les 10 kilometres avant le village avec un guidon bloque. Nos deux heros qui sont toujours aussi chanceux arrivent a Colcha K pour la semaine de competition sportive : plus de place dans les auberges, l'aubergiste du village d'apres (6km plus loin) et le village d'apres n'a mëme pas d'auberge "Santiago de Chuvica" (6km et une montagne plus loin : Virginie a cru faire pour la troisieme fois la montee du Ventoux et Guillaume a pete son levier de vitesse et une de ses sacoches de velos. Autant dire qu'on etait creve). Finalement une gentille dame nous a propose l'hospitalite et ca nous a redonne la patate. Une journee bien remplie et surement la plus longue.
La septieme et derniere journee de velo. Rapide d'ailleurs, on etait quasi arrive a San Juan. Apres deux heures de velo, grand max on arrive dans la ville etape de nombreuses agences qui proposent des tours sur le salar et le sud Lipez (jusqu'a la frontiere avec le Chili). Le village est fantome : tout le monde est a Colcha K ! Pour l'auberge pas de probleme, mais le seul resto prepare a manger pour les sportifs de Colcha K et nous on mangera des crakers et des boites de thon (le boulanger aussi est a la compet'). On degote rapidement une agence pour nous recuperer avec nos velos jusqu'a la frontiere, mais pas de chance la hausse importante du carburant a fait augmenter les prix (+70% pour l'essence et +80% pour le gasoil). Notre budget est tres serre et nous obligera a renoncer a l'ascension du volcan Licancabur, dommage...
Le huitieme jour, on se paye une journee de repos et d'attente, jusqu'a l'arrivee le soir de notre chauffeur avec 4*4. On a quand meme joue aux des avec les enfants du village, genre de petit moment sympa, dont on se souviendra plus tard. Honte sur nous, ne vous inquietez pas on s'est flagelle. Double honte sur nous, a ne manger que des crakers et du thon, on s'autera sur la bouffe comme des morts de faim sous les yeux rigolards de nos futurs compagnons de voyage (deux irlandais et deux boliviens).
La suite dans le prochain post.
P. S : comme promis, la chanson du voyage (sur l'air de "Bob Morane" d'Indochine)
"Vivi Gut n'ont jamais de doutes, y foncent tetes baissees et reflechissent apres!
Plus de rando, ils achetent des velos : ca fait mal au dos mais c'est rigolo !
A chaque balade, ils s'perdent c'est lamentable. C'est la der' promis...et c'est reparti!
Route de merde et velo de merde et en plus nos deux heros se perdent,
C'etait sans compter l'hospitalite de la gentille dame qui les a sauve!
Route bosselee et toute ensablee, guidon bloque et sacoche trouee,
Tout est oublie devant les vigognes, les volcans colores et les fleches taillees!"
Depart en bus pour Salinas de Garci Mendoza, avec une etape a Orruro (marche de noel, immense avec que des jouets pour les gamins). Info voyageurs, le bus pour Salinas demander la compagnie de bus CABRERA. Depart a 8h30 ou 19h30, selon les jours (mieux vaut y venir tôt le matin pour être sûr d'avoir de la place !). Reprenons, nous arrivons a Salinas en fin de journee, apres avoir vu nos premieres vigognes et un cratere de meteorite impresionnant. On passe la nuit a Salinas et on demarre le lendemain matin avec nos jolies sacoches remplies a ras-bord de bazard : mais comment avions nous fait autour du Lac Titicaca ???
Le chemin commence avec un festival de vigognes et de chemins boueux, mais quasi plat. Nous passerons la journee a contourner le volcan Tunupa (5 430 m). On arrivera a Coquesa en milieu d'aprem, premiere etape avant la traversee du Salar. Sur le chemin on rencontrera un site pre-inca a peine fouille, avec plein de tessons de ceramique au sol.
Le village de Coquesa nous parait totalement vide de sa population ; la seule activite se concentre autour du petit hotel touristique, situe a l'entree du salar. Impatient, on s'essaye sur le Salar et disons bonjour a nos premiers flamants. Depuis deux jours, les orages nocturnes humidifient de plus en plus le salar et nous inquietent.
Le lendemain, on se prend une journee pour balader sur le volcan, jusqu'a son mirador. Nous voila arrive a 4 800 m d'altitude. La vue sur le cratere du volcan est splendide avec ses couleurs surprenantes (du jaune au rouge en passant par pleins de variantes), et celle sur le salar nous impressionne par son immensite. La vue nous confirme que la presence de grandes flaques d'eau risque de nous posser quelque petits problemes. Mais ce n'est pas ca qui nous arretera et le lendemain nous enfourchons nos bolides en direction de Isla IncaHuasi. Aujourd'hui c'est le 24 decembre 2010 et nous comptons reveillonner sur cette petite île au milieu du Salar.
Le chemin est plat et tres agreable et nous suivons la piste de 4x4 qui l'ont bien damme. La piste ressemble tantot a une allee de marbre et tantot a une patinoire. Le salar est compose de miliers de polygones de sel qui changeront de couleurs au fil de la matinee...c'est magique! On glissera sans trop probleme jusqu'a notre île en 3-4 heures, le temps de faire des miliers de photos. Petite biere et casse-croute et visite de l'ile avec ses cactus geants et ses recifs coraliens fosilises. Vers 17 h on a une pensee un poil nostalgique pour nos familles qui reveillonnent loin de nous et surtout qui vont s'empifrer de pleins de bonnes choses...on en salive a distance ! On se contentera d'un petit repas au petit resto de l'ile (qui fermera ses portes a 20h), d'un coucher de soleil merveilleux sur le salar et d'une nuit tres ventee sous la tente. Quelques parties d'echec et dodo, pour le reveillon le plus sage de notre vie, mais de loin le plus original et passionnant !
Quatrieme jour, le temps de se renseigner sur la direction a prendre, aupres des nombreux 4x4 arrives tres tôt sur l'île, et nous voila partis pour la deuxieme et derniere journee a travaers le salar. Evidemment on a choisi le chemin peu touristique, de fait apres une bonne vingtaine de kilometres nous perdons la piste noyee sous l'eau. Et oui !!! On decide de couper a travers le salar en direction de la "côte"...mais que c'est loin, salete de mirage ! La route est de pire en pire et nous pousserons les velos a travers des croutes de sel de plus en plus hautes. Guillaume ne trouvera rien de mieux que de crever ! Quelle bonne idee : perdu au milieu du salar, sous le soleil de 12h, monsieur decide de crever ! Apres reparation du velo, nous decidons de rebrousser chemin en direction de l'île, puis nous retombons sur une route...un peu fous nous decidons de poursuivre (on n'aime pas revenir en arriere !)...et d'assumer nos choix ! Le salar est sous l'eau. Cela ne nous empeche pas de rouler, mais ca nous recouvre de sel, nous et nos velo (mais que c'est beau !)! A la sortie du salar, vingt kilometres plus tard, le chemin se transforme en un melange de boue et de sel qui finissent de nous pourrir ! Arrives sur la terre ferme, un peu content malgres tout, nous decouvrons notre premier panneau "museo" et "Aguaquiza", qu'est-ce que ce patelin qui ne figure pas sur nos cartes ? ou sommes-nous ? Pas d'indication de kilometres, on continue sur un chemin catastrophique : plein de bosses et de sable...et la pedale de Virginie qui tente de se faire la malle pour la enieme fois !. Toutes ces aventures inspirent Guillaume qui commencera a composer une chanson sur l'air de "Bob Morane" d'Indochine (si vous arrivez a lire l'integralite de ce post, vous aurez la chanson a la fin !). On arrivera finalement epuises a Aguaquiza. Premieres impressions : encore un village desertique esperons qu'il y ait au moins a petit commerce ou se ravitailler. Le premier villageois rencontre nous indiquera un hôtel. Et quelle bonne surprise : les gens sont adorables ici et le gerant de l'hôtel egalement. Ayant pitie de nous, il nous offre son tuyau d'arrosage pour laver nos velos et nous apportera une bassine pour rincer nos vêtements.
Le cinquieme jour, on decide de se reposer une journee dans ce charmant village, attires par les attractions locales. On visitera une grotte incroyable : des drapperies de calcaires, loin de toutes les stalactites connues, avec sa voute en corail on a l'impression que ce sont des algues qui se sont fossilises. D'ailleurs aucunes etudes serieuses n'ont ete realisees pour en connaitre l'origine! En tout cas c'est ce que nous a dit le decouvreur de cette grotte (en 2003 !). On continuera la visite par une grotte rituelle et cimetiere pillee de ses momies depuis que le tourisme est arrive dans la region. Nous finirons par la visite du musee du village rempli de fleches taillees et de poteries, une vraie richesse pour ce petit village. En fin d'aprem, alors que Virginie farniente et se renseigne sur le Chili, Guillaume va observer les vigognes et trouve ses premiers fragments de fleches taillees : Wouhou !
Le sixieme jour, il faut remonter sur la selle des velos parce qu'on est perdu et qu'on n'est pas d'ici (on arrete pas de la dire en ce moment!). Il faudra contourner le volcan qui nous fait barriere, longer le salar sur sa partie sud et atteindre le village de "Colcha K". La route est sympa et les vigognes l'egaient bien, mais la route est merdique et les bosses et le sable l'empirent bien. D'ailleurs, Virginie finira les 10 kilometres avant le village avec un guidon bloque. Nos deux heros qui sont toujours aussi chanceux arrivent a Colcha K pour la semaine de competition sportive : plus de place dans les auberges, l'aubergiste du village d'apres (6km plus loin) et le village d'apres n'a mëme pas d'auberge "Santiago de Chuvica" (6km et une montagne plus loin : Virginie a cru faire pour la troisieme fois la montee du Ventoux et Guillaume a pete son levier de vitesse et une de ses sacoches de velos. Autant dire qu'on etait creve). Finalement une gentille dame nous a propose l'hospitalite et ca nous a redonne la patate. Une journee bien remplie et surement la plus longue.
La septieme et derniere journee de velo. Rapide d'ailleurs, on etait quasi arrive a San Juan. Apres deux heures de velo, grand max on arrive dans la ville etape de nombreuses agences qui proposent des tours sur le salar et le sud Lipez (jusqu'a la frontiere avec le Chili). Le village est fantome : tout le monde est a Colcha K ! Pour l'auberge pas de probleme, mais le seul resto prepare a manger pour les sportifs de Colcha K et nous on mangera des crakers et des boites de thon (le boulanger aussi est a la compet'). On degote rapidement une agence pour nous recuperer avec nos velos jusqu'a la frontiere, mais pas de chance la hausse importante du carburant a fait augmenter les prix (+70% pour l'essence et +80% pour le gasoil). Notre budget est tres serre et nous obligera a renoncer a l'ascension du volcan Licancabur, dommage...
Le huitieme jour, on se paye une journee de repos et d'attente, jusqu'a l'arrivee le soir de notre chauffeur avec 4*4. On a quand meme joue aux des avec les enfants du village, genre de petit moment sympa, dont on se souviendra plus tard. Honte sur nous, ne vous inquietez pas on s'est flagelle. Double honte sur nous, a ne manger que des crakers et du thon, on s'autera sur la bouffe comme des morts de faim sous les yeux rigolards de nos futurs compagnons de voyage (deux irlandais et deux boliviens).
La suite dans le prochain post.
P. S : comme promis, la chanson du voyage (sur l'air de "Bob Morane" d'Indochine)
"Vivi Gut n'ont jamais de doutes, y foncent tetes baissees et reflechissent apres!
Plus de rando, ils achetent des velos : ca fait mal au dos mais c'est rigolo !
A chaque balade, ils s'perdent c'est lamentable. C'est la der' promis...et c'est reparti!
Route de merde et velo de merde et en plus nos deux heros se perdent,
C'etait sans compter l'hospitalite de la gentille dame qui les a sauve!
Route bosselee et toute ensablee, guidon bloque et sacoche trouee,
Tout est oublie devant les vigognes, les volcans colores et les fleches taillees!"
lundi 20 décembre 2010
Bonnes fetes de fin d'annee a tous!
On part aujourd'hui pour le Salar d'Uyuni ou nous comptons feter Noel (dans notre tente) en plein salar...On devrait terminer en 4*4 jusqu'a San Pedro de Atacama au Chili. Arrivee prevue pour le 1 er de l'an!
BONNES FETES A TOUS NOS LECTEURS!!!!
BONNES FETES A TOUS NOS LECTEURS!!!!
dimanche 19 décembre 2010
La rive nord du Titicaca a vélo!
Bon ben effectivement, l'idee folle et géniale de Virginie s'est concretisee par l'achat de deux superbes vtt, les moins chers de la boutique (on s'en rendra effectivement vite compte...) et un peu de matos pour les futures pannes...On reste tres mal equipes, sans saccoches laterales, et on se trimbale notre gros sac a dos sur les epaules, en essayant vaguement de le faire reposer un peu sur le porte bagage arriere...desole pour les puristes mais on n'avait pas d'autres alternatives!
Le projet est de longer le lac par la rive nord, vierge de touriste, enfin a l'ecart des sentiers battus! Mais avant ca il faut songer qu'on va passer en Bolivie par une douane tres peu frequentee par les touristes. Du coup on doit obtenir a Puno un droit de sortie anti-date : on est oblige d'etre a la frontiere pour le 13 decembre!
Et on est parti l'apres midi meme pour Juliaca, une grande ville a l'ouest du lac Titicaca. 44 km plus loin les velos ont tenus le coup sans problemes, par contre Guillaume sent les os des fesses pousser...ca commence deja a faire mal!
Le lendemain, reveil difficile pour Virginie qui a attrappe une petite tourista de passage...mais la selle bien dure est aussi efficace que l'Immodium! Aujourd'hui la route est plate et on se fait environ 60 bornes, dont les vingts dernieres avec le vent...de face evidemment! En plus, le pedalier de Virginie commence a se devisser...heureusement qu'un petit monsieur nous pretera une pince pour resserer tout ca. On arrive donc creves a Huancane et on se demande comment on va reussir a etre a la date prevue a la frontiere! En plus on a eu du mal a trouver un "hotel", d'autant que des amoureux nous ont empecher de dormir (les murs sont fins!)...
Troisieme jour, Guillaume a eu beau pedaler, il s'est egalement fait rattrapper par la tourista. Il pense que c'est le resto vegetarien de Juliaca...ca ne peut pas etre les bouis-bouis douteux oú on mange quotidiennement! On a bien pedale malgre tout, surtout que la route est goudronner depuis peu, bonne surprise! En tout cas les paysages du bord du lac, que nous decouvrons enfin, sont somptueux et dés que la route descend on en profite pleinement (quand ca monte c'est plus dur avec la tete dans le guidon). On depasse Moho et on arrive a Conima, plein de kiolmetre plus loin. Ca doit nous faire pres de 70 bornes cette histoire (on avait prevu de le faire en deux etapes), et l'arrivee au village fait du bien! On trouve sans difficulte une petite "Hospedaje" au-dessus de l'epicerie de la Plaza de Armas...avec vue sur le lac s'il vous plait! Nos intestins commencent a se calmer, ouf...mais on n'a quand meme pas envie de boire de biere!
Quatrieme jour, on a cherche a se rendre sur l'ile de Soto (une idee du livre de Sandrine Payan et Vincent Geus) mais l'hospitalite a peut etre un peu change et les tarifs prohibitifs nous ont vite refroidit. Du coup au lieu de passer une journee de farniente nous enfourchons a nouveau nos velos pour la prochaine et derniere ville peruvienne de notre periple : Tilali. Les vingt petits kilometres s'avalent tout seuls avec toujours de superbes vues sur le lac Titicaca. Juste avant d'arriver nous observons pleins de piafs ainsi que des cochons d'Inde sauvages...tres sympa!
Par chance nous arrivons le jour de l'anniversaire de la ville : bonne ambiance! Et apres avoir attendu 3 heures devant l'hospedaje, le temps que l'aubergiste revienne de la fête, on decide de s'acheter notre derniere biere peruvienne. Traquenard! On se fait inviter a boire de nommmmbreuses bieres par un groupe d'instits. Discussions tres interessante et instructives, danses et chansons dans la petite boutique jusqu'a 2 heures du mat'...
Reveil difficile pour cette 5eme journee!...D'autant qu'il pleut tres fort dehors et que le velo sous la flotte et sur un chemin boueux c'est pas genial. On se recouche. Au deuxieme leve le temps s'est un peu ameliore, c'est reparti! Le passage de frontiere est du genre tres cool : le douanier nous demande en rigolant si on trimballe des gens dans nos gros sacs a dos et le policier ne verifie même pas nos identites. Apres une grosse montee (a cote des velos) nous entrons en velo en Bolivie! Premiers paysages magnifiques sur le Titicaca, ca promet de belles choses! On redescend sur 20 bornes jusqu'a notre premiere ville bolivienne, Puerto Acosta. Les policiers seront tout aussi cool (c'est Virginie qui doit nous enregistrer sur un papier volant...).
6eme journee : Une des plus longue (on sait pas combien de km : y'a plus de bornes!). De puerto Acosta a Escoma la route n'est pas asphaltee mais ca passe bien et reste tres agreable. A Escoma Guillaume s'achete enfin un superbe chapeau et Virginie en profite pour resserer la pedale qui menace de s'echapper toutes les 5 minutes. On retrouve une bonne route goudronnee et relativement plate qui nous conduit a un prochain village. On decide de poursuivre jusqu'a Ancoraimes mais la route est tres pentue et la presence incessante de chien en bord de route la rend tres desagreable. La plupart sont gentils mais parfois y'en a un qui veut gouter nos mollets. La recompense se trouve tout en haut de la montee : Un panorama sur le Lac ET la Cordillere royale : montagnes enneigees et eaux turquoises, le pied! Plus qu'une super descente jusqu'au village et nous voila enfin arrives...ca nous fait bien 70 bornes cette histoire!
7 eme et derniere journee : aujourd'hui c'est que du plat mais avec le vent dans la figure c'est dur! le traffic commence a s'intensifier et arrives a la premiere grande ville on decide de prendre un collectivo pour la capitale La Paz. Apres de nombreuses negociations on arrive a faire accepter nos velos sur le toit et c'est la fin de ce premier periple en velo!
Le collectivo nous laissera sur la partie haute de l'immense ville et il nous reste 10 bornes de descente sur la rocade pour atteindre le centre, memorable!
Maintenant c'est repos! 5 jours a La Paz et c'est reparti pour le Salar d'Uyuni...en velo!
Le projet est de longer le lac par la rive nord, vierge de touriste, enfin a l'ecart des sentiers battus! Mais avant ca il faut songer qu'on va passer en Bolivie par une douane tres peu frequentee par les touristes. Du coup on doit obtenir a Puno un droit de sortie anti-date : on est oblige d'etre a la frontiere pour le 13 decembre!
Et on est parti l'apres midi meme pour Juliaca, une grande ville a l'ouest du lac Titicaca. 44 km plus loin les velos ont tenus le coup sans problemes, par contre Guillaume sent les os des fesses pousser...ca commence deja a faire mal!
Le lendemain, reveil difficile pour Virginie qui a attrappe une petite tourista de passage...mais la selle bien dure est aussi efficace que l'Immodium! Aujourd'hui la route est plate et on se fait environ 60 bornes, dont les vingts dernieres avec le vent...de face evidemment! En plus, le pedalier de Virginie commence a se devisser...heureusement qu'un petit monsieur nous pretera une pince pour resserer tout ca. On arrive donc creves a Huancane et on se demande comment on va reussir a etre a la date prevue a la frontiere! En plus on a eu du mal a trouver un "hotel", d'autant que des amoureux nous ont empecher de dormir (les murs sont fins!)...
Troisieme jour, Guillaume a eu beau pedaler, il s'est egalement fait rattrapper par la tourista. Il pense que c'est le resto vegetarien de Juliaca...ca ne peut pas etre les bouis-bouis douteux oú on mange quotidiennement! On a bien pedale malgre tout, surtout que la route est goudronner depuis peu, bonne surprise! En tout cas les paysages du bord du lac, que nous decouvrons enfin, sont somptueux et dés que la route descend on en profite pleinement (quand ca monte c'est plus dur avec la tete dans le guidon). On depasse Moho et on arrive a Conima, plein de kiolmetre plus loin. Ca doit nous faire pres de 70 bornes cette histoire (on avait prevu de le faire en deux etapes), et l'arrivee au village fait du bien! On trouve sans difficulte une petite "Hospedaje" au-dessus de l'epicerie de la Plaza de Armas...avec vue sur le lac s'il vous plait! Nos intestins commencent a se calmer, ouf...mais on n'a quand meme pas envie de boire de biere!
Quatrieme jour, on a cherche a se rendre sur l'ile de Soto (une idee du livre de Sandrine Payan et Vincent Geus) mais l'hospitalite a peut etre un peu change et les tarifs prohibitifs nous ont vite refroidit. Du coup au lieu de passer une journee de farniente nous enfourchons a nouveau nos velos pour la prochaine et derniere ville peruvienne de notre periple : Tilali. Les vingt petits kilometres s'avalent tout seuls avec toujours de superbes vues sur le lac Titicaca. Juste avant d'arriver nous observons pleins de piafs ainsi que des cochons d'Inde sauvages...tres sympa!
Par chance nous arrivons le jour de l'anniversaire de la ville : bonne ambiance! Et apres avoir attendu 3 heures devant l'hospedaje, le temps que l'aubergiste revienne de la fête, on decide de s'acheter notre derniere biere peruvienne. Traquenard! On se fait inviter a boire de nommmmbreuses bieres par un groupe d'instits. Discussions tres interessante et instructives, danses et chansons dans la petite boutique jusqu'a 2 heures du mat'...
Reveil difficile pour cette 5eme journee!...D'autant qu'il pleut tres fort dehors et que le velo sous la flotte et sur un chemin boueux c'est pas genial. On se recouche. Au deuxieme leve le temps s'est un peu ameliore, c'est reparti! Le passage de frontiere est du genre tres cool : le douanier nous demande en rigolant si on trimballe des gens dans nos gros sacs a dos et le policier ne verifie même pas nos identites. Apres une grosse montee (a cote des velos) nous entrons en velo en Bolivie! Premiers paysages magnifiques sur le Titicaca, ca promet de belles choses! On redescend sur 20 bornes jusqu'a notre premiere ville bolivienne, Puerto Acosta. Les policiers seront tout aussi cool (c'est Virginie qui doit nous enregistrer sur un papier volant...).
6eme journee : Une des plus longue (on sait pas combien de km : y'a plus de bornes!). De puerto Acosta a Escoma la route n'est pas asphaltee mais ca passe bien et reste tres agreable. A Escoma Guillaume s'achete enfin un superbe chapeau et Virginie en profite pour resserer la pedale qui menace de s'echapper toutes les 5 minutes. On retrouve une bonne route goudronnee et relativement plate qui nous conduit a un prochain village. On decide de poursuivre jusqu'a Ancoraimes mais la route est tres pentue et la presence incessante de chien en bord de route la rend tres desagreable. La plupart sont gentils mais parfois y'en a un qui veut gouter nos mollets. La recompense se trouve tout en haut de la montee : Un panorama sur le Lac ET la Cordillere royale : montagnes enneigees et eaux turquoises, le pied! Plus qu'une super descente jusqu'au village et nous voila enfin arrives...ca nous fait bien 70 bornes cette histoire!
7 eme et derniere journee : aujourd'hui c'est que du plat mais avec le vent dans la figure c'est dur! le traffic commence a s'intensifier et arrives a la premiere grande ville on decide de prendre un collectivo pour la capitale La Paz. Apres de nombreuses negociations on arrive a faire accepter nos velos sur le toit et c'est la fin de ce premier periple en velo!
Le collectivo nous laissera sur la partie haute de l'immense ville et il nous reste 10 bornes de descente sur la rocade pour atteindre le centre, memorable!
Maintenant c'est repos! 5 jours a La Paz et c'est reparti pour le Salar d'Uyuni...en velo!
mercredi 8 décembre 2010
Rando en velo ?
Virginie, qui a toujours de tres bonnes idees, a propose d'acheter des velos pour decouvrir la partie peu touristique du lac Titicaca (rive nord), pedaler en direction du Salar d'Uyuni et faire ainsi notre entree en Bolivie a velo.
Demain, on achete deux VTT (bon marche), des portes bagages et c'est parti pour l'aventure ! On se maudit a l'avance, mais on est tres content.
On verra bien...
Demain, on achete deux VTT (bon marche), des portes bagages et c'est parti pour l'aventure ! On se maudit a l'avance, mais on est tres content.
On verra bien...
Trek de 8 jours du Choquequirao au Machu Pichu
Une fois n'est pas coutume, on va essayer de faire court.
Nous sommes donc parti de Cusco pour Cachora (une demi-journee de transports et de marchandage avec les taxis qui nous prennent toujours pour des pigeons !).
Nous demarrons donc notre rando depuis Cachora, petit village perdu dans la cordillere. Les faineants que nous sommes accepterons de faire les 6 premiers kilometres en voiture. Pour notre defense on avait des sacs enormes en autonomie de 5 jours et les sorites de village ne sont pas toujours passionnantes.
Nous voici au kilometre 6, dans un brouillard a couper au couteau, mais c'est pas grave les nuages se sont rapidement dissipes. Pour la premiere journee, apres avoir passe un col, on descendra au rio Apurimac, soit 1 500 m plus bas. Que de la descente, mais grosse chaleur humide, on a transpire comme des boeufs. Pas de bol, c'est pas fini, il nous reste 500 m de montee pour arriver au camping vise. Grosse journee, Guillaume a failli vomir dans la montee, que du bonheur. A noter que les chemin ne sont pas comme chez nous : c'est entre du chemin de rando et de l'escalade (on plaisante, mais c'etait vraiment tres raide !). Le pire c'est que la montee qui nous attendra le lendemain nous est raccontee comme etant encore plus raide. Le pire du pire, c'est qu'on decouvre arrives au camping, qu'il y a de quoi manger tout au long du parcours et qu'on s'est charge pour rien !
Le Lendemain, on attaque la deuxieme partie de la montee qui effectivement est encore plus epuisante que la premiere partie. 1 000 plus haut, nous arrivons a l'entree du Parc de Choquequirao (37 soles) epuises (surtout Guillaume qui supporte mal son gros sac et qui a failli vomir une deuxieme fois !) mais heureux de decouvrir les premieres ruines en contre bas. Apres une bonne sieste, on va voir le site. On se retrouvera 2 personnes a sillonner les ruines. Ca nous prend plus de deux heures et on est loin d'avoir tout vu, le site est plus etendu qu'il n'y parait. C'est pas grave, on y retournera le lendemain. A noter que Viginie a fait fuire un cerf sur la place sommitale.
Le troisieme jour, on finit la visite du site, notamment les terrasses ornees de lamas, une des particularite de ce site et que nous voulions a tout prix admirer. Mais le gros de la journee est devant nous, il nous faut montee au col (400 m plus haut) pour redescendre a la riviere plus bas ( plus de 1 000 m plus bas) et pour finir par une montee jusqu'au camping (plus de 1 000 m plus haut). Guillaume finit en rampant... Virginie ne comprend pas pourquoi ! Une journee classique quoi ! On arrivera a point au camping, la pluie s'abattera sur nous une demi-heure plus tard. Petite note sur les campings : ce sont des habitants qui ont ouvert un coin de jardin pour les tentes et qui partagent leur repas, on est loin de la piscine et du karaoke ! Nous continuons a vider nos vivres pour alleger nos sacs et ne profitons pas de la cuisine de notre hote. Nous profiterons d'une petite biere et de la presence tres agreable de Rhuty, la fille de la famille, avec qui nous jouerons toute la soiree (jusqu'a 18h).
Le quatrieme jour, on grimpe encore 1 000 m pour changer et arriverons, via un chemin Inca, au col sous les nuages (la vue parait splendide de la haut, on devine par moment des montagnes enneigees). On redescend au premier petit village du parcours, Yanama, ou nous profiterons encore une fois de l'hospitalite d'une famille. Cette fois-ci nous prendrons nos repas avec eux : mouton et pomme de terre du jardin pour le diner et abats de moutons et pomme de terre pour le petit dejeuner du lendemain (Miam !). On a bien aime l'ambiance des repas dans la maison, avec les cochons d'inde qui nous courraient dans les pattes ! Yanama est un village sans route et sans electricite, le ravitaillement se fait a dos de mules (d'ailleurs les habitants nous ont demande si chez nous en France ca se faisait aussi), mais pour plus tres longtemps : un projet de route devrait voir le jour ces prochaines annees.
Le cinquieme jour, nous rejoignons Totora en passant le col le plus haut du trek ( quasi 4 700 m d'altitudes) avec un vrai temps de haute montagne : pluie, vent, froid et brouillard. Cette fois-ci c'est Guillaume qui a la peche et Virginie est crevee. Faut croire qu'il supporte mieux l'altitude qu'elle et que moins y a d'oxygene et plus c'est facile pour lui. La majeur partie de la rando s'est faite sur un chemin Inca. Les paysages etaient encore sans doute sublimes depuis le col, mais on en a rien vue. Heureusement, depuis Huaraz on a finit par developper une grande imagination sur les paysages qui nous entourent ! Le mate de coca offert par la famille qui nous acceuil nous fera le plus grand bien.
Le sixieme jour ne sera pas le plus intense en denivele, mais on a du abattre beaucoup de kilometre, parce qu'on est encore creves en arrivant en fin de journee a Playa (dernier camping avant Aguas Calientes, ville de depart pour le Machu Pichu). On a marche dans la foret humide ce qui nous a permis de voir de nombreux oiseaux, d'orchidees, de pluie et des buisons de sensitives (un espece de mimosa qui referme ses feuilles quand on les touchent). Guillaume s'est beaucoup amuse !
Le septieme jour a ete l'un de nos plus agreable (il fait beau et arrives au col la vue est bien degagee sur le Machu Pichu). La montee, encore une fois 1 000 m plus haut, se fait sur un joli chemin Inca bien restaure. On commence par des cultures de cafeiers et d'avocatiers, on continu dans de jolis milieux varies et Guillaume en profitera pour faire peter le 40D, comme on lui suggere plusieurs fois. Virginie arrivera la premier au col ! Juste apres le col, on a la tres agreable suprise de tomber sur un site Inca qui nous offre une vue inoubliable et peu commune sur le Machu Pichu en contre bas. Mais pour le rejoindre, on se tappe une descende excessivement raide de 900 m qui coutera un genou a Virginie. Les deux cents derniers metres de descente seront interminables et l'arrivee a Hydroelectrica (petite gare qui permet de rejoindre Aguas Calientes) est un soulagement. On envisage de terminer les 10 kilometres restant en train, mais le prix nous refroidis (15 euros pour faire 10 kilometres alors que le prix est de moins d'1 euros pour les locaux ; on est vraiment des vaches a lait !). On trouvera un compromis, Guillaume fera le trajet a pied et sans sac et Virginie qui a de vraies difficultes pour marcher prendra le train avec les gros sacs a dos. L'arrivee a Aguas Calientes est un vrai choc : apres 7 jours en pleine nature se retrouver dans l'une des villes les plus touristiques du monde c'est rude ! On profite quand meme du confort d'un hotel et d'un restaurant, avant de s'ecrouler dans le lit.
Huitieme jour, la montee au Machu Pichu. Leves 4 heure du matin (merci a Sandrine et Mathieu de nous avoir prevenu que le pont n'ouvrait pas avant 5h du matin). Nous partons les derniers de la file et rattrapons une majoritee de personnes (merci a cette semaine d'entrainement). Et apres l'attente de l'ouverture du site, par un concours de circonstance bienvenu nous nous retrouvons les tous premiers a admirer le site. Comme dans les pires (et les plus beaux) cliches, nous contemplons les brumes se dissiper pour nous reveler un site effectivement magique. Nous qui avions peur que cette magie soit absente, nos 8 jours d'efforts sont recompenses : c'est superbe ! Pendant que Virginie decouvre le site sans trop forcer sur son genou, Guillaume grimpe a l'assaut du Wayna Pichu, double tout le monde et profite quelques instants d'un panorama exceptionnel, seul au monde. Le reste de la journee on visitera les ruines et redescendrons sans passer par la "case snack" qui assasine encore une fois les touristes (une honte !).
Dernier jour, on retourne sur Cusco, un long voyage motorise (Guillaume a encore failli vomir, mais pas pour la meme raison) qui nous fera arriver a minuit a notre hotel).
Pour les voyageurs qui liront ce post : partez leger et surtout profitez !
Nous sommes donc parti de Cusco pour Cachora (une demi-journee de transports et de marchandage avec les taxis qui nous prennent toujours pour des pigeons !).
Nous demarrons donc notre rando depuis Cachora, petit village perdu dans la cordillere. Les faineants que nous sommes accepterons de faire les 6 premiers kilometres en voiture. Pour notre defense on avait des sacs enormes en autonomie de 5 jours et les sorites de village ne sont pas toujours passionnantes.
Nous voici au kilometre 6, dans un brouillard a couper au couteau, mais c'est pas grave les nuages se sont rapidement dissipes. Pour la premiere journee, apres avoir passe un col, on descendra au rio Apurimac, soit 1 500 m plus bas. Que de la descente, mais grosse chaleur humide, on a transpire comme des boeufs. Pas de bol, c'est pas fini, il nous reste 500 m de montee pour arriver au camping vise. Grosse journee, Guillaume a failli vomir dans la montee, que du bonheur. A noter que les chemin ne sont pas comme chez nous : c'est entre du chemin de rando et de l'escalade (on plaisante, mais c'etait vraiment tres raide !). Le pire c'est que la montee qui nous attendra le lendemain nous est raccontee comme etant encore plus raide. Le pire du pire, c'est qu'on decouvre arrives au camping, qu'il y a de quoi manger tout au long du parcours et qu'on s'est charge pour rien !
Le Lendemain, on attaque la deuxieme partie de la montee qui effectivement est encore plus epuisante que la premiere partie. 1 000 plus haut, nous arrivons a l'entree du Parc de Choquequirao (37 soles) epuises (surtout Guillaume qui supporte mal son gros sac et qui a failli vomir une deuxieme fois !) mais heureux de decouvrir les premieres ruines en contre bas. Apres une bonne sieste, on va voir le site. On se retrouvera 2 personnes a sillonner les ruines. Ca nous prend plus de deux heures et on est loin d'avoir tout vu, le site est plus etendu qu'il n'y parait. C'est pas grave, on y retournera le lendemain. A noter que Viginie a fait fuire un cerf sur la place sommitale.
Le troisieme jour, on finit la visite du site, notamment les terrasses ornees de lamas, une des particularite de ce site et que nous voulions a tout prix admirer. Mais le gros de la journee est devant nous, il nous faut montee au col (400 m plus haut) pour redescendre a la riviere plus bas ( plus de 1 000 m plus bas) et pour finir par une montee jusqu'au camping (plus de 1 000 m plus haut). Guillaume finit en rampant... Virginie ne comprend pas pourquoi ! Une journee classique quoi ! On arrivera a point au camping, la pluie s'abattera sur nous une demi-heure plus tard. Petite note sur les campings : ce sont des habitants qui ont ouvert un coin de jardin pour les tentes et qui partagent leur repas, on est loin de la piscine et du karaoke ! Nous continuons a vider nos vivres pour alleger nos sacs et ne profitons pas de la cuisine de notre hote. Nous profiterons d'une petite biere et de la presence tres agreable de Rhuty, la fille de la famille, avec qui nous jouerons toute la soiree (jusqu'a 18h).
Le quatrieme jour, on grimpe encore 1 000 m pour changer et arriverons, via un chemin Inca, au col sous les nuages (la vue parait splendide de la haut, on devine par moment des montagnes enneigees). On redescend au premier petit village du parcours, Yanama, ou nous profiterons encore une fois de l'hospitalite d'une famille. Cette fois-ci nous prendrons nos repas avec eux : mouton et pomme de terre du jardin pour le diner et abats de moutons et pomme de terre pour le petit dejeuner du lendemain (Miam !). On a bien aime l'ambiance des repas dans la maison, avec les cochons d'inde qui nous courraient dans les pattes ! Yanama est un village sans route et sans electricite, le ravitaillement se fait a dos de mules (d'ailleurs les habitants nous ont demande si chez nous en France ca se faisait aussi), mais pour plus tres longtemps : un projet de route devrait voir le jour ces prochaines annees.
Le cinquieme jour, nous rejoignons Totora en passant le col le plus haut du trek ( quasi 4 700 m d'altitudes) avec un vrai temps de haute montagne : pluie, vent, froid et brouillard. Cette fois-ci c'est Guillaume qui a la peche et Virginie est crevee. Faut croire qu'il supporte mieux l'altitude qu'elle et que moins y a d'oxygene et plus c'est facile pour lui. La majeur partie de la rando s'est faite sur un chemin Inca. Les paysages etaient encore sans doute sublimes depuis le col, mais on en a rien vue. Heureusement, depuis Huaraz on a finit par developper une grande imagination sur les paysages qui nous entourent ! Le mate de coca offert par la famille qui nous acceuil nous fera le plus grand bien.
Le sixieme jour ne sera pas le plus intense en denivele, mais on a du abattre beaucoup de kilometre, parce qu'on est encore creves en arrivant en fin de journee a Playa (dernier camping avant Aguas Calientes, ville de depart pour le Machu Pichu). On a marche dans la foret humide ce qui nous a permis de voir de nombreux oiseaux, d'orchidees, de pluie et des buisons de sensitives (un espece de mimosa qui referme ses feuilles quand on les touchent). Guillaume s'est beaucoup amuse !
Le septieme jour a ete l'un de nos plus agreable (il fait beau et arrives au col la vue est bien degagee sur le Machu Pichu). La montee, encore une fois 1 000 m plus haut, se fait sur un joli chemin Inca bien restaure. On commence par des cultures de cafeiers et d'avocatiers, on continu dans de jolis milieux varies et Guillaume en profitera pour faire peter le 40D, comme on lui suggere plusieurs fois. Virginie arrivera la premier au col ! Juste apres le col, on a la tres agreable suprise de tomber sur un site Inca qui nous offre une vue inoubliable et peu commune sur le Machu Pichu en contre bas. Mais pour le rejoindre, on se tappe une descende excessivement raide de 900 m qui coutera un genou a Virginie. Les deux cents derniers metres de descente seront interminables et l'arrivee a Hydroelectrica (petite gare qui permet de rejoindre Aguas Calientes) est un soulagement. On envisage de terminer les 10 kilometres restant en train, mais le prix nous refroidis (15 euros pour faire 10 kilometres alors que le prix est de moins d'1 euros pour les locaux ; on est vraiment des vaches a lait !). On trouvera un compromis, Guillaume fera le trajet a pied et sans sac et Virginie qui a de vraies difficultes pour marcher prendra le train avec les gros sacs a dos. L'arrivee a Aguas Calientes est un vrai choc : apres 7 jours en pleine nature se retrouver dans l'une des villes les plus touristiques du monde c'est rude ! On profite quand meme du confort d'un hotel et d'un restaurant, avant de s'ecrouler dans le lit.
Huitieme jour, la montee au Machu Pichu. Leves 4 heure du matin (merci a Sandrine et Mathieu de nous avoir prevenu que le pont n'ouvrait pas avant 5h du matin). Nous partons les derniers de la file et rattrapons une majoritee de personnes (merci a cette semaine d'entrainement). Et apres l'attente de l'ouverture du site, par un concours de circonstance bienvenu nous nous retrouvons les tous premiers a admirer le site. Comme dans les pires (et les plus beaux) cliches, nous contemplons les brumes se dissiper pour nous reveler un site effectivement magique. Nous qui avions peur que cette magie soit absente, nos 8 jours d'efforts sont recompenses : c'est superbe ! Pendant que Virginie decouvre le site sans trop forcer sur son genou, Guillaume grimpe a l'assaut du Wayna Pichu, double tout le monde et profite quelques instants d'un panorama exceptionnel, seul au monde. Le reste de la journee on visitera les ruines et redescendrons sans passer par la "case snack" qui assasine encore une fois les touristes (une honte !).
Dernier jour, on retourne sur Cusco, un long voyage motorise (Guillaume a encore failli vomir, mais pas pour la meme raison) qui nous fera arriver a minuit a notre hotel).
Pour les voyageurs qui liront ce post : partez leger et surtout profitez !
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